Deirdre Raftery and Elizabeth M. Smyth eds., Education, Identity and Women Religious, 1800–1950
Notice bibliographique
Résumé
L'école a joué un rôle essentiel dans l'intégration des élèves immigrants à la société canadienne, comme le démontre Jean-Philippe Croteau dans cet ouvrage.Son étude comparative porte sur quatre commissions scolaires des villes de Montréal et de Toronto accueillant les élèves de la majorité et ceux de la minorité.Afin de socialiser et d'assimiler ces enfants, les commissions scolaires ont adopté des politiques qui reflétaient les valeurs fondamentales de leur collectivité.Dans ce processus, les Néo-Canadiens ont négocié, à leur façon, leur intégration aux différents systèmes d'instruction.La diversité culturelle et religieuse qui est au cœur de ce travail amène l'auteur, en ouverture de son livre, à faire un lien avec les polémiques identitaires soulevées au Québec depuis la Commission Bouchard-Taylor (2007-2008).Il veut remettre en perspective la prétendue singularité québécoise à l'aide des résultats de sa recherche.L'introduction se poursuit avec un bilan historiographique commenté suivi d'un bref exposé des forces et des faiblesses de l'histoire comparative.Le premier chapitre décrit les particularités et les ressemblances entre Toronto et Montréal selon quatre dimensions : l'économie, l'influence des Églises dans l'espace public, la gestion du pluralisme culturel et religieux et le rôle joué par les écoles dans la construction des citoyennetés.L'analyse comparative de ces questions permet de saisir la nature diversifiée des sociétés étudiées, les défis qu'elles ont affrontés et les solutions qu'elles ont préconisées.Jumelons les chapitres deux et quatre qui traitent des écoles de la majorité dans chacune des métropoles.L'auteur prend soin de faire un historique des systèmes d'instruction publique de l'Ontario et du Québec.Il fait ensuite ressortir les grands principes qui animent le Toronto Board of Education (TBE) et la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM).Ainsi, les commissaires du TBE tenaient à ce que leurs écoles véhiculent des valeurs chrétiennes et affichent leur loyauté envers la monarchie britannique.La connaissance de la langue anglaise devint le ciment de l'« anglo-conformity », puis de la « canadianisation » surtout après la Seconde Guerre mondiale.La CECM, quant à elle, administrait les écoles catholiques de langue française et quelques-unes de langue anglaise.Afin de garder les immigrants catholiques dans son giron, l'Église comptait sur l'école pour offrir un encadrement religieux et social aux élèves néo-canadiens.La commission scolaire encourageait l'enseignement de leur langue maternelle dans certaines écoles.La volonté d'intégrer tous les immigrants au groupe majoritaire ne s'exprimera qu'après 1945, un fait unique selon Croteau tant au Canada qu'en Amérique du Nord.Les chapitres trois et cinq décrivent le fonctionnement des commissions scolaires des groupes minoritaires.Il est d'abord question du Toronto Separate School Board (TSSB), formé à l'origine par les catholiques anglophones irlandais.Ces derniers durent affronter un anticatholicisme virulent, d'autant plus qu'ils venaient briser l'unanimité religieuse et culturelle de Toronto.Ils se sont battus pour obtenir des écoles confessionnelles séparées, mais non subventionnées.Pourtant, ces écoles adoptèrent rapidement les valeurs véhiculées par l'école publique et firent, à leur tour, la promotion de la « canadianisation ».Les écoles catholiques francophones, peu nombreuses, n'ont dû leur existence qu'à la bienveillance de l'épiscopat irlandais et du TSSB qui considéraient les Canadiens français comme une communauté issue de l'immigration.Un seul avantage leur fut accordé, soit l'enseignement du français, privilège longtemps refusé aux autres groupes ethniques.À Montréal, le groupe minoritaire est constitué par les protestants anglophones, ce qui est également unique sur ce continent nord-américain.Croteau relate que le Protestant Board School Commissioners of the City of Montreal (PBSCCM) valorisait la culture britannique et la religion protestante dans une atmosphère d'état de siège où l'on défendait le caractère confessionnel des écoles comme une sorte de rempart face à l'ultramontanisme.Pourtant, les anglo-protestants avaient fait inclure à l'article 93 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique une clause leur assurant une autonomie scolaire sur les plans pédagogique, administratif et financier qui s'inspirait du système public ontarien.En raison de l'accueil des élèves immigrants, dont les enfants juifs, l'école protestante devint « le siège du pluralisme culturel et religieux à Montréal » (240) comme en témoigne ce dernier chapitre.Au terme de son étude comparative, Croteau conclut qu'il n'y a pas vraiment de différence québécoise en ce qui concerne l'intégration scolaire des immigrants.Les deux sociétés se rejoignaient d'autant plus que le virage de la CECM dans les années 1970 vers la « franco-conformité », c'est-à-dire que l'enseignement en français était devenu obligatoire pour les Néo-Canadiens, démontre qu'il s'agissait plutôt d'une institution en accord avec l'ensemble des sociétés nord-américaines.La diversité des milieux a favorisé des solutions particulières selon les besoins et les époques.Sans aucun doute, Croteau renouvelle le débat sur l'intégration des immigrants par son analyse comparative entre Montréal et Toronto qui révèle que chacune des quatre commissions scolaires prônait des idéologies qui tantôt se rapprochaient et tantôt se distinguaient.Il maîtrise bien son sujet, la revue de l'historiographie qu'il présente en introduction et au premier chapitre en est la preuve.Cependant, il n'explique pas le choix de la périodisation, soit de 1875 à 1960, qu'il déborde volontiers.Une dernière remarque concerne l'utilisation, dans le cas de Montréal, de « double majorité » à quelques reprises.Nous lui préférons les termes de « majorité catholique francophone » et de « minorité anglo-protestante » puisque cette dernière ne
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,003 | 0,005 |
| Communication savante | 0,003 | 0,008 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,013 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
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score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».