Les francophonies et la variation éd. par Hélène Blondeau, et Gudrun Ledegen
Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Les francophonies et la variation éd. par Hélène Blondeau, et Gudrun Ledegen Carole Salmon and Laurence Arrighi Blondeau, Hélène, et Gudrun Ledegen, éd. Les francophonies et la variation. Cahiers internationaux de sociolinguistique, no18. L'Harmattan, 2021. ISBN 978-2-343-24131-9. Pp. 202. Les co-directrices de ce volume sont reconnues pour leurs travaux sur la variation en français, essentiellement dans sa dimension syntaxique. D'emblée, elles rappellent que cette dimension est le parent pauvre de l'étude de la variation, et qu'elle est par ailleurs celle où, mutatis mutandis, les mêmes traits se retrouvent, toutes situations de francophonie confondues. Les travaux pionniers de Chaudenson, Mougeon et Béniak (1993) ont en effet montré que de multiples traits se repèrent dans la francophonie en contextes non-formels. Pourtant, dans la majorité des cas, ces traits communs sont envisagés dans chacune de leur aire comme des fautes attribuables à des interférences. Les autrices se proposent d'illustrer cette convergence des formes en regroupant des études sur des situations disparates et espèrent ainsi renouveler l'analyse des variables syntaxiques et le regard qui y est porté. Avec pour cadre la sociolinguistique historique, Ayres-Bennett propose une réflexion sur les données du passé nécessairement lacunaires (tous les usagers et surtout usagères de la langue ne sont pas représentés), mais dont il s'agit de tirer le meilleur parti. Elle offre ensuite quelques études de cas où l'on suit la trajectoire de variables à travers différents genres d'écrit marqués plus ou moins fortement par l'oralité. Ce sont aussi des écrits cherchant à des degrés divers à reproduire l'oral et qui sont surtout le reflet de représentations stéréotypées de pratiques prêtées à des groupes sociaux qu'étudie Dourdy. Elle creuse ainsi la veine d'une sociolinguistique historique perceptuelle pour la période encore peu étudiée des 15ème et 16ème siècles. Les questions de données et de l'articulation entre variation et changement sont le centre de la réflexion de Poplack et Dion. Leur contribution entend démontrer, à partir d'analyses menées sur de grands corpus, que si la variabilité morphosyntaxique est massive, son effet souvent mis de l'avant, le changement, est bien plus rare. LeBlanc étudie les effets du contact interdialectal à partir du français des Îles-de-la-Madeleine. Dans cet archipel québécois qui partage une histoire forte avec l'Acadie, on peut observer des effets de fusion dialectale et de nivellement qui concernent les traits les plus saillants. La variante -ont pour indiquer la 3e personne du pluriel à de nombreux temps et modes et sur des verbes de tout type tend ainsi à disparaitre. On se déplace ensuite en Côte d'Ivoire avec Boutin pour s'intéresser à l'expression de la possession [End Page 167] inaliénable selon que la construction verbale implique un déterminant défini ou possessif. L'autrice conclut à l'hybridité du français en Côte d'Ivoire dans la mesure où l'on y trouve des traits régis par diverses normes. Les normes endogènes du discours rapporté dans le français au Cameroun sont le sujet étudié par Simo-Souop. La position conclusive de cette contribution est judicieuse dans la mesure où l'autrice situe dans un second temps ses observations au niveau panfrancophone et met de l'avant de nombreuses convergences au niveau syntaxique, ce que visait précisément à mettre de l'avant ce volume. Au-delà des situations et faits particuliers analysés, cet ouvrage touchera quiconque s'intéresse au français dans ses diversités. [End Page 168] Laurence Arrighi Université de Moncton (Canada) Copyright © 2023 American Association of Teachers of French
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,002 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,005 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,002 |
| Communication savante | 0,004 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,039 | 0,010 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».