La photographie, déclencheur de parole en classe de FLE : la fiction dans les interactions
Bibliographic record
Abstract
Objet de recherche et méthodologieLa didactique des langues étrangères, dans ses dimensions méthodologiques, a entretenu et entretient encore un rapport étroit avec les images.En effet, des supports visuels sont utilisés en cours de langue pour activer la réception écrite et orale, ainsi que la production écrite et orale.Notre recherche porte sur l'utilisation de la photographie d'art en classe de langue pour déclencher la parole et l'interaction.Pour cela, une observation participante a été menée dans des classes de français enseigné comme langue étrangère à Paris avec deux groupes de niveau B1-B2 (groupes A et B).Des photographies d'art ont été montrées à des apprenants originaires de différentes aires culturelles (Amérique latine, Moyen-Orient, Asie, Europe de l'Est).Ces images ont été sélectionnées pour leur ambiguïté, leur capacité à intriguer et à faire parler.Il s'agit des photographies 1 : Les mariés de A. Tress (SEQ 1), Kisangani, Zaïre-Congo de R. Lemoyne (SEQ 2), Nina et Julie -Trouville de D. Issermann (SEQ 3), Honor Frazer de D. Issermann (SEQ 4) et Excited man de R. Ballen (SEQ 5).L'enseignante ne fournit pas d'indications sur la signification des photos, elle n'enseigne pas l'analyse de l'image et ne guide pas l'interprétation.Ces séquences ne sont pas en lien avec le reste du cours.La seule compétence activée est l'interaction orale.Cette recherche est en continuité avec la réflexion sur les méthodologies en didactique des langues.Elle rejoint une problématique d'enseignement classique : comment faire parler les apprenants ?Dans l'approche par compétences, les apprenants sont exposés à des échantillons d'interactions, qui constituent « des exemples des productions visées » (Beacco 2007 : 147).L'activité mise en œuvre prend le contrepied de cette conception puisqu'elle consiste à ne pas fournir d'input discursif.L'enseignante montre seulement une photographie dont la force déclenche une verbalisation.Il s'agit d'une autre forme possible d'entraînement à l'interaction.Ici, l'interaction est produite par contrainte.Celle-ci s'orchestre selon deux scénarios.Dans l'un, la dynamique est portée par le groupe.Les apprenants interagissent de manière relativement autonome et sont capables de faire tourner la parole.Mais des impasses peuvent se créer par manque d'éléments ou en raison de difficultés linguistiques.Les tours de parole gérés par le groupe s'épuisent et l'enseignant relance alors le débat par des questions : il s'agit du deuxième scénario.Ce phénomène est évoqué en ces termes par C. de Margerie : « Puis, au moment où tout le monde s'est arrêté de parler, je propose de légender ce collage et les propositions repartent » (2007 : 104).L'enseignant joue ainsi le rôle de médiateur et n'apparaît plus comme le détenteur de la norme.L'analyse du corpus porte sur la forme et les enjeux des interactions déclenchées par les photographies, ainsi que sur les perspectives didactiques apportées par une telle activité.Nous proposons ici d'aborder plus spécifiquement le recours aux créations fictionnelles par les apprenants.Les particularités de l'énonciation seront mises en évidence.L'interprétation de la photo par les apprenants peut se caractériser par des constructions narratives.La présence de récit est soulignée par C. de Margerie qui considère que l'image est « histoire, enfin une ou plusieurs d'ailleurs, que chacun est libre de raconter à sa manière » (2006 : 107).Mais le récit prend également la forme de la fiction avec une pseudo-référence au niveau des pronoms personnels : le « je », le « nous », le « vous » sont employés pour référer à une situation imaginaire.Il s'agit d'un exemple de polyphonie énonciative, phénomène récurrent de la classe de langue analysé par F. Cicurel (1996).Si l'entrée dans la fiction est mise en évidence par des marques de l'irréel, certains exemples témoignent
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.003 |
| Open science | 0.000 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.013 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".