Bibliographic record
Abstract
La Fiction courte en France, 1790-1800 Malcolm Cook Au moment de la Révolution française environ 100 nouveaux romans paraissaient tous les ans en France.1 Ce chiffre baisse de façon sensible pendant les quelques années qui suivent et remonte de nouveau vers la fin du siècle. Dans cette étude, je propose de faire une analyse de la production de la fiction courte2 pendant une période politique instable et d'établir les qualités de ces textes dans le contexte politique, social et esthétique de la période. Il est évident que les auteurs de romans et les auteurs de contes et nouvelles sont souvent les mêmes—mais ce n'est pas toujours le cas et nous verrons,je pense, que parmi les auteurs plus connus.· qui ont survécu—Sade, Restif, Florian, Bernardin de Saint-Pierre—il en existe d'autres qui ont fait une contribution remarquable à l'évolution de la fiction contemporaine mais qui ne se lisent guère de nosjours. D'autres textes restent anonymes, ce qui ne surprendra personne pour la période dont nous parlons. 1 VoirR. Frautschi, A. Martin, VG.Mylne, Bibliographie du genre romanesque, 1750-1800 (Londres et Paris: Mansell, 1977). On compte 101 ouvrages nouveaux en 1789, dont 58 ouvrages français et 43 traductions; en 1793 on compte 20 ouvrages nouveaux seulement, 15 français et 5 traductions; en 1799 il y a 174 ouvrages nouveaux, 123 français et 51 traductions. Il faut noter que les traductions sont souvent des textes qui ont paru bien des années avant, soit en Angleterre, soit en Allemagne. Notons aussi que ce que les auteurs désignent comme des traductions ne le sont pas nécessairement, car il n'a pas toujours été possible d'identifier le texte original. 2 Nous traduisons littéralement le terme shortfiction pour désigner un ensemble de textes variés. EIGHTEENTH-CENTURY FICTION, volume 13, numéros 2-3, janvier-avril 2001 198 EIGHTEENTH-CENTURY FICTION Il y a des raisons pratiques qui peuvent expliquer une partie des phénomènes qui nous intéressent. Les presses étaient occupées par les masses de pamphlets politiques, de brochures et de journaux que la révolution avait inspirés; il y avait un manque de papier et de main d'œuvre et, sans doute, un changement de goût.3 Le corpus de fiction que nous trouvons identifié et décrit dans la Bibliographie du genre romanesque nous laisse penser que la fiction évolue pendant la période, que les auteurs, naturellement, commencent à inclure une réalité révolutionnaire qu'ils vivent tous les jours, que le monde décrit dans les textes longs se diversifie et que les auteurs commencent de façon régulière à dépeindre des couleurs qui sont de moins en moins locales. Mais il y a d'autres tendances chez les auteurs de fiction courte qui sont quelquefois très différentes de ce que nous trouvons dans le roman plus long. Dans les pages qui suivent, je tente d'établir des distinctions dans les sous-genres utilisés à l'époque. Je ne peux, dans si peu de pages, être exhaustif—mais j'espère pouvoir provoquer une réflexion qui nous permettra de mieux comprendre la période et celle qui suit. Le foisonnement de textes courts, très souvent dans le format in8 °, pendant la période 1790-92 est frappant; certains de ces textes sont répertoriés par les auteurs de La Bibliographie du genre romanesque, mais ils ne nous donnent qu'un petit échantillon de l'ensemble. Les auteurs de pamphlets cherchaient à se faire lire et ils inventaient donc des titres et des formes surprenants pour se faire distinguer. Par exemple, l'auteur de La Babiole, ou le colporteur chez son libraire (s.l.n.d.) nous présente un colporteur qui refuse de vendre les ouvrages longs car il sait que le public ne les achètera pas—le titre seul fait vendre un ouvrage, dit-il (p. 34). La mode est à l'ouvrage court et c'est là le contexte de notre discussion. Nous trouvons, en gros...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.014 | 0.008 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.015 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".