Les gants et les chaussures de protection pour les éboueurs. Phase 1 : les risques du métier et les paramètres de protection
Notice bibliographique
Résumé
Cette étude, réalisée à la demande de l’ASTE, a comme objectif de proposer aux acteurs et intervenants du milieu concerné, une liste d'équipements de protection individuels (ÉPI) pour les mains et les pieds des éboueurs qui soient les mieux adaptés à leur travail. Ce document résume la première phase de l’étude, qui concerne la priorisation des risques et le choix des paramètres de protection. La seconde phase consistera en des essais d’équipements existants sur le terrain auprès d’un échantillon d’utilisateurs. Problématique Une recherche de l’IRSST (Bourdouxhe et coll., 1993) sur la sécurité du travail des éboueurs recommande, entre autres, de réaliser une étude auprès de ces travailleurs pour identifier des équipements de protection individuels (ÉPI), en particulier les gants et les chaussures, qui correspondent à leurs besoins. La littérature scientifique fait état de recherches et d’études dans les domaines du développement, de la sélection, du confort, des essais et de la normalisation d’ÉPI, mais aucune d’entre elles ne s’est intéressée à des ÉPI destinés à ce métier. Par contre, les risques d’accident et la nature du travail des éboueurs ont largement été documentés dans l’étude de Bourdhouxhe et coll. de même que dans d’autres interventions de Serge Guertin dans ce milieu. En pratique, les étapes de cette étude-ci ont consisté à établir une liste des exigences particulières du travail des éboueurs en ce qui concerne la protection des mains et des pieds, à établir une liste de paramètres qui pourraient s’appliquer de façon pertinente à des ÉPI destinés aux éboueurs, à confronter ces exigences et ces paramètres auprès d’un échantillon d’éboueurs et enfin, à inventorier les ÉPI, disponibles au Québec, dont les caractéristiques pourraient correspondre aux exigences et aux paramètres qui sont le plus recherchés par les travailleurs de ce métier. Méthodologie Les données ont été recueillies au moyen d’un questionnaire administré auprès de 60 éboueurs à l’emploi du secteur public (cols bleus) et du secteur privé. Tous les répondants effectuaient la collecte manuelle des ordures, principalement sur une benne à chargement arrière, au moment de l’étude. Deux municipalités et quatre entreprises de collecte d’ordures ménagères ont participé à l’étude. Le questionnaire comprenait quatre thèmes soit, l’importance des risques, les qualités fonctionnelles d’ÉPI pour éboueurs, les défauts des ÉPI actuels et enfin, les caractéristiques désirables pour ces ÉPI. Pour les trois premiers thèmes, les répondants devaient classer par ordre d’importance, des énoncés relatifs aux thèmes. Pour le quatrième, ils devaient attribuer un score proportionnel à l’importance qu’ils accordaient à des caractéristiques. Les données furent analysées à l’aide de tableaux croisés pour déceler les tendances majeures dans les réponses; des analyses statistiques non-paramétriques sur les rangs et des comparaisons multiples furent ensuite utilisées pour créer des regroupements priorisés de réponses. L’enquête auprès des éboueurs a été complétée par la consultation de spécialistes en ÉPI à l’IRSST et par des rencontres avec des fabricants et des distributeurs de gants et de chaussures de protection au Québec. Résultats Les risques les plus appréhendés pour les mains sont les objets piquants, les objets coupants et les produits chimiques, suivis des salissures et de la contamination bactérienne. Les agresseurs environnementaux (pluie, froid) arrivent au troisième rang. Les qualités les plus recherchées pour les gants sont de pouvoir soulever un objet lisse, mouillé, glissant ou glacé et, en deuxième lieu, d’avoir une bonne capacité de préhension. Le mauvais ajustement à la main est le principal défaut des gants actuels; la transpiration et le manque de souplesse arrivent au deuxième rang. Enfin, l’évaluation des caractéristiques attendues au moyen de scores place la protection entière de la main en premier lieu, suivi de la protection contre les piqûres et les coupures, l’adhérence aux points de prise, la protection des doigts, la souplesse et la protection contre les produits chimiques. En ce qui concerne la protection des pieds, les risques les plus appréhendés sont les objets piquants et coupants, les glissades et les chutes sur le sol glacé et l’écrasement des pieds. Les agresseurs environnementaux (froid, neige, engelure) se retrouvent dans le second groupe. L’adhérence au sol, l’absorption des chocs, le confort et la stabilité de la cheville sont toutes des qualités jugées également importantes pour les chaussures. Le manque d’imperméabilité, le fait qu’elles augmentent la fatigue et qu’elles provoquent la transpiration sont les principaux problèmes des chaussures actuelles, suivi en, deuxième place, de la rigidité et du manque de souplesse. Enfin, l’évaluation des caractéristiques attendues au moyen des scores place la stabilité de la cheville en premier lieu, suivie de la protection contre la perforation, l’absorption des chocs par la semelle, la légèreté, le support pour le pied, la protection contre les écrasements et la souplesse. Conclusion Quoique certains ÉPI déjà disponibles au Québec semblent déjà offrir un niveau de protection contre un ou plusieurs des risques évalués, aucun n’est en mesure d’assurer une protection complète aux éboueurs. Plusieurs des caractéristiques recherchées sont incompatibles, par exemple, l’imperméabilité et l’évacuation de la transpiration, ou encore la résistance simultanée aux coupures et aux piqûres. De plus, toute superposition d’éléments protecteurs dans un ÉPI peut en réduire la souplesse ou en augmenter le poids, ajoutant ainsi au travail physique déjà très important des éboueurs. L’utilisation de plus d’un d’ÉPI approprié est donc proposée dans l’attente d’avancées technologiques dans ce domaine, de même que l’ajout d’éléments de formation sur le sujet aux éboueurs. Parmi les ÉPI déjà disponibles, des essais contrôlés avec des utilisateurs sur le terrain permettront d’identifier lesquels, pour le moment, conviennent le mieux pour la protection des éboueurs au travail.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,004 | 0,008 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,003 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,012 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».