L'Administration des biens d'autrui dans le code civil du Québec
Notice bibliographique
Résumé
C'est un honneur pour moi d'être invitée à m'adresser à vous une seconde fois sur un thème relié à la codification et particulièrement pour parler de l'administration du bien d'autrui, un sujet intégré à notre code et auquel j'ai consacré l'essentiel de mes recherches récentes. Revista Catalana de Dret Privat [Societat Catalana d'Estudis Jurídics]Vol. 3 (2004), p. 17-26 les incohérences étaient largement observées dans les cas nombreux où l'administration ne relève pas strictement de la représentation conventionnelle.Ainsi qu'il est facile de constater, dans la législation, la doctrine et la jurisprudence, on a pris l'habitude de considérer qu'il y a mandat dès lors qu'une personne est habilitée à faire des actes juridiques destinés à produire leurs effets dans le patrimoine d'autrui.Ce réflexe d'en déduire toujours un mandat, ou une représentation, n'est pas propre au droit québécois; il s'observe aussi dans les autres pays de droit civil.Ce que notre droit a de singulier à cet égard cependant, c'est que, influencé par les solutions retenues ailleurs au Canada, il a, dans quelques cas, préféré, à la qualification de mandataire -de la personne qui administre pour autrui-, celle de trustee, de propriétaire «sui generis» ou de titulaire des biens administrés, comme on le fait dans la tradition de Common Law.Le fait que le mandat ait été le principal contexte où sont formulées les règles relatives aux effets des actes juridiques accomplis sur le bien d'autrui, explique probablement la pratique de recourir à cette qualification.Or, il faut bien voir que, pour ce qui est des effets des actes juridiques accomplis, on peut assimiler, sans trop d'inconvénients, l'administration du bien d'autrui et le mandat.Mais il en va autrement des rapports entre l'administrateur et le bénéficiaire ou «autrui», lorsqu'il n'est pas un mandant véritable.L'impropriété ou l'inapplicabilité des règles du mandat devient alors manifeste: la faculté pour le mandant de révoquer en tout temps le mandat, l'interprétation restrictive de la procuration -ou de l'étendue des pouvoirs d'un mandataire-, l'absence de mesures efficaces de surveillance et de contrôle du mandataire, montrent suffisamment qu'un régime conçu pour la représentation conventionnelle n'a pas forcément vocation à régir généralement toute administration du bien d'autrui.De là, le besoin, fort ressenti en pratique, d'empêcher l'application de certaines règles du mandat en ayant recours à divers palliatifs qui vous sont familiers: mandat irrévocable, mandat d'intérêt commun, mandat commercial, mandat post mortem, mandat sans représentation, mandat social, et j'en passe.3. Les choix législatifs.Dès lors qu'il était décidé qu'un régime général d'administration devait être élaboré dans le Code, le législateur québécois était placé devant l'alternative suivante: soit il pouvait prendre acte de la pratique de considérer le mandat comme l'archétype de l'administration pour autrui et en transformer le régime afin qu'il ait une véritable portée générale; soit il pouvait maintenir le mandat comme la source de la représentation conventionnelle et entreprendre, par ailleurs, de codifier les règles tirées de divers cas particuliers d'administration, mais dont le caractère de généralité est suffisant pour révéler leur applicabilité à tout administrateur.Le législateur québécois a opté pour cette dernière solution.Il a choisi de codifier les normes devant régir l'administra-
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,004 | 0,009 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,002 |
| Études des sciences et des technologies | 0,015 | 0,005 |
| Communication savante | 0,010 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,002 |
| Intégrité de la recherche | 0,006 | 0,007 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,018 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».