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Enregistrement W2901053078 · doi:10.4000/books.pum.13313

18. La confessionnalité dans l'éducation

2002· book-chapter· fr· W2901053078 sur OpenAlexaboutno aff

Notice bibliographique

RevuePresses de l’Université de Montréal eBooks · 2002
Typebook-chapter
Languefr
DomaineSocial Sciences
ThématiqueCanadian Identity and History
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésPolitical scienceHumanitiesArt

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

Le 8 avril 1961, soit deux semaines avant la nomination des membres de la Commission Parent, est fondé à Montréal le « Mouvement laïque de langue française » (MLF). Ce mouvement réclame la mise en place d’une école neutre au plan religieux et, de façon plus générale, la laïcisation des institutions publiques de la société québécoise. La création du MLF est un signe des temps et annonce une sécularisation accélérée de la société de même qu’une transformation en profondeur de la place jusqu’alors dominante de l’Église catholique. En quelques années, cette dernière se retirera institutionnellement au profit d’organismes et de services mis en place par l’État, des champs d’activité, tels l’éducation, les services de santé, les services sociaux, où, depuis un siècle, elle avait joué un rôle de maître d’œuvre. Au moment où la Commission Parent se met au travail, le système d’éducation québécois est massivement confessionnel. Ainsi, les commissions scolaires responsables de l’enseignement élémentaire et secondaire public sont catholiques ou protestantes ; dans les villes de Montréal et de Québec, ce caractère confessionnel est même garanti par la Constitution canadienne. Les collèges classiques privés et les séminaires diocésains sont catholiques. Les universités francophones sont officiellement catholiques, dirigées par des ecclésiastiques et disposent de chartes pontificales ; les universités anglophones sont inscrites dans la mouvance du protestantisme. Seuls les écoles de métier, les instituts de technologies, les écoles de beaux-arts et les conservatoires, institués depuis le début du XXe siècle par l’État et relevant de divers ministères, ne sont pas formellement confessionnels. L’immense majorité des élèves et des étudiants sont inscrits dans des établissements confessionnels. Pourtant, les attitudes de la population en matière religieuse changent : une proportion croissante de personnes ne se reconnaissent plus d’affiliation religieuse et des parents réclament une école sans enseignement ni pratique religieux. Aussi, la composition même de la population, notamment par le fait de l’immigration, se diversifie, ce qui remet en cause les privilèges scolaires historiquement reconnus aux religions catholique et protestante ; par exemple, les communautés juives ne se sentent pas à l’aise dans les cadres scolaires confessionnels, même si une partie de leurs enfants fréquentent, à Montréal, les écoles protestantes. La Commission Parent affronte donc une situation complexe : d’une part, une forte proportion de la population demeure croyante et attachée à la présence de l’enseignement religieux à l’école ; d’autre part, si les droits reconnus aux catholiques et aux protestants ne peuvent être refusés aux autres confessions religieuses, on ne saurait consentir, pour autant, à un émiettement du système d’éducation. En outre, l’on peut penser que les commissaires, qui songeaient à des réformes en profondeur du système d’éducation, étaient soucieux de ne pas les compromettre en adoptant, en matière de confessionnalité, des positions trop radicales aux yeux de la population et des courants conservateurs de l’opinion. Il est significatif, à cet égard, que la question de la confessionnalité n’est abordée que dans le dernier tome du rapport de la Commission (volume 4, publié en 1966) et que les deux premières parties du rapport comportent des garanties pour la place de la religion dans le système scolaire : ainsi, la Commission a proposé qu’il y ait au ministère de l’Éducation des sous-ministres associés de foi catholique et protestante, au Conseil supérieur des Comités catholique et protestant, et des cours de religion (ou sciences religieuses) aux divers ordres. Au terme de ses analyses, la Commission développe donc sur la question de la confessionnalité dans l’éducation une position nuancée qu’elle espère acceptable pour la majorité de la population. Le système doit offrir un enseignement catholique, protestant ou non-confessionnel selon le désir des parents pouvant légitimement demander l’exemption de l’enseignement religieux à leurs enfants. Les structures administratives elles-mêmes (commissions scolaires, instituts) doivent être épurées de tout caractère confessionnel, à charge pour elles d’organiser et de dispenser un enseignement confessionnel dans les diverses traditions religieuses ou un enseignement moral non confessionnel. Dans les écoles élémentaires ou secondaires catholiques et protestantes, les enfants d’autres confessions ou sans confession ne doivent pas être contraints de suivre les cours de religion ou les pratiques religieuses prévus pour la majorité confessionnelle qu’accueille l’école. Le ministère de l’Éducation doit s’assurer que l’enseignement confessionnel est de qualité et confié à des enseignants qualifiés. Les universités, pour leur part, sont invitées à revoir leur caractère confessionnel. Les propositions de la Commission guideront la réforme de l’éducation en matière religieuse et il n’y aura pas de conflits majeurs en la matière. Cependant, il faudra attendre encore une génération pour que disparaissent les vestiges institutionnels de la confessionnalité religieuse dans le système scolaire québécois : en 1997, la Constitution canadienne est amendée pour abolir l’obligation de maintenir des commissions scolaires catholiques et protestantes dans les villes de Québec et Montréal et, en 2000, une loi de l’Assemblée nationale supprime les postes de sous-ministres associés de foi catholique et protestante et les comités confessionnels du Conseil supérieur de l’éducation.

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,003
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,005
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Sans objet · Signal consensuel: aucune
GenreSignal candidat: Autre · Signal consensuel: Autre
Score de désaccord entre enseignants0,544
Score d'incertitude au seuil0,917

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0030,005
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0010,000
Méta-épidémiologie (sens large)0,0000,000
Bibliométrie0,0010,001
Études des sciences et des technologies0,0150,017
Communication savante0,0080,004
Science ouverte0,0010,003
Intégrité de la recherche0,0050,007
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0160,003

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,019
Tête enseignante GPT0,199
Écart entre enseignants0,180 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeSans objet
Domainenon disponible
GenreAutre

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations0
Publié2002
Routes d'admission1
Résumé présentoui

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