Bibliographic record
Abstract
Mon propos aujourd'hui consistera a tracer en tres grandes lignes un chapitre de l'histoire europeenne des idees et des mentalites; plus exactement, a presenter une version particuliere de ce qu'on a pu appeler le desenchantement du monde. Je me situe donc a l'interieur d'une histoire dont les grandes lignes sont relativement connues, une histoire qui prend pour point de depart la profonde transformation dans la nature du sacre dont l'espece humaine a toujours eprouve le besoin. Ce sacre a cesse d'etre situe dans un ailleurs, dans le royaume invisible des dieux, et il a ete transfere a l'interieur du monde humain lui-meme. Il s'agit la d'un processus de longue haleine, aux origines lointaines, mais qui s'est brusquement accelere a partir du debut du XIXe siecle, a la suite des grandes revolutions americaine et francaise. La forme la plus voyante de ce transfert du sacre depuis le ciel jusqu'a la terre consiste dans le remplacement du culte des dieux par celui d'entites humaines collectives. La nation, le peuple deviennent des causes qui justifient le sacrifice des individus. Plus tard dans le siecle, ce sont des collectivites d'une autre nature qui se trouvent erigees a cette place: une race superieure a toutes les autres, une classe meritant d'occuper la premiere place. Au XXe siecle, nous avons decouvert que ces nouvelles idoles entrainaient les peuples dans des rites particulierement sanglants: les nationalismes ont ete responsables des millions de victimes des deux guerres mondiales; les totalitarismes ont entraine la mise a mort de millions d'autres. Cette page-la de l'histoire est tournee; mais s'il ne s'incarne plus dans des entites collectives, ou se cache aujourd'hui le sacre? A vrai dire, au moment meme ou se formulent les premieres versions d'un sacre humain collectif, qui voient le divin s'incarner dans la nation, la race ou la classe, s'en affirme aussi une toute autre version — individuelle, et non
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.005 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.034 |
| Scholarly communication | 0.011 | 0.007 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.003 | 0.008 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".