Les conséquences de la chasse au gros gibier chez deux omnivores opportunistes
Notice bibliographique
Résumé
La chasse peut entraîner plusieurs conséquences chez les populations animales exploitées, incluant la sélection de certains traits comportementaux et des changements de comportement induits par un paysage de la peur. Les activités de chasse peuvent être perçues comme une menace par les animaux qui ne sont pas ciblés et ces derniers modifient leur comportement de façon à moduler leur exposition au risque perçu. Les conséquences de la chasse ne se limitent donc pas qu’aux espèces ou groupes démographiques ciblés par les activités de chasse; cependant, peu d’études ont réellement tenté de documenter les effets de la chasse sur les espèces non ciblées et, plus particulièrement, chez les carnivores qui peuvent autant percevoir les chasseurs comme une menace qu’une source d’accès à la nourriture. En effet, une pratique courante chez les chasseurs est d’éviscérer le gibier sur le site d’abattage, ce qui augmente considérablement la quantité de biomasse disponible pour les charognards. Toutefois, consommer cette ressource pourrait être désavantageux sur le long terme. La chasse est une importante source d’émission de pollution puisque la majorité des chasseurs de gros gibier utilisent des munitions en plomb. Ces munitions se fragmentent après avoir atteint leur cible et incrustent des millions de fragments de plomb qui peuvent ensuite être ingérés par des charognards qui se nourrissent des restes d’abattage jetés par les chasseurs. En temps normal, il est avantageux d’adopter des comportements charognards, mais cela devient inadapté durant la période de chasse puisqu’une grande quantité de plomb se retrouve dans les restes d’abattage et que les charognards n’ont aucun moyen d’évaluer ce risque. L’objectif de ma thèse de doctorat était de documenter les conséquences de la chasse au gros gibier chez deux omnivores opportunistes. Mes travaux peuvent être divisés en deux grandes sections: une première sur les effets de la chasse sur le comportement de l’ours brun (Ursus arctos) Scandinave et une deuxième sur le lien entre la distribution des sites d’abattage de gros gibier et le risque d’exposition au plomb chez l’ours brun Scandinave en Suède et l’ours noir d’Amérique (Ursus americanus) au Québec. Les différents chapitres de cette thèse ont pu être réalisés grâce à des collaborations avec le Scandinavian Brown Bear Research Project (SBBRP) et le ministère des forêts, de la faune et des parcs du Québec. Le SBBRP réalise un suivi longitudinal de la population suédoise d’ours bruns depuis 1985 et plusieurs individus sont munis d’un collier GPS permettant de suivre leurs mouvements. Dans le chapitre 2, j’ai documenté la réponse des ours bruns face à la chasse à l’orignal (Alces alces) en Suède. J’ai montré que les ours évitent les sites d’abattage d’orignaux tant durant le jour que durant la nuit et qu’ils augmentent la sélection d’habitats moins favorables aux chasseurs durant les périodes de chasse à l’ours et à l’orignal. Cela suggère que les restes d’abattage n’ont pas un effet attractif chez les ours en Suède et que ces derniers ne font pas la différence entre les chasseurs d’ours et les chasseurs d’orignaux, puisqu’ils adoptent des tactiques d’anti-prédation similaires durant les deux périodes de chasse. Dans le chapitre 3, j’ai montré que la protection légale contre la récolte n’avait pas d’impact au niveau de la perception du risque chez les groupes protégés. Cela n'est pas surprenant en soi, mais mes résultats montrent que les femelles avec des jeunes dépendants se déplacent plus rapidement lorsqu’elles sont près des routes durant les heures légales de chasse. Cette réponse pourrait augmenter les coûts de locomotion chez les femelles avec des jeunes dépendants, et ce, malgré la protection dont elles bénéficient. Dans les chapitres 4 et 5, j’ai montré que les concentrations de plomb dans les tissus de deux espèces d’ours varient en fonction de la distribution des sites d’abattage. Ces résultats indiquent que les ours sont plus exposés au plomb dans les zones où il y a plus de chasse. Pour le moment, nous ne savons pas si les augmentations observées sont suffisantes pour induire des effets délétères chez les ours, mais les effets néfastes du plomb peuvent être observés à de très faibles concentrations. Il est donc possible que les chasseurs de gros gibier créent un piège évolutif pour les mammifères charognards comme c’est le cas pour les charognards aviaires. Dans le chapitre 5, j’ai aussi utilisé une fonction de sélection de ressources afin de prédire la distribution des sites d’abattage d’orignaux à l’intérieur de notre aire d’étude en Suède. Cette utilisation novatrice de la fonction de sélection de ressources pourrait être aisément répliquée dans d’autres systèmes d’étude et ainsi améliorer nos connaissances sur le lien entre la distribution des sites d’abattage et le risque d’exposition au plomb provenant des munitions chez les charognards. À travers les différents chapitres de cette thèse, j’ai montré que la chasse pouvait entraîner des conséquences variées chez les espèces ou les groupes démographiques qui ne sont pas convoités durant les activités de chasse. Les chasseurs peuvent induire des réponses anti-prédatrices chez plusieurs espèces; ces réponses peuvent être associées à des coûts nutritionnels ou une augmentation des dépenses énergétiques durant une période critique juste avant l’hiver. Les chasseurs sont aussi d’importants émetteurs de plomb dans l’environnement, ce qui pose un risque pour la santé des charognards qui se nourrissent des restes d’abattage jetés durant la période de chasse. L’exposition au plomb provenant de la chasse est un piège évolutif bien documenté chez les charognards aviaires et j’ai montré que les mammifères pouvaient aussi s’exposer au plomb de la même façon. Si des effets délétères de cette exposition venaient à être détectés chez les mammifères, le piège évolutif pourrait s’étendre à d’autres groupes de charognards.
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,000 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,001 |
| Communication savante | 0,001 | 0,000 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».