L'embarras des langues. Origine, conception et évolution de la politique linguistique québécoise (review)
Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: L'embarras des langues. Origine, conception et évolution de la politique linguistique québécoise Wim Remysen (bio) Jean-Claude Corbeil , L'embarras des langues. Origine, conception et évolution de la politique linguistique québécoise. Préface de Louise Beaudoin, Montréal, Québec Amérique, coll. Dossiers et documents, 2007, 548 p., 29,95$ Dans cet ouvrage, l'auteur se propose de relater l'histoire de la politique linguistique québécoise et de montrer les divers défis, passés et actuels, que posent la promotion et la reconnaissance du français au Québec. Destiné au grand public plutôt qu'aux spécialistes, L'embarras des langues s'adresse avant tout aux enfants de la loi 101, c'est-à-dire à « tous les adultes qui ont aujourd'hui entre 30 et 50 ans, [à] tous leurs enfants et [à] tous les immigrants récents ». Selon Corbeil, ces derniers [End Page 189] connaîtraient très peu les circonstances qui ont conduit le gouvernement du Québec à intervenir dans le dossier linguistique. Tout au long de sa carrière, Jean-Claude Corbeil s'est impliqué de très près dans la politique linguistique québécoise, que ce soit à titre de professeur (à l'Université de Montréal, où il entre en 1968), de directeur linguistique de l'Office de la langue française (poste qu'il occupe de 1971 à 1977) ou de sous-ministre associé à l'application de la politique linguistique (de 1997 à 2000). Ces différentes fonctions l'ont amené à participer à l'élaboration de différents projets de loi relatifs au statut du français au Québec (les projets de loi 22 et 101) ainsi qu'à la préparation des travaux de plusieurs commissions d'enquête concernant la situation linguistique au Québec (la Commission Gendron, de 1968 à 1973, et la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, en 2000 et 2001, notamment). Il était donc la personne tout indiquée pour écrire un ouvrage destiné à mieux faire connaître l'histoire récente de la législation linguistique au Québec. L'ouvrage comprend trois parties. La première, « L'invention de la politique linguistique québécoise », essentiellement historique, présente une chronologie des différents événements ayant conduit à l'élaboration des premières lois linguistiques. Dans la deuxième, « L'actualité de la politique linguistique », l'auteur examine les différentes modifications apportées à la loi 101 (Charte de la langue française) à la suite de plusieurs contestations juridiques et il aborde les enjeux actuels de la politique linguistique québécoise. La dernière partie, « Documents repères», reproduit certains articles dans lesquels Corbeil a exposé sa conception de l'aménagement linguistique. Dans ce qui suit, nous nous intéresserons aux principales idées exposées dans les deux premières parties de l'ouvrage. La première partie s'ouvre par une mise en contexte historique des origines de la politique linguistique québécoise (chapitre 1, « La genèse du projet de politique linguistique au Québec »), Corbeil ne se limite pas à expliquer comment les changements sociaux qui se sont produits au cours des décennies 1950 et 1960, c'est-à-dire avant et pendant la Révolution tranquille, ont fait naître chez les Québécois le désir d'améliorer la situation du français ; il remonte aussi loin qu'à l'implantation du français en Amérique du Nord au XVIIe siècle et à la conquête anglaise au milieu du XVIIIe pour expliquer sa situation actuelle. C'est la remise en question de la concurrence entre le français et l'anglais chez l'élite francophone à l'époque de la Révolution tranquille qui sera à l'origine des premières interventions politiques en matière de langue (Chapitre 2, « L'élaboration des premières lois linguistiques »). La crise est provoquée en 1968 lorsque des immigrants italiens installés à Saint-Léonard (île de Montréal) réclament une école primaire de langue anglaise pour leurs enfants. La crise obligera le gouvernement à [End Page...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.007 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.015 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".