From the Tundra to Semi-Subterranean Dwellings on the Western Alaskan Coast (12th-17th Centuries) : a Cross-Analysis of Archaeobotanical and Archaeoentomological Data
Bibliographic record
Abstract
Le long des littoraux de l’Alaska, les Néo-Inuit, ancêtres directs des Iñupiat du nord-ouest et des Yupiit du sud-ouest de l’Alaska, ont construit et occupé des maisons semi-souterraines assez massives, à l’ossature de bois flotté et d’os de baleine, recouverte de blocs de tourbe ou de terre. Les vestiges de ces maisons, bien conservés par le pergélisol, forment des structures archéologiques riches en matières organiques. L’archéoentomologie, l’étude des insectes, commence à se développer dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord et a déjà montré son potentiel pour comprendre les conditions de vie et l’écologie des maisons semi-souterraines. Quant aux macrorestes végétaux, bien qu’ils aient très rarement fait l’objet d’analyses, ils apportent des indications sur l’alimentation et le rôle des végétaux des sociétés des régions les plus septentrionales. Ce travail de thèse aborde le potentiel des analyses croisées archéoentomologiques et archéobotaniques pour reconstituer les pratiques et activités associées à la sphère domestique sur le littoral occidental de l’Alaska entre le XIIᵉ et le XVIIᵉ siècle de notre ère. L’analyse des coléoptères et des macrorestes végétaux provenant de quatre maisons semi-souterraines hivernales a été effectuée. Trois d’entre elles sont localisées sur deux des sites du cap Espenberg, dans le nord-ouest de l’Alaska, et ont été occupées successivement entre la fin du XIIᵉ et le XVe siècle de notre ère. La dernière, occupée entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle de notre ère, est localisée sur le site de Nunalleq, dans le sud-ouest de l’Alaska. Les différentes voies d’entrée des coléoptères et des restes végétaux au sein des dépôts archéologiques ont été identifiées. Un signal clair des activités domestiques a été mis en évidence par l’analyse comparative des assemblages archéoentomologiques et archéobotaniques issus de ces maisons et de ceux provenant des niveaux de remplissage et de contextes extérieurs au site. Il se caractérise par la présence de coléoptères associés à la matière organique en décomposition, et une grande diversité végétale, incluant notamment des plantes connues pour être utilisées à l’époque moderne par les Iñupiat et les Yupiit. S’il est plus difficile d’identifier des zones d’activités spécifiques par l’analyse spatiale des insectes et des végétaux à l’intérieur des différents espaces des habitations, il a néanmoins été possible de proposer certaines pratiques domestiques, notamment liées au stockage, à l’alimentation et à l’exploitation des ressources naturelles provenant de l’environnement local. Par ailleurs, l’analyse des assemblages d’insectes et de végétaux permet de mieux comprendre les conditions écologiques à l’intérieur des maisons étudiées, ainsi que l’environnement naturel entourant les sites. Les assemblages de coléoptères reflètent l’impact des activités humaines et la création de niches écologiques artificielles sur les communautés entomologiques. Cette recherche tente également d’identifier dans quelle mesure les coléoptères pourraient documenter les changements climatiques survenus au cours de deux épisodes climatiques durant lesquels les maisons ont été occupées : l’Anomalie climatique médiévale et le Petit Âge glaciaire. Cette approche, combinant analyses archéoentomologiques et archéobotaniques dans des structures d’habitat hivernal de l’Arctique et du Subarctique, a permis d’enrichir notre compréhension à la fois de la formation des assemblages, des modes d’intégration de ces vestiges dans les structures domestiques, des environnements domestiques eux-mêmes, et des activités humaines. La complémentarité entre ces deux types d’analyse offre une vision plus fine des processus taphonomiques, du fonctionnement des maisons et des interactions entre les sociétés néo-Inuit et leur environnement.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.004 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.002 | 0.006 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.002 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".