Proceedings des journées d'étude "Écologie et classes sociales"
Notice bibliographique
Résumé
Il s'est depuis constitué en un collectif dénommé « CLASSES VERTES », afin de poursuivre les réflexions amorcées et de réaliser un suivi éditorial, dont ces proceedings constituent le premier moment. SESSION 2 -ÉCOLOGISATION DES METIERS, HIERARCHIES PROFESSIONNELLES Partie 1 -Les mondes agricolesDes agriculteurs et agricultrices face à la "transition agroécologique" : appropriations différenciées des dispositifs d'écologisation des pratiques agricoles Daniele Inda (CESAER), Benoît Leroux (GRESCO), Delphine Thivet (CED) Les « énergiculteurs », agents verts des mondes ruraux ?Caroline Mazaud (LARESS-ESA) Garder un troupeau et sauvegarder la nature ?L'écologisation du travail de garde en alpage, entre l'ancien et le nouveau Gaspard Sénéchal (PACTE) Discussion Frédéric Nicolas (ART-Dev) Partie 2 -Les mondes experts Ingénieurs écologistes.Reconfigurations par les enjeux environnementaux des luttes au sein du salariat de confiance du capitalisme Antoine Bouzin (CED), Hadrien Coutant (Costech et CSO) Qui prend en charge le verdissement de la protection sociale ?Yasmine Siblot (CSU-CRESPPA) SESSION 5 -STRATEGIES DE REPRODUCTION : PENSER L'ECOLOGIE DES CLASSES MOYENNES SUPERIEURES Partie 1 -S'accommoder du déclassement Troubles dans les classements : justification écologique, orientation et légitimation des modes de vie Anne de Rugy (LIPHA) Maintenir une position sociale par un engagement militant désobéissant : incertitudes statutaires et rapports de domination à Extinction Rebellion Paris Camille Abajo-Sanchez (CESSP) Accès à des pratiques de subsistance et mobilité ascendante en matière d'écologisation maximale Geneviève Pruvost (CEMS) Discussion Manuel Schotté (CLERSÉ) « Avec les écolos c'est l'individualisme forcené.» Une chronique affouagère en milieu ouvrier Nicolas Renahy (CESAER) Discussion Valérie Deldrève (ETTIS) CONCLUSION ET PERSPECTIVES Joanna Siméant soit-elle, la donne écologique est ainsi condamnée à atterrir dans le « vieux » monde, c'est à dire à composer avec un ensemble de paramètres sociaux hérités d'histoires collectives et dont on sait qu'ils portent moins à la transformation qu'à la préservation des structures et hiérarchies sociales.Comment la sociologie française s'est emparée de l'environnement, et non pas de l'écologie Pour introduire ces journées, un bref état des lieux historique permet de comprendre pourquoi la sociologie française n'a pas saisi l'écologie depuis une perspective liée aux classes sociales.Pour simplifier, on peut identifier trois étapes à la fois historiques et épistémologiques : les années 1960-1970 fondatrices de l'écologie politique adossée à une critique sociale ; les années 1990 marquées conjointement par la création des politiques environnementales et de ce qui s'appelle la sociologie de l'environnement ; les années 2010 avec une écologisation plus globale de la société qui pose de nouvelles questions.Les références classiques de la littérature en sciences sociales sur l'écologie datent des années 1970.Des auteurs influents comme Gorz, Illich ou Ellul pensent l'écologie avec une critique forte de la technique mais aussi des structures sociales, en particulier du travail, par une lecture marxiste.Leurs pensées irriguent les mouvements écologistes des années 1970, donnant lieu à des alliances dans les mobilisations, par exemple entre ouvriers autogestionnaires et paysans qui se retrouvent pour la défense du plateau du Larzac contre l'installation d'un camp militaire.Ces pensées de l'écologie sociale prennent place dans l'académie même si à première vue l'histoire, l'anthropologie ou la géographie française semblent s'être appropriées plus vite que les sociologues l'analyse croisée de problèmes environnementaux et de groupes sociaux.L'histoire environnementale est née dans les mêmes années 1970 aux USA où elle constitue un champ de recherche attentif dès ses origines aux différenciations sociales.La structuration de l'histoire environnementale en France est plus tardive mais donne lieu à des travaux fournis qui articulent communément changements environnementaux globaux, changements sociaux et étude des inégalités.Ce croisement analytique proposé par l'histoire environnementale n'a pas été autant porté par la sociologie française alors que l'on aurait pu s'attendre à ce que ces enjeux soient traités principalement par notre discipline.Deux explications se dessinent, en relation à la structuration académique et théorique de la sociologie de l'environnement.En France, la période de la fin 1980 à 2000 est marquée par l'institutionnalisation de l'environnement par l'État.Autrement dit, l'environnement devient une « catégorie gouvernementale », pour reprendre l'expression de Florian Charvolin ; et des politiques se mettent en place, pilotées principalement par des ingénieurs et des techniciens.Les principes qui en émergent, par exemple le développement durable, se situent bien loin de l'orientation critique de l'écologie des années 1970.Pour aider la mise en place de l'action publique, une forte demande d'expertise est émise.Ainsi, la recherche sur l'environnement se construit à travers des programmes ministériels et de de recherche dite « finalisée » (par exemple le
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,006 | 0,008 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,004 | 0,004 |
| Études des sciences et des technologies | 0,004 | 0,002 |
| Communication savante | 0,005 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,003 |
| Intégrité de la recherche | 0,003 | 0,003 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,057 | 0,007 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».