Malcolm Walsby, The Counts of Laval. Culture, Patronage and Religion in Fifteenth and Sixteenth Century France, Aldershot, Ashgate, 2007, 220 p.
Bibliographic record
Abstract
Cet essai prend place au sein de la collection éditée depuis une vingtaine d'années par Constantin Fasolt (Université de Chicago) qui se propose de renouveler notre approche de l'histoire, dans un monde contemporain en proie à de multiples remises en cause, en offrant des réflexions sur le sens du passé pour le présent audelà du cercle restreint des spécialistes, dans un format court pouvant satisfaire un large public anglophone.L'auteur de cette synthèse sur la royauté est un spécialiste américain reconnu de la pensée politique médiévale, depuis ses fondements eusébien et augustinien jusqu'aux canonistes et conciliaristes, ce qui explique l'orientation de certains chapitres et l'excellente maîtrise des sources patristiques et philosophiques.Disons d'emblée que le résultat est tout à fait stimulant, même s'il serait nécessaire d'en préciser plus nettement le champ finalement plus restreint d'investigation : un monde méditerranéen antique et une Europe chrétienne médiévale, moderne et contemporaine, que les quelques allusions aux aires africaine et méso-américaine ou aux monarchies indienne, japonaise et chinoise des XIX e et XX e siècles ne peuvent suffire à élargir.Cette réflexion comprend, outre un prologue et un épilogue, six chapitres plus ou moins ordonnés chronologiquement avec quelques retours et entrecroisements des perspectives, de la royauté cosmique archaïque à la monarchie moderne en un monde désenchanté, naguère défini par Marcel Gauchet, ce qui a justifié le choix d'un sous-titre évoquant « une politique d'enchantement ».Dix-neuf pages de notes, trois pages d'orientations bibliographiques essentiellement en anglais (avec trois titres en français !) et huit pages d'index viennent clore ce travail illustré par huit références aux formes de souveraineté en divers lieux et à différentes époques (africaine, maya, égyptienne, byzantine et germanique), dont trois expressions du dernier siècle : le Japonais Hirohito, l'Anglaise Elizabeth II et le pape italien Paul VI.Dans une mise en perspective introductive (p.1-9), F. O. délimite sa recherche et en souligne l'actualité.Rappelant les définitions de « monocratie », « monarchie » et « royauté », il rejette la distinction opérée par Roland Mousnier Revue historique, CCCX/4 Presses Universitaires de France | Téléchargé le 31/01/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 185.158.134.198)Presses Universitaires de France | Téléchargé le 31/01/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 185.158.134.198)« s'intéresser à Sparte » au profit du modèle romain.P. 9, n. 1 : il s'agit de Pharis, en Laconie.P. 39, la date de Tyrtée est trop haute du point de vue littéraire.P. 173, la phrase de Thucydide sur Cythère (IV, 53, 2) est traduite bizarrement ainsi : « Les Lacédémoniens y sont des Périèques.» P. 207, n. 1, il est douteux que ces Méthanioi soient à identifier avec les Messéniens (cf.Hall, 2003, p. 152-155).P. 304, lire « Sparte » et non « Delphes », Hell.VI et non IV, et supprimer « pour la reconstruction ».P. 320, je doute fort que la façon négative dont Aristote parle parfois de Sparte soit à expliquer par la politique antimacédonienne de la cité.P. 353, une formule surprenante : Sparte n'a jamais eu beaucoup de citoyens « car le système ne pouvait entretenir trop d'improductifs ».Corriger « sur le trône » p. 372.Je ne vois pas pourquoi Asinè de Laconie est qualifiée, p. 374, de « cité inconnue », et il est un peu impropre de nommer le Lagide, p. 384, l' « évergète » de Sparte.À quoi renvoie, p. 389, la mention de « l'abandon de certains rituels, en particulier ceux qui liaient la Périoikis à Sparte » ?Le « récit » se termine si abruptement que le lecteur non averti peut croire que c'est réellement, pour Sparte, la fin de l'Histoire.Dans la carte, p. 397, mettre Kyphanta nettement plus au nord.Il y a peu de fautes caractérisées (« frustre », p. 327 ; « s'est dissout », p. 347 ; « envoit », p. 380 ; corriger aussi « Le Ridder », p. 310, n. 2, 327 et bibliogr.; la graphie « Macchanidas » est curieuse), mais le style est souvent négligé, avec des expressions de type oral, et la suite des idées n'est pas toujours claire.La phase finale de la rédaction semble s'être déroulée dans l'urgence, et, pour la deuxième édition, une sérieuse révision sera nécessaire.Pour conclure, je soulignerai l'intérêt (dans la perspective qui est celle des auteurs, combattre le mythe) de deux de leurs idées principales.La première est l'ouverture de Sparte sur le monde méditerranéen, que ce soit vers l'est (la Cyrénaïque) ou vers l'ouest (la Sicile et, surtout, Tarente) ; en particulier, j'approuve leur présentation des chefs spartiates agissant à l'extérieur, à l'époque hellénistique, non comme des « condottieri », mais comme des hommes contribuant à leur manière à l'exécution de la politique de leur cité.Deuxième idée : Sparte s'est, en permanence, adaptée (quoique, peut-être, pas assez).On ne peut comprendre autrement ce que j'ai appelé sa résilience, qui est si frappante à l'époque hellénistique.Elle s'est prolongée au-delà de la limite chronologique du livre, par sa complète transformation à l'époque romaine, probablement dans la seconde moitié du II e s.Jean DUCAT.Jeannine Boëldieu-Trevet, Commander dans le monde grec au V e siècle avant notre ère, Besançon, Université de Franche-Comté, Presses universitaires de Franche-Comté, Institut des sciences et techniques de l'Antiquité, 2007, 294 p.Commander dans le monde grec au V e siècle avant notre ère constitue la version remaniée d'une thèse soutenue en 1997 à l'Université de Haute-Bretagne (Rennes II), sous la direction d'Yvon Garlan.Il ne s'agit pas, cependant, d'une simple mise à jour mais du prolongement de la réflexion initiale -Exercice et art du commandement durant la guerre du Péloponnèse -appliquée dorénavant à l'ensemble du V e siècle.Le propos est précisément de montrer que, de Marathon à Aegos Potamoi, de profondes mutations modifient l'exercice du commandement militaire.Le
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.004 | 0.006 |
| Science and technology studies | 0.004 | 0.005 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.018 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".