L'impact de l'allongement hésitatif sur les jugements de véracité
Notice bibliographique
Résumé
Il existe peu de recherches sur les variables phonétiques impliquées dans les jugements de véracité. Cette recherche vise à déceler l’impact de l’allongement hésitatif sur les jugements des locuteur·trice·s du français québécois par rapport à la véracité d’un énoncé entendu. Plus précisément, nous cherchons à savoir si l’hésitation par l’allongement de la voyelle finale d’un mot a une influence sur notre perception de la véracité de ce que dit un·e locuteur·trice. Si oui, a-t-on tendance à juger plus sévèrement ce·tte locuteur·trice lorsque cet allongement est fait sur une catégories grammaticale particulière (pronom, auxiliaire, verbe infinitif, participe passé du verbe principal, participe passé d’un semi-auxiliaire, déterminant, nom, préposition)? Pour répondre à cette question, nous avons enregistré une locutrice du français québécois lors de la production orale de 26 phrases de structures similaires (nombre de syllabes et de mots) et au contenu le plus neutre possible, et nous avons inséré, par analyse-resynthèse à l’aide de Praat, des allongements hésitatifs à différents endroits dans chacune des phrases. Le corpus final était donc constitué de 104 phrases à tester : 26 sans hésitation, 78 avec hésitation. Ces phrases ont été distribuées de manière semi-aléatoire dans six tests de perception différents, chacun présenté à différents groupes de dix particpiant·e·s. Chaque groupe comprenait cinq hommes et cinq femmes, pour un total de 60 participant·e·s. Les participant·e·s étaient des locuteur·trice·s natif·ve·s du français québécois, n’ayant aucun trouble auditif ou de la parole connu et n’ayant jamais reçu de formation sur la détection du mensonge. Les participant·e·s jugeaient chaque phrase de leur test respectif sur une échelle de 1 à 7 par rapport à sa véracité perçue. Les résultats ont été analysés statistiquement pour vérifier l’impact de l’allongement hésitatif de chacune des catégories grammaticales à l’étude sur les jugements de véracité. Les résultats ont révélé que les phrases contenant un allongement hésitatif étaient généralement moins crues que les phrases originales (sans allongement), en particulier lorsque l'allongement était sur le déterminant, la préposition et possiblement le verbe infinitif. Nous avons observé trois types de profils de participant·e·s : confiant·e·s, méfiant·e·s et ambivalent·e·s. Le groupe méfiant avait tendance à juger un allongement du déterminant, de la préposition, du participe passé semi-auxiliaire et de l'auxiliaire plus sévèrement qu'aucun allongement. Le groupe confiant avaient tendance à ne juger que l'allongement du déterminant de cette façon. Pour le groupe ambivalent, la différence n'était significative qu'entre l'allongement du participe passé semi-auxiliaire et le déterminant, un allongement sur ce participe passé étant pour eux plus crédible qu'un allongement sur le déterminant. \n_____________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : perception de la parole, allongements hésitatifs, jugements de véracité, hésitation, mensonge
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,005 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,002 | 0,002 |
| Communication savante | 0,003 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,015 | 0,001 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».