De "l'homme qui triche" à l'artiste sacrifié scénarios éditoriaux dans le roman québécois contemporain (2000-2008)
Notice bibliographique
Résumé
Modeste intermédiaire ou personnalité publique, défenseur de la culture ou marchand de livres: la figure de l'éditeur se décline en de multiples facettes, révélant par là une ambiguïté qui prend racines [i.e. racine] dès son émergence sur la scène littéraire moderne, au XIXe siècle. Si le rôle de cet acteur du monde du livre est toujours empreint d'une profonde ambivalence, son existence même se voit aujourd'hui remise en question - on évoque littéralement la"mort" de l'éditeur - en raison des changements qui s'opèrent dans le milieu éditorial. Parallèlement, les représentations de l'éditeur se multiplient dans les oeuvres fictionnelles à partir des années 2000. Ce sont ces mises en fiction, dans le roman québécois contemporain précisément, qui constituent le sujet de la présente recherche. Les représentations fictionnelles du personnel littéraire constituent un champ d'étude de plus en plus exploré. Au-delà de la figure de l'écrivain, analysée entre autres par André Belleau et Roseline Tremblay, celle de son alter ego , l'éditeur, a été peu étudiée à ce jour. Ce mémoire a pour principal objectif de déterminer les scénarios éditoriaux dominants dans un corpus romanesque allant de 2000 à 2008. Nous y examinons notamment la relation qu'entretient l'éditeur avec l'auteur, de même qu'avec les autres agents de l'univers littéraire. Si notre analyse se concentre sur les figurations romanesques, nous nous permettons à l'occasion de réfléchir à l'autorité que s'octroie l'auteur réel dans le choix de ses représentations. Le premier chapitre porte sur l'éditeur caméléon, qui évolue essentiellement dans des contextes mondains. Figure centrale de l'institution littéraire, il se prête volontiers au jeu relationnel et peaufine son capital social, essentiel à sa reconnaissance en tant qu'éditeur. Outre sa posture de"chef d'orchestre" du milieu éditorial, sa recherche constante de légitimation et ses descriptions physiques sont abordées, en plus de son rapport glacial à l'auteur et à la littérature. L'éditeur artiste fait l'objet du second chapitre, qui débute par l'analyse du discours vocationnel et de l'autorité littéraire chez les personnages. Pratiquant une"édition à l'envers", ces derniers rejettent les aspects institutionnel, financier et mondain du métier ; ce clivage entre les valeurs de l'éditeur artiste et celles qui dominent dans l'univers éditorial représenté engendre une souffrance, corporelle et mentale, chez les protagonistes. Leur investissement total, en dépit de la douleur, leur opposition face à l'institution et leur relation ambiguë avec l'auteur sont également évoquées. Enfin, le troisième et dernier chapitre se penche sur l'éditeur vampire, métaphore de l'éditeur exploiteur et capitaliste, qui apparaît surtout dans ses rapports amoureux avec une écrivaine. Sournois, il entremêle avantageusement vie personnelle et vie professionnelle afin de satisfaire ses ambitions charnelles et mercantiles. Très caricatural, l'éditeur vampire se construit dans l'excès, qui se manifeste par exemple dans son comportement amoureux, son apparence, ses lieux fétiches ; les romans reproduisent même, sur le mode parodique, certains stéréotypes du genre sentimental. Sa relation avec l'écrivaine, fondée sur l'infantilisation et la manipulation, n'échappe pas à une certaine ironie et fait l'objet de la dernière section du chapitre. En somme, l'éditeur hérite du mauvais rôle dans les romans, comme le veut la traditionnelle équation associant écrivain et pureté, éditeur et argent: on écarte en effet l'aspect humain - le travail , avec l'auteur, sur le manuscrit - de la profession au profit d'une vision très entrepreneuriale de l'édition, que l'on dénonce toutefois.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,003 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule tête enseignante, pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».