Les avantages d’administrer le vaccin antigrippal pendant la grossesse pour le fœtus et le nourrisson de moins de six mois
Notice bibliographique
Résumé
La grippe est un grave problème pour les nourrissons de moins de six mois. Chez ces nourrissons, le taux d’hospitalisation attribuable à cette maladie et à des maladies connexes est comparable à celui des personnes âgées. Puisque les vaccins antigrippaux ne sont pas efficaces dans ce groupe d’âge, la stratégie optimale, fondée sur des données probantes, consiste à administrer les vaccins trivalents inactivés pendant la grossesse. L’administration de ces vaccins au cours des deuxième et troisième trimestres a fait l’objet d’études approfondies et est sécuritaire. Non seulement protège-t-elle la femme enceinte et son nourrisson de moins de six mois, mais elle est également bénéfique pour le fœtus. En effet, ce vaccin contribue à réduire le risque de faible poids à la naissance. Sur la scène internationale, la grippe représente un fardeau considérable chez les enfants de moins de cinq ans. En effet, on estimait le nombre de cas à 90 millions en 2008, dont 20 millions de patients ayant une maladie aiguë des voies respiratoires inférieures et 28 000 à 111 500 décès.[1] Même dans les pays industrialisés, la grippe demeure une cause importante d’hospitalisations, de visites à l’urgence et en consultations externes dans ce groupe d’âge. Les nourrissons de moins de six mois présentent le taux d’hospitalisations attribuables à la grippe le plus élevé de tous les groupes d’âge pédiatriques,[2] les estimations variant entre neuf et 104 cas sur 10 000 nourrissons de moins de six mois,[3] ce qui est comparable aux taux observés chez les adultes de plus de 80 ans. Chez les nourrissons et les enfants de six mois et plus, il est démontré que les vaccins trivalents inactivés (VTI) contre la grippe constituent un moyen sécuritaire et efficace de réduire le risque de grave maladie causée par la grippe.[4],[5] Cependant, il est plus difficile de prévenir la grippe chez les enfants les plus vulnérables à une maladie grave, notamment les nourrissons de moins de six mois. En plus d’une hygiène des mains méticuleuse pendant la saison grippale et de l’évitement des contacts avec les personnes infectées, diverses stratégies d’immunisation ont été évaluées. Les vaccins antigrippaux ne sont ni homologués, ni recommandés pour les nourrissons de moins de six mois,[4] car, selon les études, leur efficacité reste à déterminer, tandis que la réponse immunitaire de ces jeunes bébés est variable.[6] Deux autres stratégies d’immunisation pour protéger les nourrissons ont fait l’objet d’évaluations : la vaccination familiale, dite du « cocooning » (la vaccination des femmes après l’accouchement et des contacts familiaux du nourrisson), et la vaccination des femmes enceintes. Les programmes de cocooning ont obtenu un certain succès. D’après les données probantes, c’est la vaccination de la mère qui protège le plus le nourrisson contre la grippe.[7] Cependant, même si la stratégie est modérément efficace dans les projets de recherche et certains milieux cliniques, elle est coûteuse et difficile à adopter à grande échelle.[8] De plus, comme elle n’est pas rentable dans la prévention des décès attribuables à la coqueluche chez les nourrissons de moins de six mois,[9] elle est peu susceptible de l’être pour prévenir les décès attribuables à la grippe dans ce groupe d’âge. Par contre, des essais aléatoires et contrôlés et des études en population ont démontré l’efficacité clinique,[10],[11] l’innocuité[11],[12] et la rentabilité de la stratégie d’immunisation des femmes enceintes lors de leur deuxième ou troisième trimestre de grossesse, car elle réduit les taux d’hospitalisation des mères et des jeunes nourrissons pendant la saison grippale.[13],[14] Outre la réduction des taux d’hospitalisation liée à la grippe chez les mères et les nourrissons, une analyse d’études (y compris des études canadiennes) sur la vaccination antigrippale aux deuxième et troisième trimestres a révélé une diminution de la fréquence de nouveau-nés prématurés et petits par rapport à leur âge gestationnel (présentant un retard de croissance). Toutefois, l’effet de ces vaccins présentait des écarts importants.[15]-[17] La vaccination antigrippale en début de grossesse serait encore plus bénéfique. En effet, en 2014, une analyse systématique et une méta-analyse sur les répercussions de la grippe pendant le premier trimestre de la grossesse a révélé un risque plus élevé d’anomalies congénitales, notamment les anomalies du tube neural, l’hydrocéphalie, les cardiopathies congénitales (p. ex., atrésie ou sténose des valvules aortiques et communication interventriculaire), les fentes labiales, les anomalies du système digestif et les anomalies réductionnelles des membres.[18] Ces effets tératogènes découlent peut-être de la fièvre ou d’autres réponses de l’hôte à l’infection grippale. La vaccination antigrippale pendant le premier trimestre pourrait éviter certaines anomalies congénitales. Le Comité consultatif national de l’immunisation recommande l’administration du VTI aux femmes, quelle que soit l’étape de la grossesse,[19] tout comme la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (http://sogc.org/fr/publications/immunisation-avant-et-pendant-la-grossesse). Cependant, puisque l’utilisation de ce vaccin est loin d’être généralisée dans ce contexte, il faudra redoubler d’efforts pour encourager les travailleurs de la santé à proposer le vaccin antigrippal aux femmes enceintes et pour inciter les femmes à l’accepter. Si le vaccin ne leur a pas été administré pendant la grossesse, les mères d’un jeune nourrisson devraient être vaccinées pour réduire le risque de grippe. Si elles allaitent, le nourrisson sera protégé davantage grâce au transfert passif des anticorps dans le lait maternel.[20] En résumé, pour prévenir la grippe chez les nourrissons de moins de six mois, la meilleure stratégie fondée sur des données probantes consiste à administrer les vaccins antigrippaux pendant la grossesse. L’immunisation par un VTI pendant les deuxième et troisième trimestres est bien étudiée et sécuritaire. Elle a également des effets protecteurs tant pour la mère que pour son fœtus avant l’accouchement. Par ailleurs, à la naissance, le nourrisson possède des anticorps contre la grippe qui lui assurent une certaine protection jusqu’à ce qu’il puisse recevoir la première dose du vaccin antigrippal à l’âge de six mois. Dans les climats tempérés, où la grippe est saisonnière, la mère devrait être vaccinée avant le début de la saison grippale. Bien qu’une bonne hygiène des mains de la part de tous ceux qui sont en contact avec des nourrissons pendant la saison grippale et l’évitement des contacts entre les nourrissons et les personnes infectées contribuent à prévenir la maladie, l’immunisation pendant la grossesse est essentielle pour protéger un groupe particulièrement vulnérable pendant ses quelques premiers mois de vie.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,004 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,000 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,004 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».