Moncton Mentor, géocritique d'une ville by Benoit Doyon-Gosselin (review)
Notice bibliographique
Résumé
Reviewed by: Moncton Mentor, géocritique d'une ville by Benoit Doyon-Gosselin Christiane Lahaie Doyon-Gosselin, Benoit. Moncton Mentor, géocritique d'une ville. Moncton, Perce-Neige, 2022. ISBN 9782896914357. 150 p. Moncton Mentor, géocritique d'une ville pave la voie à une étude géocentrée de cette agglomération du Nouveau-Brunswick, laquelle est encore peuplée de descendants d'Acadiens ayant survécu au Grand Dérangement du 18e siècle. En effet, malgré son [End Page 179] intitulé, l'ouvrage de Benoit Doyon-Gosselin, professeur à l'Université de Moncton, ne propose pas tant une étude géocritique en bonne et due forme qu'une déambulation dans les rues de Moncton. Il s'agit donc davantage d'un essai, et d'un essai atypique. Divisé en 51 courts segments, l'ouvrage offre quelques notions de géocritique qu'il revisite parfois, de très courtes "fictions" (ou plutôt des résumés d'intrigues), de brèves analyses de poèmes, de romans ou de chansons ayant pour cadre spatial Moncton, ainsi que des passages digressifs invitant à la réflexion, voire à la rêverie. Si Doyon-Gosselin se réclame d'une certaine orthodoxie à l'égard de la géocritique issue des travaux de Bertrand Westphal, en cherchant à "lire la spatialité de Moncton à travers différentes œuvres acadiennes, francophones et même anglophones, sans toutefois se limiter aux textes littéraires" (10), il prend néanmoins un certain nombre de libertés par rapport au modèle westphalien. Il n'en a pas le choix, en fait. La géocritique a été élaborée dans un contexte européen, où des cités telles que Londres, Paris ou Rome donnent naissance à de multiples représentations culturelles. Or, on ne peut pas dire que l'Amérique regorge de ce type de lieu; le plus souvent, on se doit d'embrasser le continent dans son ensemble pour rendre compte de son expérience spatiale propre. Aussi Doyon-Gosselin remet-il en question la notion de "prestige" qui ferait de tel ou tel endroit un sujet digne de la géocritique. Peu d'auteures et d'auteurs ont cherché à représenter Moncton, cette "ville laide" (15); cela ne la disqualifierait pas en tant qu'objet d'étude. Dans la foulée, Doyon-Gosselin suggère d'affiner la notion de multifocalisation, nécessaire à toute approche géocritique, en créant trois catégories de points de vue: endogène, exogène et allogène. Un tel ajout à la grille géocritique est certes bienvenu, mais il ne faudrait pas confondre le point de vue de l'auteur et celui des personnages (car les deux ne coïncident pas forcément). La notion de stratigraphie—qui convoque les couches temporelles d'un lieu—est également revisitée. Doyon-Gosselin propose de la subdiviser en deux catégories: collective et individuelle. Cela se justifie amplement dans la mesure où certains lieux, à l'instar de Moncton, ont un passé chargé dont on sent encore l'emprise sur l'imaginaire contemporain. On mentionnera, ainsi, la Déportation des Acadiens et le règne (dans les années 1960 et 1970) d'un maire francophobe, strates temporelles appartenant au collectif. À cela se juxtaposent les souvenirs des personnages, soit leur stratigraphie individuelle. Enfin, l'essayiste met en doute l'utilité de la notion d'intertextualité au sein du modèle géocritique westphalien car, selon lui, la multifocalisation contient déjà cette idée. Or, on a peut-être moins envie de suivre Doyon-Gosselin sur ce point, dans la mesure où la notion de point de vue concerne le fonctionnement interne d'un texte et non le dialogue pouvant s'instaurer entre diverses œuvres à partir d'un même objet de focalisation, dialogue qui s'effectue par le biais de références claires, de clins d'œil ou d'emprunts formels. Par opposition, l'intertextualité, elle, se manifeste [End Page 180] entre plusieurs œuvres, ce qui ramène un peu à la case départ et au fait que la géocritique n'est pas toujours adaptée à la réalité culturelle des "petites villes sans âme" dont parle Pierre...
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,005 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,003 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,004 | 0,003 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,030 |
| Études des sciences et des technologies | 0,005 | 0,004 |
| Communication savante | 0,000 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,004 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,003 | 0,004 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,017 | 0,016 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».