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Abstract
Diversité et phylogéographie des asteries de l'Océan Austral (Asteroidea) Comment les espèces sont-elles distribuées sur les fonds marins de l’Océan Austral ? Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer leur distribution ? Ces questions, centrales en macroécologie sont d’autant plus pressantes que les régions polaires sont actuellement soumises à de rapides changements environnementaux. L’objectif principal de cette thèse était de décrire et de caractériser les grands patrons de distribution des espèces d’étoiles de mer à l’échelle de l’Océan Austral tout en considérant un trait d’histoire de vie en particulier : la stratégie de reproduction. Dans ma thèse, je teste l’hypothèse que les capacités de dispersion contrastées entre espèces à développement direct (incubantes) et celles à stade larvaire pélagique dans leur développement (dispersantes) induisent des motifs de distribution distincts, permettant ainsi de mettre en évidence un facteur déterminant de leurs distributions. J’ai utilisé à la fois des approches biogéographique (basée sur un jeu de données de 14 000 occurrences) et phylogéographique (pour cinq genres : Diplasterias, Notasterias, Lysasterias, Bathybiaster, Psilaster) à l’échelle de l’Océan Austral et mes résultats montrent que 1) de manière générale, les étoiles de mer présentent les mêmes motifs biogéographiques que ceux déjà mis en évidence chez d’autres groupes d’invertébrés marins benthiques tels que l’isolement de la Nouvelle Zélande, la forte richesse spécifique dans la région de l’Arc de la Scotia chez les espèces incubantes, la différenciation entre les faunes Est et Ouest Antarctiques, et les affinités fauniques entre le sud de l’Amérique du Sud et les iles subantarctiques. Les astéries présentent un niveau d’endémisme moins élevé que précédemment avancé, avec 29% d'espèces endémiques dans la Zone Antarctique seulement. Les patrons de distribution sont fortement influencés par la stratégie de reproduction et diffèrent en fonction du niveau taxonomique considéré, mettant en évidence le rôle sous-jacent de certains facteurs historiques. 2) La stratégie de reproduction ne semble pas affecter les niveaux de diversité génétique ni la richesse spécifique elle-même mais plutôt leur structuration spatiale. L’histoire évolutive des espèces est le résultat de leur stratégie de reproduction. Les patrons phylogéographiques des espèces dispersantes peuvent être expliqués par différents scénarios impliquant des voies de colonisation profondes, de la bipolarité ou du cosmopolitisme, et l'émergence en zone subantarctique pour le genre Bathybiaster ; des échanges fauniques entre Antarctique et Nouvelle Zélande à travers le Front Polaire pour le genre Psilaster. Les motifs présentés par les espèces incubantes suggèrent l'existence d’un passage trans-antarctique précédemment étendu entre les mers de Ross et de Weddell pendant le Plio-Pléistocène. Ces résultats mettent aussi en évidence, pour la première fois, que la Mer de Weddell est peuplée d’un mélange de faunes originaires d’Est et Ouest Antarctique. Enfin, j’utilise une approche exploratoire pour analyser la phylogénie et la phylogéographie de toute la classe des Asteroidea afin de comprendre son origine et son évolution dans l’Océan Austral. Je mets en évidence la variété des chemins évolutifs suivis par les étoiles de mer pour coloniser, se diversifier et évoluer dans l’Océan Austral. Je démontre par la même occasion que leur richesse spécifique n’est pas correctement évaluée dans l’Océan Austral, ce qui est également très certainement le cas aussi dans les autres océans. Je démontre aussi que la diversité des étoiles de mer australes actuelles est en grande partie le résultat de diversifications récentes. L’ensemble de ces résultats m’amène à remettre en question plusieurs grands principes biogéographiques jusqu'ici reconnus pour les faunes de l’Océan Austral, soulignant également la nécessité d'adopter des approches à très large échelle dans ce genre d'étude.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.000 | 0.000 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.000 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".