MétaCan
Menu
Back to cohort
Record W7127123975 · doi:10.3917/rhis.144.0913zn

Antoine Prost, Du changement dans l’école. Les réformes de l’éducation de 1936 à nos jours , Paris, Seuil, 2013, 394 p.

2014· article· fr· W7127123975 on OpenAlexaff
Jean-François Condette

Bibliographic record

VenueRevue historique · 2014
Typearticle
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicHistorical Education and Society
Canadian institutionsCentre Intégré Universitaire de Santé et de Services Sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal
Fundersnot available
KeywordsField (mathematics)Natural (archaeology)Period (music)

Abstract

fetched live from OpenAlex

La parution de cet ouvrage réjouira les amateurs des tableaux de règnes impériaux du iv e siècle déjà livrés avec bonheur par P. maraval, avec Théodose le Grand (Fayard, 2009) et Constantin le Grand (Tallandier, 2011).Selon l'habitude de l'a., la succession des quatorze chapitres respecte un ordre globalement chronologique, non sans ménager quelques panoramas thématiques.Comme la trame du livre est composée d'éléments assez connus de l'histoire de l'empire romain dans sa dernière splendeur, j'évoquerai surtout ici les points les plus neufs ou les plus débattus.Les neuf premiers chapitres de l'ouvrage suivent la chronologie des événements.Constantin avait eu un fils, Crispus, d'une première union avec une concubine, minervina : il mourut en 326, probablement exécuté à l'instigation de son père.Son épouse Fausta lui donna ensuite trois fils qui accédèrent progressivement au rang de César, c'est-à-dire d'héritier potentiel : Constantin II (César en 317, comme Crispus), Constance II ( 324) et Constant (333) ; en outre, le neveu de Constantin Dalmatius devint lui aussi César en 335.À la mort du grand empereur le 22 mai 337, ces quatre Césars gouvernaient chacun un territoire : Constantin II les Gaules, les espagnes et la Bretagne ; Constance II l'orient ; Constant les Italies, l'Afrique et les Pannonies ; Dalmatius la Dacie, la macédoine et la Thrace.L'a.reprend à son compte l'hypothèse d'une hiérarchie entre ces successeurs : Constantin II et peut-être Constance II auraient dû devenir Augustes, et les autres seulement Césars, mais, faute d'arguments sûrs, il vaut mieux rester prudent.en effet, les trois fils de Constantin furent proclamés Augustes le 9 septembre 337.entre mai et septembre 337 eut lieu le massacre de la plupart de leurs proches parents, dont leur cousin, le César Dalmatius ; son territoire fut partagé entre Constant (Dacie et macédoine) et Constance II (Thrace) : l'a.se rallie à cette chronologie, préférée par la plupart des spécialistes (alors qu'il rappelle lui-même avoir présenté les assassinats comme postérieurs aux proclamations en 2011 dans son Constantin le Grand).La tragédie s'insinua ensuite au sein même de la fratrie puisque Constantin II, sans doute grisé par son titre de premier Auguste (en vertu de son aînesse), envahit l'Italie au pouvoir de Constant et y fut tué au combat en 340.Constant gouvernait donc désormais l'ensemble de l'occident, face à un orient aux mains de Presses Universitaires de France | Téléchargé le 05/02/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 154.16.8.105) Comptes rendusConstance II.L'a.se garde à juste titre de faire de ce partage un conflit radical, que certains historiens de l'Église attribuaient à l'exil par Constance II d'évêques favorables au concile de Nicée, au premier chef Athanase d'Alexandrie.mais en 350 Constant tomba lui-même victime de l'usurpation de magnence, un officier de la garde impériale, qui sut s'appuyer sur un solide groupe de hauts fonctionnaires.Face à cette usurpation s'organisèrent deux proclamations impériales : celle de Vétranion, qui commandait les armées d'Illyricum, et celle de Népotien, un neveu de Constantin, qui prit le pouvoir à Rome.L'a.montre bien que ces deux éphémères empereurs étaient soutenus par des membres de la dynastie constantinienne sans que l'on puisse pour autant en faire des marionnettes de Constance II.Népotien fut rapidement éliminé par magnence et Vétranion négocia son abdication avec l'Auguste oriental, passé en Illyricum pour défendre son pouvoir.Afin de s'assurer de l'orient (menacé par les Perses), Constance II nomma César à Antioche en 351 son cousin Gallus (qui épousa Constantina, sœur de l'Auguste) : lui et le futur empereur païen Julien étaient ses seuls proches parents ayant échappé au massacre de 337, bien qu'ils aient quand même subi un exil en Cappadoce.La même année 351, Constance II remporta sur magnence la sanglante bataille de mursa (en Pannonie), mais l'empereur occidental ne termina sa course qu'en 353 avec son suicide à Lyon.L'a.réévalue le règne de magnence, qui tenta de s'ouvrir aux païens, non sans avoir été lui-même chrétien, contrairement à l'image véhiculée par le camp opposé.en 354, le César oriental Gallus fut exécuté sur ordre de Constance II : si l'a.met bien en valeur le contexte des difficultés d'approvisionnement à Antioche, il faut constater que Gallus fut instrumentalisé par l'Auguste pendant la stricte période où il pouvait lui rendre service.La menace barbare pesant sur l'occident, surtout celle des Alamans, forme la toile de fond de la brève usurpation de l'officier Silvanus en 355 ; elle explique surtout que la tâche militaire la plus ingrate ait été confiée par Constance II à Julien, jeune frère de Gallus nommé César la même année.La visite de Constance II à Rome en 357 est décrite avec de beaux détails : il s'est bien sûr agi d'un adventus et il n'y a pas lieu d'hésiter avec « un triomphe au sens strict », aux implications païennes tout à fait impossibles à envisager.en 359, Constance II connut un lourd revers sur le front oriental avec la prise d'Amida par les Perses.Il chercha à faire venir en orient une partie des troupes stationnées en Gaule sous le commandement du César Julien.Une telle décision mécontenta ces soldats qui proclamèrent Julien Auguste à Paris en 360 : l'a.montre à la fois que ce fut bien Julien qui orchestra cette proclamation et que le conflit entre les deux Augustes s'annonçait très sérieux, si Constance II n'était pas mort de maladie en 361.Les cinq derniers chapitres, thématiques, sont surtout consacrés à Constance II, qui, parmi les fils de Constantin, est le mieux connu, en raison de la longueur et des réalisations de son règne.Deux chapitres sur la politique intérieure révèlent que Constance II poursuivit les initiatives de son père : l'a.synthétise ici des travaux tels que ceux de G. Dagron sur la progressive création d'une capitale à Constantinople ou de Ch.Vogler sur le renforcement de l'administration centrale.Le chapitre voué à la « politique religieuse générale » est surtout dédié à l'attitude impériale vis-à-vis du paganisme.L'a.pense là encore que l'œuvre des fils s'inscrivait dans la continuité de celle du père -idée que l'on peut nuancer en reprenant, il est vrai, le dossier sous Constantin.en effet, il n'est pas du tout évident que ce dernier ait interdit systématiquement les sacrifices sanglants.Ses fils l'ont fait, de même qu'ils ont ordonné la fermeture des temples.L'a.montre bien que ces interdictions furent très variablement appliquées, en raison même de la large présence des païens dans la société ; mais les travaux de P. Chuvin auraient pu davantage lui suggérer que les dangers du paganisme étaient surtout perçus par les empereurs quand se profilait un risque pour leur pouvoir.Presses Universitaires de France | Téléchargé le 05/02/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 154.16.8.105) Comptes renduseffet -l'auteur le démontre de manière tout à fait convaincante -, celui-ci demeurait le plus souvent dans une aire géographique délimitée par les cités de Compiègne, Nimègue, Francfort et metz avec Aix-la-Chapelle au centre, sauf pour des campagnes guerrières.De fait, les premiers empereurs carolingiens se déplaçaient moins que leurs successeurs issus d'autres dynasties.L'absence systématique du souverain dans la grande majorité du territoire nécessitait alors une mise en application de sa volonté par le biais de sa transmission à distance.Un dépouillement de la documentation historiographique, hagiographique, normative et diplomatique permet d'assembler des renseignements souvent furtifs mais probants une fois mis ensemble.Ainsi, Hincmar de Reims insiste sur la nécessité d'avoir des représentants des différentes régions à la cour pour y permettre l'accès à chaque sujet.en même temps, les Carolingiens semblent s'être souciés de la remise en état des routes romaines afin d'assurer une communication dans un laps de temps raisonnable.Sur la base de calculs prudents, l'auteur conclut que les informations urgentes étaient transmises à raison d'environ cent kilomètres par jour, alors que la cour en déplacement parcourait en moyenne une distance quotidienne de vingt à trente-cinq kilomètres.Une observation très pertinente prouve que les longues distances entraînaient des étapes plus courtes que pour les destinations à proximité, de sorte que par rapport à d'autres régions, l'Aquitaine était encore plus éloignée en temps de trajet qu'elle ne l'était déjà en kilomètres.La capacité des Carolingiens à gouverner un empire par l'uniformisation des procédures administratives a été remise en question ces derniers temps ; toutefois, l'auteur souligne autant les efforts pour l'installation d'un système monétaire fiable dès le règne de Pépin, que la série des capitulaires de Charlemagne et de Louis le Pieux visant l'organisation de la communication, surtout par la voie de l'écrit.Le rôle des archevêques est ici primordial, car ceux-ci étaient chargés de transmettre les documents dans les provinces où il étaient diffusés par les autres personnes au service de l'empereur, comme les évêques, abbés, comtes et fidèles du souverain.L'emploi des missi, donc la communication directe entre l'empereur et le sujet concerné, constitue en fait un élément perturbateur qui fait figure de contre-poids au rôle des personnages transmetteurs mais garantit la possibilité d'entrer en contact avec une région, même si un élément de la chaîne de transmission est rompu par accident ou à la suite d'une rébellion.Cela vaut également pour la confirmation d'un acte juridique par diplôme du souverain : dans la logique de la théorie, cette confirmation ne serait pas nécessaire, mais elle souligne un lien particulier entre l'empereur et le destinataire.Le privilège d'immunité forme un cas particulier car il contourne également la hiérarchie carolingienne.L'organisation de l'empire telle qu'elle se dégage des sources et de leur interprétation par l'auteur présente un aspect hiérarchisé et

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.003
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Review · Consensus signal: Review
Teacher disagreement score0.265
Threshold uncertainty score0.527

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.003
Meta-epidemiology (narrow)0.0010.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0020.003
Science and technology studies0.0070.011
Scholarly communication0.0060.007
Open science0.0010.002
Research integrity0.0030.004
Insufficient payload (model declined to judge)0.0270.003

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.038
GPT teacher head0.304
Teacher spread0.266 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreReview

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations0
Published2014
Admission routes1
Has abstractyes

Explore more

Same venueRevue historiqueSame topicHistorical Education and SocietyFrench-language works237,207