« Nous ne vendons pas des petits pois! » : évolution du mandat commercial de la Société des alcools du Québec (1971-1994)
Notice bibliographique
Résumé
Les exercices commémoratifs entourant le récent centième anniversaire de la Société des alcools du Québec (SAQ) font usage d’un récit arrimant avant-gardisme politique, art de vivre et évolution sociétale, et témoignent des discours identitaires logés au cœur de cette institution. Créée en 1971, la SAQ se distingue de ses prédécesseures, la Régie des alcools du Québec (1961-1971) et la Commission des liqueurs de Québec (1921-1961), par sa vocation exclusivement commerciale. Délestée de son rôle de surveillance, l’histoire de cette société d’État retient davantage l’attention de la recherche en économie, en administration et en santé publique qu’en histoire. Du reste, aucune étude ne s’est attardée attentivement aux produits qu’elle commercialise autrement que pour leur nature alcoolisée. Cette recherche s’intéresse à la position qu’occupe le vin dans les pratiques commerciales de la SAQ, depuis sa création en 1971 jusqu’au lendemain de l’annonce de son « virage commercial » en 1994. Pour ce faire, nous retraçons les discours de légitimation de la direction de la SAQ et des élus de manière à problématiser le récit identitaire entourant l’évolution de la consommation du vin dans la province. Deux grandes tendances gravitant autour du vin émanent de notre recherche : soit le vin comme objet témoin des orientations économiques de l’État québécois et comme objet acteur de transmission d’un savoir-boire culturel. Ainsi, l’absence de vignobles commerciaux lors de la création de la SAQ n’a pas éteint le désir de développer une industrie vinicole au Québec ni empêché l’affiliation culturelle entre la boisson et culture québécoise. Ce travail est divisé en trois périodes constituant trois tableaux permettant de cerner l’évolution des justifications du mandat commercial de l’entreprise publique. Celles-ci sont balisées par les différentes législations ayant marqué la SAQ en matière de vente de vin. La période 1971-1978 est caractérisée par l’excitation des « temps nouveaux » qu’incarne la nouvelle mouture de l’intervention publique et renvoie au contexte de la Révolution tranquille. Le vin devient un vecteur d’un savoir-boire permettant la conciliation entre promotion de la modération et croissance des ventes. La période 1978-1983 s’ouvre avec l’adoption du projet de loi 21 en 1978 permettant la vente de vins embouteillés dans la province dans les épiceries et dépanneurs indépendants, déclenchant l’essor du secteur industriel de fabrication de vin. Débute au même moment une période marquée par des conflits aux échelles locale et transnationale qui pousse l’État à remanier l’échiquier commercial en 1983. La dernière période étudiée (1983-1994) situe le coup d’envoi du virage commercial de la SAQ dans le dépôt du projet de loi 29 en 1983 lors duquel nous assistons à une rupture du consensus établi en 1971. Ce repositionnement stratégique jette les bases contemporaines de la société d’État. \n_____________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Société des alcools du Québec, vin, État québécois, rapport Thinel, savoir-boire, industrie vitivinicole, oenophilie, biographie culturelle, gastronomie.
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,000 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,006 | 0,003 |
| Communication savante | 0,002 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,009 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».