« On est maintenant capable de savoir qui regarde nos séries » : les usages socionumériques et la créativité des producteurs de télévision de langue française au Québec
Notice bibliographique
Résumé
En 2018, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes déposait son rapport final concernant la consultation publique sur l’avenir de la radiodiffusion. Celui-ci mettait en garde le gouvernement canadien face au déclin des services traditionnels de télévision et de radio en raison de la fragmentation du marché canadien provoquée par la multiplication du nombre de services en ligne disponibles pour les consommateurs (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, 2018c). \nLes services les plus populaires viennent des États-Unis et distribuent des budgets faramineux aux productions qu’ils chapeautent. La façon de travailler des producteurs d’ici est donc nécessairement impactée par cette nouvelle réalité puisqu’ils doivent redoubler d’efforts afin que le contenu produit soit reconnu par le public et obtienne des cotes d’écoute conséquentes. De plus, les producteurs doivent faire face aux enjeux du numérique qui bouleversent leur travail en raison des téléspectateurs qui ont maintenant le pouvoir d’intervenir en temps réel sur les réseaux socionumériques et, ainsi, remettre en question leurs différentes décisions créatives. \nCe mémoire se penche sur l’influence des usages en ligne des téléspectateurs sur la créativité des producteurs de télévision du Québec. À travers douze entrevues individuelles avec des producteurs et productrices du Québec, réalisées entre le 18 mars 2019 et le 11 mai 2019, nous avons exploré les moments d’influence pertinents de ceux-ci sur les décisions créatives dans un projet télévisé afin de mieux comprendre leur nouvelle réalité. Une analyse par catégorisation interprétative nous a permis d’identifier les facteurs d’influence sur la créativité, les changements dans la relation entre le public et les producteurs ainsi que les nouveaux défis du numérique. \nGuidé par les concepts des études de production de Caldwell (2008), de la créativité de Csikszentmihalyi (1998, 2014) et Lubart (2003) ainsi que de la lecture négociée des Uses & Gratifications (Breton & Proulx, 2006), nous avons cerné un nouveau mécanisme créatif, soit la vision en construction. Nous nous sommes basée sur l’agir créatif de Joas (1999) pour comprendre l’impact des interactions des téléspectateurs sur les plateformes en ligne sur les choix créatifs des producteurs. Cette vision en construction est, pour sa part, corrigée ou changée par différentes « lunettes » : les lunettes de l’expérience, de la technologie, de la qualité, des données et du social. Ce qui fait en sorte que le producteur reste toujours en contrôle des décisions qu’il prend et se voit davantage comme un gestionnaire de création qui ira confirmer sa créativité chez le public, au lieu d’aller y puiser de l’inspiration. Nous mettons donc de l’avant le fait que la rétroaction sur les médias sociaux et les données récoltées sur les plateformes d’écoute en ligne ne sont pas, au Québec, aussi importantes qu’on pourrait le croire. Ce faisant, nous voyons un modèle différent des États-Unis où, à plusieurs reprises, le public a fait changer les plans des producteurs par leur mobilisation — pensons seulement à Star Trek ou Veronica Mars qui ont réussi à avoir des saisons supplémentaires grâce aux fans. Avec les méthodes de production du Québec, où tous les épisodes sont terminés lors de la diffusion, les producteurs ne peuvent se fier à ce qu’ils retrouvent en ligne. \nAu final, même si la vision de la personne productrice peut être affectée par quelques facteurs externes, elle demeure l’élément central de la création. Elle y reviendra constamment et la construira au fil du projet grâce à son expérience ainsi qu’à son intuition, en faisant presque fi des commentaires sur les médias sociaux.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction distillée sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Apprise à partir de 10 348 étiquettes directes de Codex et de 10 348 étiquettes directes de Gemma. Le mode candidate est l'union des têtes enseignantes seuillées; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont ni des étiquettes humaines ni des étiquettes directes de modèles de pointe.
Scores Codex et Gemma par catégorie
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,000 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,007 |
| Communication savante | 0,000 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,000 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,001 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; les deux têtes enseignantes s’accordent sur ce qui est montré ici.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».