Le travail des femmes incarcérées : quels apports pour la théorie du sexage?
Notice bibliographique
Résumé
Ce mémoire porte sur le travail effectué par les femmes incarcérées. Nous nous intéressons à la manière dont ce travail est organisé, donc à la distribution des tâches et au sens de ses divisions. Nous avons adopté une définition extensive du concept de travail, issue des recherches féministes, qui inclus le travail salarié, mais aussi le travail gratuit de soin et d'entretien d'autres êtres humains. Nous ajoutons à cette définition le travail criminalisé et le travail non-libre. Quelle est la spécificité du travail carcéral effectué par les détenues au regard des autres formes de travail auxquelles les femmes sont prioritairement affectées? Nous tenterons de répondre à cette question à l'aide des récits de douze femmes qui ont été incarcérées à la prison Tanguay ou au pénitencier de Joliette. Le premier chapitre présente notre problématique qui est construite à partir d'une recension des écrits traitant dans un premier temps des recherches sur le travail carcéral, dont la définition se limite aux emplois salariés dans les centres de détention, portant par ailleurs dans la très large majorité sur les détenus masculins uniquement. Dans un deuxième temps, la recension des écrits aborde le travail des femmes. Les travaux de Juteau et Laurin (1997) sur les religieuses nous sont apparus comme particulièrement utiles pour réfléchir sur les femmes en prison, en ce qu'ils reprennent la théorie de sexage élaborée par Guillaumin (1992) – laquelle révèle un rapport social distinct des rapports de classe et irréductible à ceux-ci – pour questionner une catégorie de travailleuses que sont les religieuses qui ne sont ni mères-épouses, ni salariées, mais qui effectuent gratuitement un travail d'entretien d'autres êtres humains. La prise en compte du caractère gratuit et illimité du travail des religieuses et l'objet vers lequel il est dirigé, l'entretien d'autres êtres humains, conduit à soutenir qu'elles sont prises dans une forme particulière d'appropriation. Notre recherche poursuit donc une réflexion sur le travail de toutes les femmes. Le deuxième chapitre visite les portraits sociodémographiques et de la criminalisation des femmes détenues au Québec et au Canada et des participantes à la recherche. Leurs expériences de travail hors détention permettent d'éclairer celui qui est effectué au sein de l'institution carcérale. Le troisième chapitre s'intéresse au travail réel accompli par les détenues au sein des prisons et des pénitenciers, soit le travail prescrit et non-prescrit par l'institution, salarié, apportant des bénéfices non-salariaux et gratuit. Il traite également de son organisation et de sa distribution parmi les détenues. Le quatrième chapitre se penche sur le sens de la division du travail carcéral et la manière dont elle crée des catégories qui organisent les détenues comme groupe traversé par des rapports de différentiation, de séparation et de hiérarchisation. Ce mémoire se clôture avec une réflexion sur le travail de résistance et la solidarité dans un contexte de confinement dans l'espace, caractérisé par une non-mixité non volontaire basée sur le sexe. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : consubstantialité et co-extensivité des rapports sociaux, division sexuelle du travail, femmes incarcérées, institution carcérale, rapports sociaux de sexe.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,003 | 0,005 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,017 |
| Communication savante | 0,005 | 0,007 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,012 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».