Du statut imposé à la narration autonome : le design d’exposition comme espace de désidentification queer en contexte migratoire
Bibliographic record
Abstract
Cet article explore la manière dont les personnes queer en migration, aux prises avec des régimes migratoires, identitaires et narratifs contraignants, peuvent reconfigurer leurs récits à travers le design d’exposition. En s’appuyant sur une méthodologie située mêlant théories queer et décoloniales, archives vivantes et analyse du discours, l’étude se centre sur l’exposition Le chemin des fous (2020), réalisée avec des migrant·es queer à Marseille. L’exposition y est conçue comme un espace de co-création, où les participant·es deviennent acteur·trices de leur propre narration, en refusant les normes esthétiques dominantes et en mobilisant des stratégies de désidentification. En analysant comment les récits personnels et les performances artistiques permettent aux personnes migrantes de subvertir les catégories telles que « demandeur·euse d’asile » ou « migrant·e illégal·e », l’article met en lumière le potentiel du statut d’artiste et des dispositifs d’exposition comme leviers de réappropriation identitaire. Loin d’être des victimes passives, les personnes queer en migration redéfinissent leur place dans la société d’accueil, affirmant leur autonomie et leur pouvoir d’agir. Cette analyse s’appuie notamment sur les théories de l’« autonomie de la migration » (De Genova, 2017) et du « capital mobilitaire » (Ceriani-Sebregondi, 2003), pour montrer que l’exposition devient un espace central de négociation des identités minorisées. Ce travail plaide pour des pratiques curatoriales décoloniales et participatives, qui prennent en compte les expériences vécues des communautés queer en mouvement. L’exposition y devient non seulement un outil méthodologique et politique, mais aussi un espace transnational de résistance, où peuvent s’inventer de nouvelles formes de visibilité, de récit et de solidarité.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.008 | 0.015 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.023 |
| Scholarly communication | 0.010 | 0.010 |
| Open science | 0.001 | 0.008 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".