<i> Laideur et libertinage au XVIII <sup>e</sup> siècle </i> . Par Francesco Paolo Alexandre Madonia <i> Laideur et libertinage au <scp>xviii</scp> <sup>e</sup> siècle </i> . Par MadoniaFrancesco Paolo Alexandre. (Vertige de la langue.) Paris: Hermann, 2021. 215 pp.
Notice bibliographique
Résumé
Cet ouvrage issu d’une thèse italienne de 2002 (‘L’estetica della “laideur” nel romanzo libertino’, Université Paris 8) a pour double ambition d’examiner les approches de définition de la laideur dans l’esthétique de la fin du dix-septième siècle et du dix-huitième siècle, et d’explorer les valeurs de la laideur dans le roman libertin. Dans une première partie, divers théoriciens du beau sont sollicités. Au dix-septième siècle, le fameux ‘Je ne sais quoi’ de Dominique Bouhours dans ses Entretiens d’Ariste et d’Eugène (1671) peut ‘tenir lieu de beauté’ ou mener à l’aversion, ouvrant la voie à un relativisme. Dans son Art poétique (1674), Nicolas Boileau, quant à lui, reprend Aristote: ‘Il n’est point de serpent ni de monstre odieux | Qui, par l’art imité, ne puisse plaire aux yeux’. Au dix-huitième siècle, le rationaliste Jean-Pierre de Crousaz (Traité du beau, 1714) et le systématique Yves Marie André (Essai sur le beau, 1741) excluent le laid de leur édifice théorique mais lui laissent une place subreptice dans leurs approches pragmatiques du goût. C’est Jean-Baptiste Du Bos qui dans ses Réflexions critiques sur la poésie et la peinture (1719) franchit le pas décisif vers une appréciation esthétique subjective. Passant rapidement par des textes de Pascal, Voltaire, Montesquieu et les articles ‘Beau’ et ‘Laideur’ de Diderot dans l’Encyclopédie, on aboutit à Charles Batteux qui dans Les Beaux-Arts réduits à un même principe (1746) confère ‘à toutes les entités esthétiques ayant trait à la laideur’ ‘un rôle de tout premier plan’ (p. 90). Plusieurs références aux grandes études d’Annie Becq et de Jacques Chouillet montrent assez que l’auteur emprunte des voies familières, mais de nombreuses analyses sont subtiles et serrées, dégageant de stimulantes perspectives sur la difficile genèse d’une ‘laideur intéressante’. La première partie se clôt sur quatre pages hâtives sur le gothique, laid en ce qu’il n’est fondé ‘ni sur la nature ni sur la raison’ (p. 91). Abordant sans guère de transition le roman libertin et pornographique dans une seconde partie, l’auteur s’attache aux auteurs habituels: Crébillon, Boyer d’Argens (Thérèse philosophe), Laclos, Sade. (On notera au passage la thèse non publiée de Marie Lise Laquerre, ‘Les Prospérités du vice: invention romanesque et esthétique de la laideur dans la France de la seconde moitié du xviiie siècle’ (Université du Québec à Trois-Rivières, 2010); non mentionnée par l’auteur, elle couvre un terrain partiellement similaire.) Moins connue, la fantaisie licencieuse L’Histoire du Prince Apprius de Pierre-François Godard de Beauchamps (1721) présente d’amusants effets d’encodage de pratiques ou termes sexuels dans des anagrammes qui complexifient le discours obscène. En contraste avec la finesse et l’acuité des analyses de la première partie, le commentaire est ici plus diffus, et le parcours, moins net. Il semble s’agir principalement de relever certaines thématiques dans lesquelles une négativité critique pourra être nommée laideur. Ainsi surgissent diverses considérations sur le savoir libertin qui dissimulerait ‘la forme ancestrale du laid — le chaos’ (p. 104), la religion, les ridicules, l’attrait de l’extraordinaire, l’onanisme, les organes génitaux, ‘l’inachèvement, l’impuissance et l’ennui’ (titre du dernier chapitre) etc. Cette brève étude, dont la cohésion n’est pas toujours évidente, a le mérite de souligner l’attrait paradoxal de son sujet.
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Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,006 | 0,005 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,002 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,003 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,010 | 0,006 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,001 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».