Le Langage du corps romanesque des Illustres Françaises (1713) à La Sorcière de Verberie (1798)
Bibliographic record
Abstract
Le Langage du corps romanesque des Illustres Françaises (1713) à La Sorcière de Verbene (1798) Monique Moser-Verrey La transformation dont j'aimerais rendre compte est celle du regard que les narrateurs et narratrices du xvme siècle posent sur leurs personnages afin de leur prêter vie par le truchement de portraits, de tableaux ou de scènes susceptibles de faire parler leurs corps. L'intérêt de la critique pour cette problématique n'est pas nouvelle; elle l'aborde tantôt par le biais de la rhétorique en s'intéressant aux figures de la description, tantôt elle s'y arrête pour souligner le réalisme des romanciers et romancières, ou elle en fait encore une question de style. Il est, en effet, convenu d'appeler pictural un style présentant des portraits ou des tableaux et dramatique celui qui s'enrichit de pantomimes et de scènes. Pour ma part, je m'intéresserai dans cette étude aux signes corporo-visuels livrés et souvent interprétés par la narration car ce sont eux qui en construisent la plasticité et permettent de visualiser les personnages et leurs interactions. Si, aujourd'hui, les lecteurs et les lectrices des romans français d'Ancien Régime sont en mesure d'imaginer la société de cette époque révolue, c'est grâce à des repères qui ancrent les images d'un autre lieu et d'un autre temps dans l'expérience que chacun possède de son corps et de la vie en général. La première question qui se pose au moment d'une rencontre est sans doute celle de l'identité de l'autre. Quelle sorte de passeport les romanciers et romancières fournissent-ils à leurs personnages? Outre le nom EIGHTEENTH-CENTURY FICTION, volume 13, numéros 2-3, janvier-avril 2001 350 EIGHTEENTH-CENTURY FICTION attribué à une figure romanesque, c'est bien sûr le portrait brossé qui révèle généralement son identité et permet d'apprécier son âge, son sexe, son statut, sa nationalité, son caractère et sa fortune en détaillant selon les cas sa stature, sa taille, ses traits, sa physionomie, sa coiffure, ses vêtements, ses bijoux et autres attributs, ses qualités et ses handicaps, bref toute donnée qui puisse contribuer à soutenir l'idée que voilà une personne . La présentation de soi est évidemment tributaire des mœurs d'une société et varie selon les contextes qui la suscitent. Le discours romanesque est libre d'inventer toutes les circonstances imaginables et de construire des contextes inédits modalisant à l'infini la présentation de soi, mais il ne s'écarte pas des codes d'interaction qui caractérisent la société dans laquelle il situe son propos—même si celui-ci en conteste les formes et propose des réformes, voire des révolutions. La seconde question est de voir, alors, comment la société est mise en scène pour faciliter la rencontre de personnages romanesques. Selon une métaphore tenace, le monde est un grand théâtre1 et la vie quotidienne une perpétuelle mise en scène.2 Le discours romanesque n'échappe pas à cette théâtralité généralisée. Il construit donc à plusieurs niveaux, dont la narratologie a très bien montré les hiérarchisations, des mises en scènes qui figurent une multiplicité de rapports sociaux généralement constitu és d'interactions verbales. Il est utile d'appliquer à ces interactions verbales figurées un cadre d'analyse semblable à celui qui s'applique aux interactions en face à face.3 Selon le but de l'interaction et les règles conversationnelles qu'elle met en jeu, on remarque plusieurs sortes de mouvements pouvant donner lieu à une actualisation visuelle et significative des corps des participants. Comme on l'a déjà vu, leur identité (constitutive du cadre communicatif) se compose entre autres de signes corporo-visuels statiques que le discours romanesque peut exprimer ou non. Le dialogue lui-même s'accompagne de signes corporo-visuels que le discours romanesque peut aussi choisir d'évoquer...
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".