L’étude de la culture canadienne-française : aspects microsociologiques
Notice bibliographique
Résumé
La culture a fait l’objet d’une large réflexion au Québec, comme l’illustrent les études conduites en anthropologie et en sociologie. Rioux, à l’instar de Fernand Dumont, affiche sa volonté d’entreprendre l’étude des communautés en se basant sur la notion de « petites unités culturelles ». Dans cet article, il étoffe sa position sur le sujet afin de démontrer comment les notions de culture et de société se conjuguent harmonieusement.Selon Rioux, toujours enclin à envisager les petites communautés, les études microsociologiques de la culture canadienne-française précèdent la théorisation de la culture conçue largement sur le plan macrosociologique. L’étude d’une société en voie de mutation, comme celle du Québec, doit se fonder sur la combinaison de ce que désignent les notions de culture et de société, dans l’intention d’élaborer la théorie du « changement socioculturel » à l’œuvre. Dans cet article, Rioux se fait fort de concevoir la théorie sociologique par-delà l’idéologie sous-jacente à la sociologie anglo-saxonne, britannique et américaine, encline à passer sous silence les classes sociales et à concevoir les « praticiens des sciences de l’homme » comme des fonctionnaires au service du pouvoir politique et des grandes entreprises.Sur ce point, dans un remarquable article, Renée B. Dandurand décrit le parcours de ces deux penseurs québécois de la culture que sont Dumont et Rioux, montrant que le premier conçoit d’entrée de jeu la notion de culture comme un attribut distinctif de l’espèce humaine tandis que le second tend à l’envisager comme l’élément distinctif d’une société humaine, à l’origine de la « variabilité culturelle », de la culture-identité2.Force est d’admettre que ces deux auteurs ont largement contribué à l’étude de la culture sous l’égide de la sociologie critique. Ils ont été l’un et l’autre influencés par différents courants de pensée associés à l’École française incarnée par Durkheim, à l’anthropologie culturelle conçue par Talcott Parsons et à l’École de Chicago représentée par Horace Miner et Everett C. Hughes venus au Québec dans l’intention d’étudier la « culture canadienne-française ». Ils n’ontpas été avares de critiques envers l’anthropologie américaine et son positivisme. Sur l’élan, ils battent également en brèche l’économisme et le « technicisme » sous-jacents à cette perspective anthropologique en introduisant, chez Dumont, la pensée philosophique et, chez Rioux, les valeurs morales génératrices d’émancipation dans la production de connaissance des sciences humaines comme la sociologie3.En retraçant le parcours intellectuel de ces deux penseurs entre 1965 et 1985, Dandurand se demande, chemin faisant, s’ils ont conçu la culture comme objet de prédilection afin de mettre en exergue la spécificité de la culture québécoise. Selon elle, Marcel Fournier et Gilles Houle relèvent avec justesse que la culture – et la société – s’est élaborée sur le plan théorique en parallèle au mouvement néo-nationaliste4sur le terrain social et politique. Sous ce chef, Marcel Rioux apparaît, à n’en pas douter, comme un penseur de son époque, l’auteur de la théorie de la société qui la voit naître.Il n’est guère étonnant de constater que Rioux, dans l’article qu’on va lire, outre les notions de culture et de société et les qualités respectives des études micro et macrosociologiques, souligne avec emphase que la culture canadienne-française fait l’objet d’études sociologiques conduites par des spécialistes qui, toutefois, gravitent dans la culture qu’ils veulent expliquer. Comment se conçoit l’objectivité dans ces conditions ? Ses propres travaux sont sujets à la critique sous ce chef. Voilà pourquoi Rioux admet de bonne grâce que ses positions sociales et politiques peuvent infléchir l’explication issue de ses propres études de la culture québécoise. Si, selon lui, on est fondé à penser que les Canadiens français forment une « classe sociale ethnique », occupant une position inférieure au sein de la société québécoise elle-même, force est de reconnaître que cette vision teinte l’explication avancée pour rendre raison de la culture en vigueur.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,010 | 0,014 |
| Communication savante | 0,008 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,007 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».