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Record W2160992323 · doi:10.1093/pch/19.9.e123

Les avantages d’administrer le vaccin antigrippal pendant la grossesse pour le fœtus et le nourrisson de moins de six mois

2014· article· fr· W2160992323 on OpenAlexaboutno aff
Noni E. MacDonald, Jane McDonald

Bibliographic record

VenuePaediatrics & Child Health · 2014
Typearticle
Languagefr
FieldMedicine
TopicInfluenza Virus Research Studies
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsGynecologyMedicine

Abstract

fetched live from OpenAlex

La grippe est un grave problème pour les nourrissons de moins de six mois. Chez ces nourrissons, le taux d’hospitalisation attribuable à cette maladie et à des maladies connexes est comparable à celui des personnes âgées. Puisque les vaccins antigrippaux ne sont pas efficaces dans ce groupe d’âge, la stratégie optimale, fondée sur des données probantes, consiste à administrer les vaccins trivalents inactivés pendant la grossesse. L’administration de ces vaccins au cours des deuxième et troisième trimestres a fait l’objet d’études approfondies et est sécuritaire. Non seulement protège-t-elle la femme enceinte et son nourrisson de moins de six mois, mais elle est également bénéfique pour le fœtus. En effet, ce vaccin contribue à réduire le risque de faible poids à la naissance. Sur la scène internationale, la grippe représente un fardeau considérable chez les enfants de moins de cinq ans. En effet, on estimait le nombre de cas à 90 millions en 2008, dont 20 millions de patients ayant une maladie aiguë des voies respiratoires inférieures et 28 000 à 111 500 décès.[1] Même dans les pays industrialisés, la grippe demeure une cause importante d’hospitalisations, de visites à l’urgence et en consultations externes dans ce groupe d’âge. Les nourrissons de moins de six mois présentent le taux d’hospitalisations attribuables à la grippe le plus élevé de tous les groupes d’âge pédiatriques,[2] les estimations variant entre neuf et 104 cas sur 10 000 nourrissons de moins de six mois,[3] ce qui est comparable aux taux observés chez les adultes de plus de 80 ans. Chez les nourrissons et les enfants de six mois et plus, il est démontré que les vaccins trivalents inactivés (VTI) contre la grippe constituent un moyen sécuritaire et efficace de réduire le risque de grave maladie causée par la grippe.[4],[5] Cependant, il est plus difficile de prévenir la grippe chez les enfants les plus vulnérables à une maladie grave, notamment les nourrissons de moins de six mois. En plus d’une hygiène des mains méticuleuse pendant la saison grippale et de l’évitement des contacts avec les personnes infectées, diverses stratégies d’immunisation ont été évaluées. Les vaccins antigrippaux ne sont ni homologués, ni recommandés pour les nourrissons de moins de six mois,[4] car, selon les études, leur efficacité reste à déterminer, tandis que la réponse immunitaire de ces jeunes bébés est variable.[6] Deux autres stratégies d’immunisation pour protéger les nourrissons ont fait l’objet d’évaluations : la vaccination familiale, dite du « cocooning » (la vaccination des femmes après l’accouchement et des contacts familiaux du nourrisson), et la vaccination des femmes enceintes. Les programmes de cocooning ont obtenu un certain succès. D’après les données probantes, c’est la vaccination de la mère qui protège le plus le nourrisson contre la grippe.[7] Cependant, même si la stratégie est modérément efficace dans les projets de recherche et certains milieux cliniques, elle est coûteuse et difficile à adopter à grande échelle.[8] De plus, comme elle n’est pas rentable dans la prévention des décès attribuables à la coqueluche chez les nourrissons de moins de six mois,[9] elle est peu susceptible de l’être pour prévenir les décès attribuables à la grippe dans ce groupe d’âge. Par contre, des essais aléatoires et contrôlés et des études en population ont démontré l’efficacité clinique,[10],[11] l’innocuité[11],[12] et la rentabilité de la stratégie d’immunisation des femmes enceintes lors de leur deuxième ou troisième trimestre de grossesse, car elle réduit les taux d’hospitalisation des mères et des jeunes nourrissons pendant la saison grippale.[13],[14] Outre la réduction des taux d’hospitalisation liée à la grippe chez les mères et les nourrissons, une analyse d’études (y compris des études canadiennes) sur la vaccination antigrippale aux deuxième et troisième trimestres a révélé une diminution de la fréquence de nouveau-nés prématurés et petits par rapport à leur âge gestationnel (présentant un retard de croissance). Toutefois, l’effet de ces vaccins présentait des écarts importants.[15]-[17] La vaccination antigrippale en début de grossesse serait encore plus bénéfique. En effet, en 2014, une analyse systématique et une méta-analyse sur les répercussions de la grippe pendant le premier trimestre de la grossesse a révélé un risque plus élevé d’anomalies congénitales, notamment les anomalies du tube neural, l’hydrocéphalie, les cardiopathies congénitales (p. ex., atrésie ou sténose des valvules aortiques et communication interventriculaire), les fentes labiales, les anomalies du système digestif et les anomalies réductionnelles des membres.[18] Ces effets tératogènes découlent peut-être de la fièvre ou d’autres réponses de l’hôte à l’infection grippale. La vaccination antigrippale pendant le premier trimestre pourrait éviter certaines anomalies congénitales. Le Comité consultatif national de l’immunisation recommande l’administration du VTI aux femmes, quelle que soit l’étape de la grossesse,[19] tout comme la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (http://sogc.org/fr/publications/immunisation-avant-et-pendant-la-grossesse). Cependant, puisque l’utilisation de ce vaccin est loin d’être généralisée dans ce contexte, il faudra redoubler d’efforts pour encourager les travailleurs de la santé à proposer le vaccin antigrippal aux femmes enceintes et pour inciter les femmes à l’accepter. Si le vaccin ne leur a pas été administré pendant la grossesse, les mères d’un jeune nourrisson devraient être vaccinées pour réduire le risque de grippe. Si elles allaitent, le nourrisson sera protégé davantage grâce au transfert passif des anticorps dans le lait maternel.[20] En résumé, pour prévenir la grippe chez les nourrissons de moins de six mois, la meilleure stratégie fondée sur des données probantes consiste à administrer les vaccins antigrippaux pendant la grossesse. L’immunisation par un VTI pendant les deuxième et troisième trimestres est bien étudiée et sécuritaire. Elle a également des effets protecteurs tant pour la mère que pour son fœtus avant l’accouchement. Par ailleurs, à la naissance, le nourrisson possède des anticorps contre la grippe qui lui assurent une certaine protection jusqu’à ce qu’il puisse recevoir la première dose du vaccin antigrippal à l’âge de six mois. Dans les climats tempérés, où la grippe est saisonnière, la mère devrait être vaccinée avant le début de la saison grippale. Bien qu’une bonne hygiène des mains de la part de tous ceux qui sont en contact avec des nourrissons pendant la saison grippale et l’évitement des contacts entre les nourrissons et les personnes infectées contribuent à prévenir la maladie, l’immunisation pendant la grossesse est essentielle pour protéger un groupe particulièrement vulnérable pendant ses quelques premiers mois de vie.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.002
metaresearch head score (Gemma)0.004
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: Empirical
Teacher disagreement score0.010
Threshold uncertainty score0.020

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0020.004
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0010.001
Bibliometrics0.0000.000
Science and technology studies0.0000.000
Scholarly communication0.0010.000
Open science0.0000.000
Research integrity0.0010.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0040.001

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.039
GPT teacher head0.382
Teacher spread0.342 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2014
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