La traduction au quotidien et l’impact de l’anglais ambiant sur le lexique des jeunes Franco-Manitobains : interférence ou alternance codique ?
Notice bibliographique
Résumé
Au Canada, en milieu bilingue, la traduction est un mode de vie : on y échappe rarement au cours d’une journée, que ce soit par la lecture ou par la parole. Cela se produit à tout moment, et à tout âge. Ce phénomène peut se mesurer par la statistique lexicale, comme le démontre cet article, fondé sur des extraits de textes de Gabrielle Roy et sur des indices de « disponibilité lexicale », calculés sur les données d’une enquête auprès de jeunes Franco-Manitobains. Nous dégagerons trois pratiques traductives quotidiennes. La première consiste en traduction proprement dite : elle a lieu dans le discours, quand un mot en une langue est aussitôt suivi de sa traduction, dans la même phrase, prenant (ou introduisant) la fonction de commentaire métalinguistique. La deuxième est la traduction partielle : le mot anglais n’est traduit qu’en partie, ce qui donne lieu à des mots hybrides, des anglicismes. La troisième, traduction mentale, est liée à l’alternance des langues (ou alternance codique où le locuteur passe d’une langue à l’autre dans le cadre d’un même énoncé). Nous verrons que ces trois pratiques sont observables dans les textes de Roy, tout comme dans le vocabulaire disponible des 336 témoins de l’enquête.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,004 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,005 |
| Communication savante | 0,005 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,007 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».