Examen de quatre nouveaux sites de pisciculture marine proposés dans la baie St. Mary’s en Nouvelle-Écosse
Bibliographic record
Abstract
Canadian Salmon Ltd. a présenté une demande à la province de la Nouvelle-Écosse afin de louer quatre nouveaux sites de pisciculture marine dans la baie St. Mary’s, dans le comté de Digby, en Nouvelle-Écosse, et a présenté des demandes de permis connexes pour l’élevage de saumon atlantique (Salmo salar) et de truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), pour une production totale maximale de 3 millions de poissons. Le promoteur a indiqué qu’il a l’intention d’élever principalement du saumon atlantique. La baie St. Mary’s est un bras de mer exposé aux vagues du large, d’une longueur d’environ 60 km et d’une largeur de 15 km avec de grandes hauteurs de la marée et des vitesses du courant moyennes à élevées. Pour éclairer l’examen de cette demande par le MPO, la Direction des sciences a identifié les zones d’importance écologique et biologique (ZIEB), les espèces en péril et un certain nombre d’espèces de poissons et d’espèces benthiques pertinentes dans la région. La sensibilité des espèces à l’enrichissement organique, à l’exposition aux drogues administrées dans l’alimentation (benzoate d’émamectine) et aux pesticides (azaméthiphos et peroxyde d’hydrogène) utilisés pour lutter contre le pou du poisson chez les poissons d’élevage a été prise en compte. De plus, les interactions génétiques directes entre les saumons sauvages et d’élevage, l’empêtrement des poissons dans les infrastructures et les agents de stress anthropiques cumulatifs ont également été pris en considération. L’avis a principalement tenu compte de l’élevage du saumon atlantique et un peu moins de celui de la truite arc-en-ciel. Une zone d’exposition prévue (ZEP) estime la distance qu’un produit chimique dissous ou une matière particulaire pourrait parcourir à partir d’un site de pisciculture marine proposé. L’approche de la ZEP est une méthode de précaution et sert à caractériser l’exposition potentielle des espèces et écosystèmes marins aux activités aquacoles correspondantes. Elle ne fournit pas d’analyse détaillée de l’impact, de l’intensité ou du risque qui sont associés à l’exposition potentielle. Une ZEP benthique est une estimation des zones benthiques (fonds marins) qui peuvent être exposées aux dépôts de déchets d’aliments, de matières fécales et de substances liées (p. ex. médicaments) rejetés par un site aquacole proposé. Deux ZEP benthiques ont été estimées (une pour les déchets d’aliments pour poisson et une pour les matières fécales). Il n’y a pas de chevauchement entre les ZEP benthiques propres aux sites en ce qui concerne les déchets d’aliments potentiels, mais il y a un chevauchement dans le cas des matières fécales. Lorsque l’on examine ces ZEP, la majeure partie du fond marin de la baie St. Mary’s pourrait être exposée à des dépôts de matières fécales. Des zones côtières adjacentes à l’extérieur de la baie St. Mary’s pourraient également être exposées. Une ZEP pélagique est une estimation des zones pélagiques (colonne d’eau) qui peuvent être exposées à des pesticides de bain homologués à partir d’un site aquacole proposé à des niveaux accrus auxquels des effets néfastes sont possibles, en cas d’utilisation. Les ZEP pélagiques démontrent que la majeure partie de la zone pélagique et une partie du benthos des eaux moins profondes dans la baie St. Mary’s pourraient être exposées. Des zones côtières adjacentes à l’extérieur de la baie St. Mary’s pourraient également être exposées. Une augmentation du nombre d’infrastructures aquacoles pourrait accroître le risque d’empêtrement pour certaines espèces en péril, notamment le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) et la baleine noire de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis), qui ont été détectés à proximité des sites aquacoles proposés. Les signalements d’empêtrements de mammifères marins, de tortues de mer et de requins dans les engins de pisciculture marine au Canada atlantique demeurent faibles ou nuls pour ces espèces de grande taille. Les sites proposés, ainsi que les ZEP connexes, se trouvent dans la zone de pêche du homard (ZPH) 34 (la ZPH 34 représente plus de 20 % du total des débarquements canadiens). Dans la ZPH 34, la présence et la densité de homards d’Amérique (Homarus americanus) sont toujours plus élevées dans la baie St. Mary’s que dans la zone extracôtière. On observe une plus grande abondance de homards à tous les stades de leur cycle biologique, y compris des femelles œuvées, dans la baie. Les profils d’établissement des juvéniles indiquent également que la colonne d’eau sus-jacente est un habitat important pour les stades larvaires pélagiques. Les sites aquacoles proposés se trouvent dans la zone de production de pétoncles (ZPP) 3, qui est importante pour le pétoncle géant sauvage (Placopecten magellanicus); cette zone est un habitat important pour tous les stades biologiques de l’espèce. Les pétoncles sont relativement sédentaires; trois des quatre concessions proposées chevauchent des zones où les pétoncles, jeunes et adultes, sont très abondants. Dans la baie St. Mary’s, les pétoncles présentent certains des attributs de qualité physique les plus élevés que l’on trouve dans la baie de Fundy et ses approches. Le crabe nordique (Cancer borealis), le crabe commun (Cancer irroratus) et le crabe des neiges (Chionoecetes opilio) ont également été observés dans la baie St. Mary’s et dans les ZEP. Des espèces de crevettes et de krill ont aussi été identifiées dans la ZEP benthique et la ZEP pélagique : crevette soyeuse (Dichelopandalus leptocerus), crevette des sables (Crangon septemspinosa), crevette nordique (Pandalus borealis); krill nordique (Meganyctiphanes norvegica) et krill (Euphausiacea sp.). La baie St. Mary’s est également une zone productive pour la mye commune (Mya arenaria), la palourde américaine (Mercenaria mercenaria), la mactre d’Amérique (Spisula solidissima) et la moule bleue (Mytilus edulis). On trouve également des poissons de fond et de petites espèces pélagiques dans la baie. Dans les ZEP benthiques pour les déchets d’aliments, les homards juvéniles benthiques et d’autres crustacés confinés à leur abri peuvent être vulnérables à des impacts localisés tels que l’hypoxie due à l’augmentation des dépôts organiques en raison de leurs déplacements limités et de leur sélection préférentielle de leur abri. La sédentarité des pétoncles et d’autres bivalves les rend vulnérables à des dépôts organiques excessifs. Dans les ZEP benthiques, le benzoate d’émamectine peut avoir des effets toxiques sur les organismes non ciblés, en particulier les crustacés. Il peut provoquer une mue prématurée, une réduction des taux de croissance et la mortalité. Les bivalves sont actuellement considérés comme moins sensibles au benzoate d’émamectine, mais les données sont limitées. Dans les ZEP pélagiques, l’azaméthiphos et le peroxyde d’hydrogène peuvent avoir des effets toxiques sur les organismes non ciblés, y compris tous les stades biologiques des crustacés (p. ex. homard, crevette, krill, crabe). Les femelles œuvées (portant des œufs), en particulier, sont plus sensibles à l’azaméthiphos pendant les mois d’été en fonction des cycles de reproduction et de mue. Des impacts sur les bivalves sont possibles, mais les données sont limitées. Les populations présentes dans l’UD proposée du saumon atlantique des hautes terres du sud de la Nouvelle-Écosse – ouest et dans les UD du saumon atlantique de l’extérieur de la baie de Fundy et de l’intérieur de la baie de Fundy, se trouvent dans la zone que les fugitifs des quatre fermes aquacoles proposées pourraient atteindre. Les fermes elles-mêmes sont physiquement situées dans l’UD des hautes terres du sud de la Nouvelle-Écosse – ouest. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué les UD des hautes terres du sud de la Nouvelle-Écosse – ouest et de l’extérieur de la baie de Fundy comme étant en voie de disparition, et celle de l’intérieur de la baie de Fundy est inscrite comme étant en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). D’après la modélisation de la démographie et de la génétique des populations, les impacts du croisement entre des saumons atlantiques d’élevage fertiles fugitifs et des saumons sauvages se produisent lorsque la proportion de saumons d’élevage dans une rivière dépasse 10 % de la population sauvage. La modélisation de la dispersion des fugitifs à deux taux d’évasion différents prévoit qu’un grand nombre de rivières des UD de l’extérieur de la baie de Fundy et des hautes terres du sud de la Nouvelle-Écosse – ouest devraient déjà être au-dessus du seuil d’impact. Selon le même modèle de dispersion, avec l’ajout des quatre sites aquacoles proposés, la proportion de fugitifs augmentera dans la plupart des rivières situées à moins de 200 km des sites proposés dans la baie St. Mary’s, dans les UD des hautes terres du sud de la Nouvelle-Écosse – ouest et de l’extérieur de la baie de Fundy, et dans une moindre mesure dans l’UD de l’intérieur de la baie de Fundy. On ne prévoit pas de croisement entre des truites arc-en-ciel fugitives et des saumons atlantiques sauvages. Cependant, les interactions entre eux peuvent tout de même avoir des répercussions écologiques ou génétiques indirectes sur les populations de saumons sauvages. Une analyse de l’intensité relative des activités humaines et des agents de stress anthropiques, réalisée à l’aide de la cartographie des effets cumulatifs, dans la région de la baie St. Mary’s, délimitée par la ZEP pélagique, a estimé que les sites existants et proposés ont contribué à hauteur de 5,1 % à la cote de l’impact cumulatif total, un chiffre inférieur à celui de certains autres agents de stress humains. Cette analyse a également mis en évidence la grande complexité actuelle des utilisations humaines et les effets relatifs des agents de stress qui se chevauchent sur les habitats benthiques et pélagiques dans la r
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".