Bibliographic record
Abstract
C'est apparemment un fait acquis, le nationalisme écossais ne serait pas un nationalisme linguistique, mais économique, ce qui le rendrait très différent de ce que l'on peut observer par exemple au Pays de Galles, en Catalogne, au Pays Basque ou encore au Québec.De plus, le sentiment « identitaire » ou « national » écossais ne se nourrirait pas de références linguistiques ; et d'ailleurs, à quelle langue pourrait-il se référer ?Au gaélique, qui n'est plus parlé que par moins de 2 % de la population, principalement dans l'Ouest et de manière isolée dans les grands centres urbains ?À l'écossais 1 (Scots), apparemment largement pratiqué mais qui, selon 64 % des personnes interrogées lors d'un sondage récent commandé par le gouvernement écossais, n'est pas une langue 2 ?A priori, la situation est donc aisément caractérisable : le nationalisme écossais, c'est-à-dire à la fois un sentiment d'appartenance à une nation plutôt qu'à une région, autant que la volonté de promouvoir une Écosse indépendante, s'est fondé sur autre chose que la langue : l'économie, les institutions telles que les systèmes éducatifs et légaux.Pourtant, je voudrais montrer dans cet article que la situation est sensiblement plus compliquée, et que si les liens entre langue et nationalisme se présentent sous une forme moins immédiatement appréhensible qu'en d'autres lieux, ils n'en existent pas moins, à la fois historiquement et sociologiquement.La perspective que j'adopte ici est celle d'un sociolinguiste critique, à la suite d'un travail de terrain de 2007 à 2009 à la fois en domaine occitan (Provence) et en Écosse où je me suis intéressé aux questions de revitalisation linguistique dans ces deux espaces.Dans un premier temps, j'explorerai la manière dont différents récits de revitalisation, politique et linguistique, ont été élaborés en Écosse.Dans un second temps, j'analyserai la manière dont les liens, plus nombreux qu'on le pense généralement, se sont tissés entre langue, identité nationale et nationalisme.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.014 | 0.019 |
| Scholarly communication | 0.012 | 0.007 |
| Open science | 0.001 | 0.006 |
| Research integrity | 0.003 | 0.005 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.008 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".