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Enregistrement W4233761756 · doi:10.3917/ls.143.0121

Chantal BOUCHARD Méchante langue 2012, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 171 pages Compte rendu de Laurence Arrighi, Université de Moncton

2013· article· fr· W4233761756 sur OpenAlexaboutno aff

Notice bibliographique

RevueLangage et société · 2013
Typearticle
Languefr
DomaineArts and Humanities
ThématiqueLinguistics and Discourse Analysis
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésArtHistory

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

Avec Méchante langue, Chantal Bouchard signe un nouvel ouvrage consacré à l'histoire sociolinguistique du Québec.Dans La langue et le nombril (1998), l'auteure avait montré, à partir de discours sur la langue relevés dans des articles de journaux et de publications savantes, que les décennies ayant immédiatement précédé la Révolution tranquille (1969) constituaient une apogée quant à la très mauvaise opinion que les Québécois nourrissaient envers leurs pratiques linguistiques.Cette honte de sa langue était étroitement liée au développement d'une image identitaire négative.De fait, à l'orée de la Révolution tranquille, ceux qui s'appelaient encore les Canadiens français se voyaient comme « un peuple dominé politiquement, pauvre, ignorant et condamné à un destin médiocre » (p.9).Si l'insécurité linguistique des Canadiens français était un corollaire de leur déclassement social, cette insécurité a aussi été constamment nourrie par des discours émanant tout autant de membres de la communauté que d'étrangers.C'est sur ces discours déplorant la qualité de la langue des Canadiens français, saisis à travers le long terme, que Bouchard s'est fondée pour établir que cette image collective négative est balisée historiquement.Absente durant la période de la colonisation française, elle s'est élaborée progressivement suite à la conquête britannique (définitive en 1763).Si la conquête a bien mené les francophones à l'impuissance politique, que s'est-il passé de plus pour que la langue parlée par les francophones du Canada perde sa légitimité ?Ayant déjà établi le quand, Chantal Bouchard essaye avec Méchante langue de répondre à la question du pourquoi.Son premier chapitre, intitulé : « Comment une langue perd sa légitimité » (p.13-40) pose les conditions sociologiques de la perte de légitimité linguistique.Après avoir succinctement rappelé qu'en matière de pratiques linguistiques, hiérarchie, prestige et légitimité dépendent de critères absolument extralinguistiques liés à la possession de biens matériels et © Langage et société n° 143 -mars 2013 Éditions de la Maison des sciences de l'homme | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 195.254.137.250) COMPTES RENDUS 122symboliques, elle montre que la dépossession linguistique et culturelle accompagne la dépossession politique et économique des Canadiens français après la conquête.À ce déclassement social d'un peuple soumis s'ajoute le fait que la conquête britannique coupe les Canadiens français de contacts avec la patrie d'origine de leurs ancêtres.Le français des Canadiens diffère peut-être un peu, mais qui le remarque… Privés de contacts suivis avec la France, les Canadiens français d'alors ne peuvent prendre acte des transformations de la norme du français de France et lorsque, à la faveur du grand bouleversement social produit par la Révolution française, l'écart s'amplifiera, le français du Canada deviendra une « victime tardive de la Révolution française ».Chantal Bouchard avoue avoir formulé cette hypothèse (déjà posée par Gendron 2007) un peu a priori.L'analyse de nombreux ouvrages d'histoire de la langue française aux 17 e et 18 e siècles ainsi que la consultation de divers documents de cette époque lui ont permis de confirmer cette supposition, tout en la forçant à la nuancer.En fait, il fallait remonter avant la révolution tout autant qu'il fallait prendre en considération les conséquences sociolinguistiques de celle-ci.À la montée en puissance de la bourgeoisie en France tout au long du 18 e siècle s'ajoutera la progression rapide de l'alphabétisation de la population française au 19 e siècle, sans oublier surtout la vague unificatrice à tous les niveaux induite sur le territoire de la nouvelle république.Ce travail d'uniformatisation linguistique nationale, visant l'imposition d'une « langue d'état », la même pour tous, peut s'appuyer sur un travail interne mené sur la forme de la langue (à tous les niveaux : phonétique, lexique, morphologie, syntaxe) déjà largement enclenché en France durant « le siècle des grammairiens ».Le chapitre 2 (p.41-76) nous offre à grands traits un portrait de la variation sociolinguistique au cours du 18 e siècle et des débuts du 19 e siècle et surtout présente les opérations de triage entre bonne et mauvaise variable, auquel grammairiens classiques puis « linguistes révolutionnaires » s'adonneront en France.Le chapitre 3 (p.77-97) suit l'émergence du discours dévalorisant sur le français du Canada en offrant un portrait détaillé de ce que Bouchard appelle « la première querelle linguistique ».L'auteure nous en présente l'objet, la publication en 1841 du Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge, suivi d'un recueil de locutions vicieuses.Elle met en scène les acteurs de la querelle et surtout propose une mise en contexte éclairante.Non seulement l'ampleur de la polémique se comprend bien dans ce « climat morose de défaite collective et des perspectives plutôt sombres pour la nation Éditions de la Maison des sciences de l'homme | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 195.254.137.250)

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,002
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,004
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Sans objet · Signal consensuel: Sans objet
GenreSignal candidat: Synthèse · Signal consensuel: Synthèse
Score de désaccord entre enseignants0,331
Score d'incertitude au seuil0,665

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0020,004
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0010,001
Méta-épidémiologie (sens large)0,0010,000
Bibliométrie0,0030,003
Études des sciences et des technologies0,0040,002
Communication savante0,0060,005
Science ouverte0,0010,002
Intégrité de la recherche0,0010,003
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0760,016

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,018
Tête enseignante GPT0,235
Écart entre enseignants0,217 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeSans objet
Domainenon disponible
GenreSynthèse

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

Citations0
Publié2013
Routes d'admission1
Résumé présentnon

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