Espaces de sociabilités queers à Montréal : expériences vécues dans un contexte de gentrification
Notice bibliographique
Résumé
L’élargissement de la tolérance à l’égard des personnes queers a mené à un désenclavement de leurs urbanités, souvent illustré par le désinvestissement des quartiers gays par les nouvelles générations. Pour autant, cette dissolution du queer au sein du tissu urbain ne semble pas s’être faite de manière si uniforme : les nouveaux quartiers perçus et vécus comme queer-friendly correspondent souvent à des quartiers gentrifiés, ou en voie de l’être, à l’image du Mile-End à Montréal (Podmore, 2019). Dans ces mêmes environnements domine un idéal de diversité, de convivialité et d’ouverture – autant de valeurs bourgeoises modernes, où l’acceptation de la différence et le culte de l’alternatif sont de bon goût (Tissot, 2011, 2018, 2021). C’est une gentrification impulsée par des classes disposant d’un capital culturel valorisé, où l’on retrouve des artistes, des personnes queers, qui deviennent alors les symboles d’une urbanité glamour et subversive. Un culte de la diversité dont les limites se calquent sur les frontières de classe sociale : les personnes queers intégrées aux valeurs bourgeoises deviennent l’archétype d’une urbanité moderne et attractive. Les esthétiques qui leur sont associées forment alors une sous-culture hégémonique dessinant les normes d’un queer désirable, devenant socialement et spatialement un outil de distinction (Demetriou, 2015 ; Bourdieu, 1979). Se pose alors la question de la persistance d’un queer subversif, dans des sphères sociales où les enjeux d’inclusivité et de déconstruction du privilège sont centraux. En tant que lieux souvent observés sur les lignes de front de la gentrification, je m’intéresse dans cette recherche aux espaces de sociabilités queers, dans tout ce qu’ils peuvent (ou non) avoir de fluide, d’inclusif, de dispersé et de militant. Ceci dans la perspective de répondre à la problématique de recherche suivante : comment est vécue et perçue la gentrification dans un contexte urbain où le queer est valorisé par les classes dominantes ? Dans une perspective phénoménologique et auto-ethnographique, je déploierai une méthodologie qualitative reposant sur deux outils : des observations directes au sein de divers espaces de sociabilités queers situés dans des quartiers se trouvant à différents stades de gentrification, et des entrevues semi-dirigées auprès de personnes queers pour comprendre la perception qu'iels ont de leur expérience urbaine. Les résultats montrent la volonté de maintenir des espaces de sociabilités inclusifs et militants, quand bien même un décalage entre les discours et l’accessibilité réelle semble être vécu. La difficulté rencontrée à aborder l'objet de la gentrification et à se situer par rapport à celle-ci ramène à l'enjeu de la positionnalité des personnes queers au sein de la gentrification marginale. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : queer, espaces de sociabilités, gentrification, distinction sociale, habitus, capital culturel, inclusivité, performance, sous-culture hégémonique
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,002 | 0,003 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,001 | 0,003 |
| Études des sciences et des technologies | 0,035 | 0,025 |
| Communication savante | 0,008 | 0,004 |
| Science ouverte | 0,003 | 0,007 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,004 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,009 | 0,000 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».