L'Assiette des fictions: Enquêtes sur l'autoréflexivité romanesque (review)
Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: L'Assiette des fictions: Enquêtes sur l'autoréflexivité romanesque Alain Montandon (bio) Jan Herman, Adrien Pachoud, Paul Pelckmans et François Rosset, éds. L'Assiette des fictions: Enquêtes sur l'autoréflexivité romanesque. Louvain: Peeters, 2010. vi+490pp. 45€. ISBN 978-90-429-2196-2. Cet ouvrage réunit les actes de deux colloques tenus aux universités de Lausanne et de Leuven en 2007 avec de nombreuses contributions dont la diversité et la qualité font tout l'intérêt d'une recherche consacrée à l'autoréflexivité des romans d'Ancien Régime. Ainsi qu'il est annoncé, nombre de ces fictions, « tout en construisant des univers artificiels entre expérience du réel, investigation des possibles et produits de l'imagination, renvoient au lecteur une interrogation pluridimensionnelle sur les constituants, le statut, la motivation, les valeurs heuristiques de la fiction elle-même ». L'autoréflexivité prend des formes multiples: figures incarnant la réflexivité elle-même, scènes ou décors mettant en valeur la dimension spatiale des fictions, séquences narratives, objets signalant fictionalité (ainsi la subtile analyse de F. Rosset concernant les faux-monnayeurs), dimensions génériques. Aussi les contributions abordentelles des perspectives aussi fécondes qu'originales. Les œuvres exemplaires sont bien présentes: Don Quichotte, le Roman comique, Gil Blas, La Nouvelle Héloïse, Jacques le Fataliste, le Manuscrit trouvé à Saragosse, mais également des œuvres moins attendues comme La Prétieuse ou le mystère des ruelles, Clélie, les Nouvelles françaises, Paul et Virginie, etc. [End Page 544] Jan Herman en partant de la grotte de Montesinos et s'intéressant à la figure de Merlin et ses descendances modernes que sont les démiurges comme Gelin, Mme de Merteuil ou le scheik des Gomelez reprend les quatre formes de l'autoréflexivité mentionnée. La figure de Merlin et ses suites est celle d'une voix qui raconte et dont la nature vocale recèle sa puissance réflexive. Figure auctoriale inséparable d'un décor particulier, elle est liée à des séquences narratives où plusieurs univers se superposent et enfin Merlin est inséparable d'une série d'objets emblématiques, à commencer par le Graal du livre. J.-P. Sermain montre comment l'autoréflexivité, loin de se séparer de la mimésis, y contribue à sa manière. L'analyse qui part de Cervantès passe par Marivaux, Bibiena, le roman libertin, le conte de fées, Diderot, etc. jusqu'à Madame Bovary, pour dégager trois champs de lecture réflexive: le mode fictionnel, les symboles de l'histoire et les relations inter-littéraires. Le matériau alchimique semble être une occasion de réflexion sur les pouvoirs de la fiction, ce que Anne-Elisabeth Spica analyse avec profondeur en partant de la représentation fictionnelle des symboles alchimiques qui prennent une valeur métalittéraires dont elle signale trois grandes modalités et en particulier la réversibilité topique qui pointe les procédés narratifs et génériques. La polysémie des images, les procédés de métaphorisation en particulier avec le Voyage des Princes fortunés est aussi le corpus d'enquête de Martial Martin. Adrien Paschoud n'a pas de difficultés à souligner combien l'Autre monde de Cyrano de Bergerac est un laboratoire fictionnelle de haute densité et comment le savoir alchimique acquiert un « effet de tremblé ». Catherine Ramond s'intéresse quant à elle à l'intrusion du théâtre dans le roman dont elle explore divers aspects au xviiie siècle, chez Marivaux, Laclos, Gueullette et bien d'autres (Baculard d'Arnaud, Louvet de Couvray). Parmi les lieux signalétiques de l'autoréflexivité, sont présents par exemple les couvents analysés par Monika Kulesza dans les romans de Catherine Bernard, la grotte des voleurs de Gil Blas examinée par Hélène Cussac. Nathalie Kremer voit dans la métamorphose un lieu privilégié d'exercice de l'autoréflexivité, rappelant que l'histoire de Pygmalion mettant en scène la vie d'une statue par le regard amoureux de son créateur m...
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.003 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.024 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".