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Enregistrement W7052619374

Sexualité et hiérarchies de classe

2023· other· fr· W7052619374 sur OpenAlexaboutno aff

Notice bibliographique

RevueHAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe) · 2023
Typeother
Languefr
DomaineEngineering
ThématiquePlasma Diagnostics and Applications
Établissements canadiensnon disponible
Organismes subventionnairesnon disponible
Mots-clésContext (archaeology)Rite of passagePaid work
DOInon disponible

Résumé

récupéré en direct d'OpenAlex

La sexualité constitue désormais un objet légitime, bien qu’à développer encore, des sciences sociales du politique, et pas uniquement lorsqu’elle est déclinée sous l’angle des politiques sexuelles. C’est ce que montre le présent dossier en s’intéressant aux modes d’articulation entre sexualité et classe sociale dans différentes configurations et aux processus de hiérarchisation, de distinction et de politisation qui en résultent. Comme le rappellent Marion Maudet et Lucas Monteil dans l’article introductif, les travaux qui s’inscrivent dans ce champ de recherche ont montré comment la classe dessine les formes, les conditions d’accès et d’expérience de la sexualité, mais aussi comment la sexualité joue un rôle dans la production des frontières et des rapports sociaux de classe. La sexualité constitue conjointement un rapport de domination, qui distingue et hiérarchise les groupes sociaux, et un langage commode pour signifier – et ainsi naturaliser et légitimer – d’autres rapports de pouvoir, en particulier de classe. Si l’on sait que la sexualité est étroitement imbriquée au genre (la matrice hétérosexuelle reposant sur la distinction et la hiérarchisation des hommes et des femmes, du masculin et du féminin), les effets de son articulation simultanée avec les rapports sociaux de classe (mais aussi d’âge et de race) dépendent des configurations observées.Ces variations sont illustrées dans les quatre articles originaux qui composent ce dossier Sexualité et hiérarchies de classe. Dans le contexte post #MeToo en France, Rebecca Lévy-Guillain s’intéresse ainsi aux effets de la diffusion des discours valorisant le consentement sur les représentations de la « bonne » sexualité chez des femmes hétérosexuelles de différentes classes sociales et différents âges. À partir d’une enquête par entretiens biographiques, elle montre que le développement d’une perspective constructiviste des rôles sexuels dépend avant tout des expériences vécues et d’une disponibilité biographique rendant sensibles à ce nouveau script sexuel, les clivages de classe ne jouant qu’un rôle secondaire. Dans le même contexte, Laure Beaulieu décrypte les effets du scandale de la « ligue du Lol » dans une rédaction de la presse nationale où elle a mené une enquête ethnographique. Ici, la proximité sociale et professionnelle entre les auteurs de violences sexistes et sexuelles et les journalistes empêche la production de l’habituel cadrage qui tend à altériser socialement et racialement les auteurs de violence. La mise à distance s’opère alors par la réaffirmation de normes professionnelles distinctives visant à se différencier des journalistes incriminés. Mickaël Durand analyse quant à lui le rapport au vote de gays et lesbiennes dans la France des années 2010, à partir d’entretiens biographiques approfondis. Le rôle de l’appartenance homosexuelle varie selon son degré de conflictualisation (différent selon le milieu social et l’ancrage à gauche ou à droite) et selon le degré de compétence politique des individus. Le contexte politique s’avère également déterminant : l’appartenance homosexuelle prend davantage de poids dans un contexte de polarisation autour de l’homosexualité, où le vote peut devenir le moyen de défendre son groupe. Cet effet du contexte politique et social est également mis en évidence dans l’article de Clémentine Comer, Camille Morin-Delaurière, Alice Picard et Françoise Bagnaud, qui étudie la formation d’un espace de la cause lesbienne dans une métropole régionale française dans les années 1980 et 1990. À partir d’une ethnographie historique et d’entretiens auprès d’ex-militantes, les autrices mettent en évidence le rôle décisif des capitaux culturels et des trajectoires sociales dans la composition et le positionnement de deux associations lesbiennes des années 1980 (entre féminisme radical et lieu de sociabilité), tandis que la réduction des distances sociales entre militantes dans la décennie 1990 estompe les frontières associatives et rapproche les modalités d’appropriation de la catégorie de lesbienne.Ces enquêtes originales sur le contexte français sont complétées par un article d’Amy Hanser, un « classique » des études de genre et de sexualité au travail, paru initialement en 2005 dans la revue Gender & Society et traduit pour Politix par Hélène Boisson. La sociologue, professeure à l’Université de Colombie britannique au Canada, y analyse les performances de genre et de sexualité des employées de différents lieux de vente, dans le contexte de transition politique et économique de la Chine. L’enquête montre que la hiérarchisation entre les manières d’incarner la féminité et l’(hétéro)sexualité consolide la désirabilité du régime capitaliste chinois et légitime les nouvelles inégalités de classe, témoignant de l’efficacité du langage du genre et de la sexualité pour naturaliser les frontières sociales et politiques.Le dossier se clôt par un entretien croisé avec trois spécialistes français·es des liens entre sexualité et hiérarchies sociales. Isabelle Clair, Wilfried Rault et Sylvie Tissot reviennent sur leur parcours de recherche, la manière dont il et elles ont rencontré ces questionnements, les cuisines de leurs enquêtes – qualitatives ou quantitatives –, leurs principaux résultats et les prolongements de leurs recherches. Ce dialogue croisé très riche, servi par une grande réflexivité, permet de saisir les enjeux et apports épistémologiques du développement d’un champ de recherche novateur au cœur des sciences sociales du politique.

Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.

Comment cette classification a été obtenuedéplier

Prédiction machine sur la base complète

Imitation des enseignants

Ni prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.

score de la tête « metaresearch » (Codex)0,002
score de la tête « metaresearch » (Gemma)0,005
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cStatut de validation: machine_predicted_unvalidated
Catégories candidatesaucune
Catégories consensuellesaucune
DomaineSignal candidat: aucune · Signal consensuel: aucune
Devis d'étudeSignal candidat: Sans objet · Signal consensuel: aucune
GenreSignal candidat: Autre · Signal consensuel: Autre
Score de désaccord entre enseignants0,014
Score d'incertitude au seuil0,036

Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)

CatégorieCodexGemma
Métarecherche0,0020,005
Méta-épidémiologie (sens strict)0,0000,000
Méta-épidémiologie (sens large)0,0000,000
Bibliométrie0,0020,002
Études des sciences et des technologies0,0030,010
Communication savante0,0060,004
Science ouverte0,0000,003
Intégrité de la recherche0,0010,001
Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger)0,0110,001

Scores machine (provisoires)

Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.

Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.

Tête enseignante Opus0,012
Tête enseignante GPT0,227
Écart entre enseignants0,215 · la distance entre les deux têtes enseignantes sur ce seul travail
Statut de validationscore_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découle

Classification

machine, non validée

Prédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.

Les modèles n’ont appliqué aucune catégorie : rien dans la taxonomie ne correspondait à ce travail.
Devis d'étudeSans objet
Domainenon disponible
GenreAutre

Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».

En bref

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Publié2023
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