Extraction et purification des éléments de terres rares et autres métaux à partir des déchets de piles non triés.
Notice bibliographique
Résumé
Avec l’essor des nouvelles technologies, le marché des piles et des batteries rechargeables ne cesse de croître. Peu importe leur typologie, leur gestion en fin de vie soulève des problématiques tant au niveau de leur contenu que de leur quantité. Ces déchets contiennent des teneurs élevées en éléments et métaux toxiques (le zinc, le manganèse, le nickel, le cadmium, etc.) mais, qui ont aussi un fort intérêt économique. Dans l’ensemble des procédés développés, un tri est préalablement intégré car, les piles sont traitées en fonction de leur composition chimique. Ce tri reste largement manuel et nécessite une logistique bien définie qui limite le potentiel du recyclage. L'objectif de ce projet est de développer une filière technologique permettant l’extraction et la purification des éléments de terres rares (ETR) et autres métaux à partir des déchets de piles non-triés ou de piles mélangées. Les travaux réalisés comportent trois axes. Le premier étant d’optimiser les conditions de solubilisation des ETR et autres métaux provenant des déchets de piles nickel-hydrure métalliques (Ni-MH) ; le deuxième axe implique de développer et d'évaluer la performance économique d'un processus complet de récupération du nickel (Ni), du cobalt (Co) et des ETR à partir des déchets de piles Ni-MH. Le troisième et dernier axe vise la définition d’un procédé technologique d’extraction et de récupération des ETR et autres métaux (zinc (Zn), manganèse (Mn), cadmium (Cd), cobalt (Co) et nickel (Ni)) dans les déchets de piles non triés. Dans la mise en œuvre de l’optimisation des conditions de solubilisation des ETR à partir des déchets de piles Ni-MH, les métaux contenus dans la poudre de pile ont été analysés. Il en ressort de cette caractérisation les teneurs majoritaires suivantes : 548 g/kg de nickel, 45 g/kg de lanthane, 32 g/kg de cobalt, 22 g/kg de zinc, 15 g/kg de néodyme, 12 g/kg de samarium et 11 g/kg de cérium. À la suite de la solubilisation des métaux en présence d’acide sulfurique (H2SO4), l’optimisation des conditions opératoires (concentration en acide, pourcentage solide/liquide, temps de lixiviation et température) s’est faite avec un plan d’expérience et une approche statistique en utilisant la méthode de Box-Behnken. Le meilleur rendement a été obtenu avec 2 M de H2SO4, un ratio solide/liquide de 10%, à 60°C pendant 90 min. Ces paramètres optimaux ont permis de solubiliser 81% de Ni, 99% de Co, 70% des ETR. Après l’étape d’optimisation de la lixiviation, la mise en place de la filière de traitement du Ni, du Co et des ETR à partir des déchets de piles Ni-MH débute par la précipitation sélective des ETR au moyen du NaOH à pH 1,6. Dans le but d’augmenter le rendement de précipitation obtenu, le précipité a été purifié après une resolubilisation dans de l’acide nitrique. Le Ni et le Co sont séparé à la suite d’une extraction par solvant à l'acide phosphorique bis(2-éthylhexyle) (D2EHPA) suivie d’une autre à l'acide phosphinique bis(2,4,4-triméthylpentyl) (Cyanex 272). À la fin du processus, les ETR, le Ni et le Co ont été récupérés sous forme d'oxydes après leurs précipitations sous forme d'oxalates. Les oxydes de terres rares, de nickel et de cobalt obtenus ont des puretés respectives de 97,6%, 97,2% et 93,2%. Concernant l’étude technicoéconomique, elle a été menée à l'aide du logiciel SuperPro Designer. Dans cette modélisation, la capacité de l'usine de production a été fixée à 1,0 t de poudre de piles usée par heure pour une période de fonctionnement de 8 h / j et 250 jours par an. L'investissement total en immobilisation a été estimé à 26,9 millions de dollars avec une période de récupération de 1,58 an. Pour une durée de vie du projet de 15 ans, la valeur actualisée nette de ce projet est estimée à 95,9 M$, avec un taux d'intérêt de 7%. Le taux de rendement interne estimé à 46,1%, a été considéré comme acceptable et économiquement viable. Pour la réalisation du procédé visant à extraire les métaux à valeur des déchets de piles non triés, la lixiviation est réalisée en deux étapes avec comme agent lixiviant l’acide sulfurique associé à du métabisulfite de sodium (Na2S2O5). Elle a entraîné la solubilisation de 84% de ETR, 100% de Fe, 100% de Zn, 100% de Cd, 100% de Mn, 100% de Ni et 97% de Co. Les ETR sont ensuite récupérés par précipitation de doubles sulfates, suivis d'une étape de reprécipitation sous forme d'oxalates. Le précipité produit est calciné pour former un concentré d'oxyde de terres rares d’une pureté de 95%. Après la récupération des ETR, le fer est éliminé par précipitation d'hydroxyde à pH 4, tandis que le zinc est séparé par extraction par solvant (30% Cyanex 272 + 5% phosphate de tributyle, rapport Organique/Aqueux = 0,4, pH 2,5-2,8) et électrodéposé avec une pureté de 99,96% à pH 2. Postérieurement, le Cd et le Mn sont séparés des autres métaux par extraction par solvant (30% D2EHPA + 5% TBP, rapport O/A = 2, pH 2,7-2,9) et précipités sélectivement sous forme de sulfure de cadmium avec une pureté de 83% à pH 7-8 et de carbonate de manganèse à pH 9,5-10,5. Le carbonate de manganèse est ensuite calciné pour produire de l’oxyde de manganèse de pureté 96%. Dans la continuité de l’extraction sélective, le cobalt est séparé du nickel par extraction par solvant (10% Cyanex 272 + 5% TBP, rapport O/A = 1, pH 5,7-6,5). Ces deux métaux sont récupérés par formation d'oxalates et calcinés par la suite pour former de l'oxyde de cobalt (pureté de 79%) et de l'oxyde de nickel (pureté de 97%).
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,001 |
| Études des sciences et des technologies | 0,001 | 0,000 |
| Communication savante | 0,001 | 0,001 |
| Science ouverte | 0,000 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,001 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,003 | 0,002 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».