Changements dans les milieux humides du fleuve Saint-Laurent de 1970 à 2002
Notice bibliographique
Résumé
Le present exercice vise principalement a contribuer au Programme Suivi de l’etat du Saint-Laurent par la mise en place d’un suivi recurrent des milieux humides du fleuve Saint-Laurent. Son objectif est de surveiller l’evolution de la superficie des milieux humides, de rendre compte de la dynamique de ces milieux et de mettre en lumiere le resultat des pressions recentes qui s'exercent sur ces ecosystemes d’importance. Ce projet s’inspire d’importants travaux publies qui visaient a comptabiliser les pertes en milieux humides survenues le long du fleuve Saint-Laurent (Groupe Dryade, 1981; Environnement Canada, 1985; Robitaille et al., 1988; Marquis et al., 1991; Gosselin, 2003). Nous avons reussi a comparer les resultats anterieurs aux donnees les plus recentes. Nous avons harmonise les legendes des cartographies publiees par le Groupe Dryade (1980) et Letourneau et Jean (2005, 2006a, 2006b, 2006c), et nous avons documente la dynamique des marais et des marecages entre les annees 1970 et 2000-2002. Nos resultats montrent que la dynamique des milieux humides durant la periode entre les annees 1970 et 2000-2002 est tres differente de celle enregistree entre 1945 et les annees 1970. Plus precisement, la superficie des marais et marecages (excluant les eaux peu profondes) a legerement augmente entre 1990-1991 et 2000-2002. Ainsi, ces milieux occupaient 28 228 hectares (ha) en 1990-1991 et 28 992 ha en 2000-2002, une augmentation de 764 ha ou 2,7 p. 100. Les resultats sectoriels montrent cependant des dynamiques differentes. Des pertes nettes de milieux humides sont observees dans le secteur Montreal-Longueuil de meme qu’au lac Saint-Pierre. A l’oppose, d’importants gains sont enregistres dans l’estuaire fluvial, le moyen estuaire et une partie de l’estuaire maritime. Ce travail met en lumiere la grande dynamique des facies des milieux humides du Saint-Laurent ou plusieurs facteurs, dont les niveaux de l’eau et les marees, peuvent avoir un effet important sur l’estimation des superficies. Par ailleurs, de nombreux changements survenus au sein meme des milieux humides renforcent l’image dynamique de ces ecosystemes. On remarque dans plusieurs secteurs du fleuve une tendance vers l’assechement relatif des milieux humides. Bien que cette tendance puisse etre naturelle, il nous est permis d’emettre l’hypothese que la baisse des niveaux d’eau enregistree durant les dix dernieres annees, ainsi que l’eutrophisation, aient pu avoir un effet accelerateur sur ce phenomene. Le constat des dix dernieres annees nous semble encourageant. Les efforts de conservation et de restauration, realises le long du Saint-Laurent par de multiples organisations, ont porte des fruits. Parmi ceux-ci, la creation, le long du Saint-Laurent, des reserves nationales de faune et des refuges d’oiseaux migrateurs a marque une etape determinante dans la preservation des milieux humides. Cela ne diminue en rien, toutefois, le constat que les milieux humides subissent encore d’importantes pressions. La vigilance est de rigueur et seul un engagement a long terme de poursuivre un tel suivi pourra fournir de l’information permettant de statuer en la matiere et d’orienter les actions. The main aim of the present work is to support the Monitoring the State of the St. Lawrence Program by laying the groundwork for recurring monitoring of the wetlands along the St. Lawrence River. More specifically, this involves monitoring changes in wetland area, examining wetland dynamics, and identifying the outcome of recent pressures on these significant ecosystems. The analysis draws on large-scale published studies aimed at taking stock of the wetland losses along the St. Lawrence River (Groupe Dryade 1981; Environment Canada 1985; Robitaille et al. 1988; Marquis et al. 1991; Gosselin 2003). We were able to compare the results obtained earlier to the most recent data. We harmonized the legends of the maps published by Groupe Dryade (1980) and by Letourneau and Jean (2005, 2006a, 2006b, 2006c), and we documented marsh and swamp dynamics between the 1970s and 2000–2002. Our results show that wetland dynamics of the period from the 1970s to 2000–2002 are very different from the situation observed between 1945 and the 1970s. More specifically, the area of marshes and swamps (excluding shallow water areas) increased slightly between 1990–1991 and 2000–2002. These environments occupied an area of 28 228 hectares (ha) in 1990–1991 compared with 28 992 ha in 2000–2002, which represents an increase of 764 ha or 2.7%. The sector-by-sector results provide a different picture of wetland dynamics, however. Net losses were observed in the Montreal-Longueuil area as well as around Lake Saint- Pierre. In contrast, significant gains were recorded in the fluvial estuary, the upper estuary and part of the lower estuary. This report provides an overview of the dynamics of the different components of the St. Lawrence wetlands and shows that several factors, including water levels and tides, can have a major effect on estimates of wetland area. Many changes occurring within the river’s wetlands underscore the dynamic character of these ecosystems. In several sectors along the St. Lawrence, there is a drying trend within wetlands. Although this may be a natural trend, we can postulate that the drop in water levels recorded over the past 10 years, as well as eutrophication, may have accelerated this phenomenon. The findings of the past decade appear encouraging. Conservation and restoration efforts carried out along the St. Lawrence by many different organizations have borne fruit. For example, the creation of national wildlife areas and migratory bird sanctuaries along the river has played a key role in the preservation of wetlands. However, this does not detract from the finding that the wetlands still face strong pressures. Continued vigilance is in order, and only through long-term commitment to continuing this monitoring effort can we secure the information needed to guide decision making and actions.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
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Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,000 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,000 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
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score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».