Savoirs et fictions: vers une théologie de la posture érotique dans le roman anticlérical
Bibliographic record
Abstract
Genre romanesque et religion Savoirs et fictions: vers une théologie de la posture erotique dans le roman anticlérical Mladen Kozul Tout chercheur voulant approfondir l'aspect théologique du roman erotique anticlérical du XVIIIe siècle vérifie rapidement l'observation de Robert Darnton selon laquelle la littérature clandestine de l'époque s'avère particulièrement rebelle aux efforts taxino miques. Dans ce corpus, remarque-t-il, «les genres et les thèmes se croisent, se chevauchent, se recopient, se plagient à un point tel qu'on finit par ne plus distinguer un roman d'une chronique scandaleuse et un récit pornographique d'un traité de métaphysique ».1 Toute tentative rigide de distinguer les genres ou types discursifs qui composent cet ensemble textuel pécherait par anachronisme et risquerait de rendre peu visibles les mécanismes culturels, langagiers ou (inter)textuels auxquels il doit son existence. Mais la difficulté pourrait être en partie levée si l'on prend au sérieux le terme de «livre philosophique», outil qui permettait aux lecteurs du XVIIIe siècle de penser l'homogénéité d'un grand nombre de textes disparates.2 Aussi étranger à la taxinomique générique de l'histoire 1 Robert Darnton, Édition et sédition (Paris: Gallimard, coll. NRF Essais, 1991), p. v. 2 Pour le terme de «livre philosophique», voir Darnton, Edition etsédition, p. 1 1. Voir aussi les analyses de l'homogénéisation des genres par les mécanismes censoriaux de Marc André Bender, Libertinage etfigures du savoir. Rhétorique et roman libertin dans la France des Lumières (Saint-Nicolas, QC, et Paris: Les Presses de l'Université Laval et L'Harmattan, coll. Les collections de la République des Lettres, Etudes, 2001), p. 37. Pour l'examen des moyens hétéroclites utilisés par «les critiques de la religion», voir Nicolas-Sylvestre Bergier, Apologie EIGHTEENTH-CENTURY FICTION, Volume 15, Number 3-4, April-July 2003 672 EIGHTEENTH-CENTURYFICTION littéraire qu'il l'était aux champ des Belles-Lettres de l'époque, il a le double mérite de renvoyer à la fois à la réception de ces textes et aux pratiques censoriales, editoriales et scripturales qui les engendrent, et de signaler que c'est leur portée polémique et persuasive qui était perçue comme leur caractéristique essentielle. Fondamentalement mobile et polymorphe, le croisement de la critique antireligieuse et du roman erotique délimite un domaine intertextuel instable, doublement corrosif. Dans son versant anticlérical , le roman erotique est corrosif d'abord en ce qu'il s'attaque à l'orthodoxie politique, morale et religieuse. Il est accusé de choquer les bienséances, de corrompre les bonnes mœurs, de s'opposer à la religion. Mais l'outrage fait à celle-ci est logique: sous l'Ancien Régime, le discours tiiéologique est le lieu nodal de la conceptualisation et de la narrativisation du désir corporel, même si celui-ci n'est explicitement abordé que dans son aspect négatif, néfaste ou diabolique.3 Plutôt que de lui faire concurrence, le discours médical sur le corps désirant tend à se conformer à la pensée sacerdotale en y cherchant sa propre légitimité éthique. Dans YOnanisme (1760), Tissot désigne la masturbation par la périphrase doctrinaire du «crime obscène», s'approprie la parole de saint Augustin et s'autorise des «auteurs sacrés, [des] pères de l'Église» et des «auteurs ecclésiastiques» pour traiter son sujet«hérissé de difficultés».4 Bienville présente sa Nymphomanie (1771) comme le texte d'un «bon physicien» qui vient au «secours» d'une«foule de philosophes chrétiens» pour démontrer «que l'incontinence est un crime abominable».5 Comme on le verra, l'histoire des convergences entre les discours médical et diéologique est déjà longue au moment où Tissot, puis Bienville, prennent la plume. Ce qui n'empêche pas l'assimilation du même discours médical par les écrits de la Religion chrétienne, cmitre l'auteui du Christianisme dévoilé [d'Holbach] et contre quelques autres critiques, 2 vols (Paris: Humbolt, 1771...
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".