Notice bibliographique
Résumé
Les « grands romans québécois »Élisabeth Nardout-Lafarge avec la collaboration de Chloé Savoie-Bernard On s'intéressera ici aux romans Jean Rivard, le défricheur (1862) et Jean Rivard, économiste (1864) d'Antoine Gérin-Lajoie et Maria Chapdelaine (1914) de Louis Hémon, qui ont été transformés en objets patrimoniaux et inscrits dans l'espace public, dans la culture populaire, voire dans la langue.La construction, souvent volontariste et toujours intéressée, de ces icônes que l'on s'efforce d'ériger en monuments instrumentalise l'œuvre littéraire par une suite d'appropriations qui trahissent volontiers la lettre du texte au nom d'objectifs identitaires, politiques, touristiques ; ces objectifs évoluent, comme toute mémoire, en fonction des circonstances du présent.D'une part, pour des raisons de clarté méthodologique, nous limiterons l'analyse non seulement à des œuvres du passé, mais également à des constructions mémorielles qui relèvent du passé.Ce choix repose sur l'hypothèse selon laquelle la mémoire de la littérature s'est transformée en même temps que la collectivité qui la pratique, de manière relativement sensible à partir de la Deuxième Guerre mondiale, comme quelques contre-exemples plus récents permettront de l'illustrer.D'autre part, les deux exemples envisagés sont nettement différents : Maria Chapdelaine constitue un cas extrême de récupération d'un texte littéraire à des fins de quasipropagande, tandis que Jean Rivard relève d'une tentative beaucoup plus limitée.Leur confrontation permet néanmoins de faire apparaître les processus de cristallisation mémorielle dans des noms et 414 n je me souviens, j'imagine des lieux, par lesquels un texte est transporté de la scène littéraire vers l'espace public et conscrit pour y jouer un nouveau rôle. Jean Rivard à Plessisville, la reconnaissance des lieuxLe premier cas auquel on s'attachera, celui de Jean Rivard, reste très circonscrit à une région et ne déborde pas ce rayonnement local, lui-même d'ailleurs assez relatif : qui sait aujourd'hui, parmi ceux qui passent par Plessisville ou même y résident, que la statue que l'on peut y voir, représentant un laboureur un peu trop chic pour l'emploi, est celle d'un héros de roman, et lequel ?L'auteur, Antoine Gérin-Lajoie, naît à Yamachiche, à une centaine de kilomètres de Plessisville, en 1824 et meurt à Ottawa en 1882.Journaliste, avocat puis fonctionnaire et traducteur au Parlement d'Ottawa, c'est un écrivain précoce ; encore élève au Séminaire de Nicolet, où il a fait la rencontre déterminante de l'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland, il signe la complainte Un Canadien errant (1842) en hommage aux patriotes bannis, et une pièce de théâtre, Le jeune Latour.Tragédie en trois actes (1848-1850).Il sera le premier secrétaire de l'Institut canadien de Montréal, dont il est l'un des fondateurs.C'est un intellectuel libéral, engagé dans la création de diverses revues ; il est lié aussi bien à Étienne Parent, dont il épouse la fille, qu'à Henri-Raymond Casgrain, qu'il fréquente à la librairie des frères Crémazie à Québec et qui publie Jean Rivard, le défricheur (Les Soirées canadiennes, 1862) et Jean Rivard, économiste (Le Foyer canadien, 1864) 1 dans ses revues.Le roman paraît en deux volumes en 1874 et 1876 et connaît un vif succès, sans atteindre toutefois celui des Anciens Canadiens (1863) de Philippe Aubert de Gaspé père, qui lui est contemporain.Il est généralement lu comme une apologie des valeurs agriculturistes, notamment dans le cadre des politiques de colonisation.L'histoire littéraire du xx e siècle lui réserve sensiblement le même sort qu'à l'ensemble des romans canadiensfrançais du xix e siècle, réputés malhabiles et didactiques.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,015 | 0,008 |
| Communication savante | 0,005 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,030 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».