Eighteenth-Century Fiction, vol. 18, n o 4, McMaster University, Hamilton, Ontario, Canada, 2006, p. 405-556.
Notice bibliographique
Résumé
Nathalie ALZAS, La Liberté ou la mort.L'effort de guerre dans l'Héraut pendant la Révolution, préface de Christine PEYRARD, Aix-en-Provence, Publications de l'Université de Provence, 2006, 296 pages.Le poids de la guerre en matière économique, sociale, politique et culturelle, n'a jamais été aussi bien précisé que dans l'ouvrage de Nathalie Alzas, qui plus est sur la base d'un espace géographique particulièrement contrasté, l'Hérault.A `l'inverse d'une vision de la guerre réduite à des affrontements violents et localisés dans un climat de guerre civile et de lutte contre les armées étrangères, l'impact de la guerre s'avère ici décisif pour comprendre l'ancrage des institutions et des nouvelles valeurs dans la conscience collective jusqu'au point où les rumeurs d'invasion réactivent des peurs ancrées en profondeur dans l'inconscient collectif.De même apparaissent, par contraste, des formes d'action orientées par la guerre vers toutes sortes de sujets de contestations, de solidarités, voire de résistances.N. Alzas montre également que les visages multiformes de l'ennemi mis en place dès 1792 dans des formulations diversifiées s'unifient en l'an II dans l'acte de « faire perdre sa vie » à l'ennemi, réduit ordinairement à la volonté terroriste et pourtant présent dans la quotidienneté des mots et des attitudes.Nous retiendrons aussi la figure inverse du héros, chargé de « donner sa vie », à la lecture du passage fort bien documenté dans le chapitre VII sur la fabrication du héros au travers de la personne du député Beauvais victime des fédéralistes.Certes, il s'agit là d'une héroïsation en partie manquée au plan national, mais qui prend régionalement valeur d'exemple en matière de diffusion de la parole des sociétés populaires.Notons d'ailleurs que, si la préoccupation initiale de N. Alzas est d'insister sur l'action des administrations révolutionnaires locales dans l'effort de guerre, ce sont en fin de compte les sociétés populaires qui apparaissent en l'an II comme le vecteur principal de la dynamique de guerre, tout particulièrement au travers de la mobilisation et des prises de parole en faveur de la patrie.Les femmes y trouvent ainsi leur place en favorisant l'organisation des besoins les plus immédiats en temps de guerre.Soulignons enfin que l'examen minutieux des textes concernés, et tout particulièrement de leur vocabulaire, contribue à donner encore plus d'épaisseur au propos de l'historienne dont Christine Peyrard souligne dans l'introduction qu'il contribue à faire de la guerre un acteur fondamental de la compréhension du fait révolutionnaire.Jacques GUILHAUMOU Christelle BAHIER-PORTE, La Poétique d'Alain-René Lesage, Paris, Honoré Champion (Coll.« Les dix-huitièmes siècles »), 2006, 779 p. La thèse de C. Bahier-Porte se propose d'envisager Lesage comme écrivain, et d'étudier toute son œuvre littéraire, tant narrative ou moraliste que dramatique.Vaste programme, qui intègre une lecture chronologique et génétique, et qui s'ordonne selon une thèse, celle d'une littérature « critique » d'elle-même autant que du monde -et cette littérature se révèle alors « totale ».Une grande attention est portée aux corrections, réécritures et paratextes, en tant qu'ils traduisent un DIX-HUITIE `ME SIE `CLE, n o 39 (2007) Société Française d'Étude du Dix-Huitième Siècle | Téléchargé le 14/04/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 179.61.183.234)Bayle n'est pas pour H. Bost le sceptique ou l'athée dénoncé de son temps et revendiqué comme un prédécesseur par le Siècle des Lumières.H. Bost retrace avec précision cette quête de la vérité et de la justice obstinément menée par « un homme libre, un esprit libre », qui entraîne la sympathie pour une personnalité hors du commun, sévère, exigeante et courageuse, comme pour ses combats.Il n'en gomme pas pour autant quelques faiblesses de son caractère et les difficultés persistantes d'une exacte appréciation de ses écrits.Il éclaire aussi bien des aspects de l'histoire des protestants français sous le règne de Louis XIV dans le royaume de France et dans le « Refuge huguenot ».Claude LAURIOL Loïc CHALMEL, Oberlin, Le pasteur des Lumières, Strasbourg, La Nuée Bleue, DNA, 2006, 240 p. Peut-on dire que cet ouvrage brosse le portrait fidèle d'une gloire locale plutôt méconnue ?On pourrait avoir l'impression, sauf à être natif du lieu : Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826) est un personnage aussi obscur et effacé que peut l'être le Ban de la Roche (Steintal), cette vallée déshéritée des Vosges alsaciennes dont bien des Français ignorent jusqu'au nom et où régnait, au 18 e siècle et jusque vers la fin du 19 e , une misère ahurissante.L'ouvrage se présente comme une modeste chronique écrite au jour le jour.Elle rend compte dans le détail de l'extrême dénuement des habitants de ces hameaux isolés du monde réussissant tout juste à survivre grâce à un labeur ingrat et peu rémunérateur sur une terre aux maigres ressources.A `ce titre, c'est un témoignage extrêmement émouvant et écrit, de surcroît, dans une langue précise, souple et agréable.Mais on s'aperçoit vite que les apparences sont trompeuses.Oberlin est bien plus qu'un pasteur exerçant son modeste ministère, comme beaucoup d'autres, dans l'anonymat.Il s'agit au contraire d'une figure d'exception que l'auteur n'a pas appelé en vain « Le pasteur des Lumières ».Il l'est à un double titre : il porte en lui la lumière d'une foi chrétienne inébranlable et celle, qu'il ne juge pas incompatible avec la première, d'une pensée où prédomine la rationalité de l'esprit français des Lumières et celui de l'Aufklärung allemande.Il saura, toujours à l'écoute des plus humbles et des plus déshérités, leur apporter la consolation de la foi et surtout, comme pour l'asseoir plus sûrement, le secours indispensable de son savoir et de son érudition au service d'un dévouement sans faille.E ´mule de Zinzendorf et des Frères Moraves, il est animé d'une foi piétiste que sous-tendent une tolérance et un amour désintéressés dont toute polémique religieuse et tout fanatisme sont exclus.Ce n'est pas pour rien qu'il se nomme lui-même un « catholique évangélique ».Cette foi ardente ne va pas sans un mysticisme profond dont les considérations eschatologiques font d'Oberlin un proche parent des théologiens et théosophes d'expression allemande avec lesquels il correspond.C'est ainsi qu'il entretient une correspondance avec le théosophe de Francfort Johann Friedrich von Meyer (1772-1849), qu'il fréquente les poètes Jakob Michael Reinhold Lenz (1751-1792) et Gottlieb Conrad Pfeffel (1736-1809), la prophétesse Julie de Krüdener (1764-1824) au parcours quelque peu agité, et surtout Johann Kaspar Lavater (1741-1801) dont il partage l'engouement pour la physiognomonie.Il tisse également de solides liens d'amitié avec Johann Heinrich Jung-Stilling (1740-1817), le théosophe de Siegen dont le prophétisme apocalyptique se double d'un désir ardent de pénétrer au cœur du monde des esprits invisibles.Oberlin le suit avec délice sur ce terrain tout aussi périlleux que contestable.Fidèle à sa devise « plus bas et plus haut », il a légué à la postérité un curieux schéma théologique joliment colorié qui représente la limite entre le monde d'icibas et l'hypothétique au-delà (p.52).De plus, il distribue volontiers à ses ouailles une feuille imprimée aux couleurs chatoyantes représentant l'étagement des « demeures des trépassés » depuis le sombre enfer jusqu'aux célestes contrées Société Française d'Étude du Dix-Huitième Siècle | Téléchargé le 14/04/2026 sur https://shs.cairn.info(IP
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Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,000 | 0,002 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,001 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,001 | 0,000 |
| Bibliométrie | 0,002 | 0,005 |
| Études des sciences et des technologies | 0,006 | 0,005 |
| Communication savante | 0,005 | 0,002 |
| Science ouverte | 0,001 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,001 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,067 | 0,013 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».