Une histoire de la phrase française des Serments de Strasbourg aux écritures numériques éd. par Gilles Siouffi
Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Une histoire de la phrase française des Serments de Strasbourg aux écritures numériques éd. par Gilles Siouffi Émilie Urbain Siouffi, Gilles, éd. Une histoire de la phrase française des Serments de Strasbourg aux écritures numériques. Actes Sud, 2020. ISBN 978-2-330-14055-7. Pp. 373. Dans cet ouvrage de vulgarisation, les six auteurs et autrices proposent de faire la synthèse de l’histoire de l’unité de discours désignée sous le nom de phrase. Les six chapitres de ce livre suivent un ordre chronologique pour brosser un portrait des évolutions de cette unité “intuitive” pour le locuteur à travers les siècles. L’ouvrage remet en question nos préconceptions sur ce qu’est une phrase, fortement liées à la prévalence de la langue écrite dans la société contemporaine. En plus de faire l’histoire des structures grammaticales qui ont à travers les siècles abouti à ce que l’on appelle aujourd’hui communément une phrase, cet ouvrage envisage la phrase comme objet d’étude socioculturel. Outre le discours grammatical, les auteurs envisagent la phrase telle qu’elle se donne à voir à travers une myriade de genres de discours. Dans leur argumentation convaincante, appuyée de nombreux extraits et d’analyses textuelles fines, les auteurs illustrent comment, à travers les siècles, l’évolution de la littérature et des genres du discours, en tant que pratiques sociales et culturelles, ont conditionné ce qu’on reconnaît comme une phrase, passant d’une unité syntactique sonore (en raison de la prépondérance de la récitation et des traditions orales) à une structure tout autant liée à l’écrit, à mesure que la pratique de la lecture devient une pratique silencieuse. La diversité des sources mobilisées au fil des chapitres pour illustrer le propos permet de retracer comment certaines structures syntaxiques complexes sont reliées à l’évolution des styles littéraires et des registres de langues, eux-mêmes des reflets des évolutions de la société et de sa structuration. En parallèle à l’étude des structures syntaxiques elles-mêmes, le livre introduit aussi ses lecteurs à l’histoire du discours métalinguistique et des réflexions sur la grammaire. Ce faisant, les auteurs abordent à plusieurs reprises les idéologies linguistiques prédominantes des périodes qu’ils présentent et ce que les discours sur la “phrase” (notamment dans le cadre de discours prescriptif sur le bon usage ou encore du mythe de la clarté de la langue française, par exemple) nous disent, plus largement, du rapport des locuteurs et des grammairiens par rapport à leur langue. Si le livre s’adresse surtout aux spécialistes, et s’il est d’un intérêt particulier pour les historiens de la langue et les personnes intéressées par l’histoire de la grammaire et de la littérature française, la richesse des données présentées et la finesse de l’analyse le rendent aussi très pertinent pour ceux qui s’intéressent plutôt aux dimensions sociolinguistiques et qui chercheraient à comprendre pourquoi l’on parle (et l’on écrit) comme on le fait aujourd’hui. Par le biais de l’unité syntaxique particulière (et changeante) qu’est la phrase, les auteurs démontrent que, fondamentalement, la langue s’adapte toujours aux besoins (profondément sociaux et culturels) des locuteurs et aux enjeux liés à son usage comme outil de communication et comme pratique sociale. [End Page 269] Émilie Urbain Carleton University (ON, Canada) Copyright © 2022 American Association of Teachers of French
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,003 | 0,005 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,005 |
| Communication savante | 0,005 | 0,003 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,030 | 0,007 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».