La chair ingénue : manipuler l’enfant et son image durant la Grande Guerre. L’exemple particulier des atrocités allemandes en France
Bibliographic record
Abstract
Durant la Grande Guerre, le potentiel symbolique de l’enfant fut utilisé de manière abondante, imposant de fait à cette jeunesse française un rôle bien trop lourd à porter. Loin du champ de bataille, tous les moyens sont alors mis en œuvre pour faire intégrer à la nouvelle génération, une haine viscérale de l’ennemi ; c’est ainsi que les parutions illustrées pour la jeunesse apparaissent comme des instruments patriotiques redoutables. Pour autant, si les enfants sont avant tout perçus comme des motifs d’innocence et de pureté, la réalité des années 1914-1918 est toute autre : l’iconographie victimaire est certes bien présente, mais l’exaltation patriotique la surpasse véritablement. En effet, ces journaux enfantins n’hésitent pas à montrer des cadavres ou des exactions commises envers de jeunes bambins, tandis que certains jouets exhibent la barbarie ou la bêtise de l’ennemi. Plus encore, ces petites histoires imagées encouragent les enfants à piéger, empoisonner ou tuer des soldats allemands au péril de leur propre vie. Mais d’autres documents sont à mettre en lumière. Ainsi en est-il du conte du Petit Chaperon Rouge, dont les illustrations ont été adaptées au contexte guerrier par Guy Arnoux et Charles Moreau-Vauthier : le loup prend l’apparence d’un officier allemand ; le Petit Chaperon Rouge est vêtu d’une robe tricolore et la grand-mère se nomme à présent Grand’Mère La Paix. Autant de productions qui ne laissent aucun doute sur l’impact qu’une telle iconographie pouvait avoir sur les enfants, dans un contexte aussi troublé que fût celui de la Grande Guerre.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.009 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.025 | 0.006 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".