Bibliographic record
Abstract
S'il est vrai qu'un lien a ete mis en evidence des les annees 1970 entre la qualite de l'air en jours successifs et l'occurrence de diverses manifestations pathologiques, les eventuels mefaits d'une exposition chronique a la pollution atmospherique n'avaient jamais encore pu etre etablis de facon probante. Dans le cas du cancer bronchique, la majorite des auteurs penchait meme pour une independance presque totale. Tout au plus deux enquetes longitudinales, publiees aux Etats-Unis en 1993 et en 1995, avaient-elles fait peser de serieux soupcons sur la nocivite de la pollution particulaire, mais l'effectif relativement reduit des cohortes et la duree assez courte de leur suivi ne permettaient pas de trancher. C'est dire l'interet de la grande etude epidemiologique initiee en 1982 par une equipe americano-canadienne et dont les resultats viennent d'etre rendus publics, apres plus de seize ans d'enquete et trois ans d'exploitation des donnees recueillies. Par rapport aux travaux anterieurs, la puissance statistique a ete notablement accrue, grâce a une double augmentation du temps de suivi et de la taille de la cohorte. Les biais et les facteurs de confusion ont en outre ete mieux controles, tandis que la mesure de l'exposition a beneficie des progres realises dans la surveillance de la qualite de l'air, avec individualisation de differentes tailles de particules. Environ 1,2 million d'adultes de plus de 30 ans, repartis dans les 50 Etats americains, ont ete au depart inclus dans l'enquete, mais l'echantillon a finalement ete limite a 550 000 personnes, vivant dans des aires metropolitaines dont la pollution atmospherique fait l'objet de mesures precises. Apres ajustement sur le tabagisme, le niveau d'education, le statut marital, l'indice de masse corporelle, les expositions professionnelles, la consommation d'alcool et les habitudes alimentaires, le principal constat est qu'a chaque elevation de 10 µg/m3 de la concentration ambiante en particules de diametre inferieur a 2,5 µm, le risque relatif de mortalite, toutes causes confondues, augmente de 4 %. Ce meme risque s'accroit respectivement de 6 et 8 % pour les maladies cardiorespiratoires et pour les cancers bronchiques. En revanche, les autres causes de deces ne semblent pas influencees. Les resultats ainsi obtenus pour les particules les plus fines s'estompent pour des particules un peu plus grosses (moins de 10 et, a plus forte raison, moins de 15 µm). Ils disparaissent totalement lorsque l'on ne prend plus en compte que les particules grossieres, dont le diametre s'echelonne de 2,5 a 15 µm, ou lorsque l'on considere l'ensemble des particules, independamment de leur taille. Parmi les polluants gazeux testes, seul le dioxyde de soufre (SO2) ressort comme etant associe a une recrudescence de la mortalite generale et des deces d'origine cardiorespiratoire. Ces conclusions plaident en faveur d'une surveillance renforcee de la pollution de l'air par les particules les plus fines et incitent a durcir la reglementation concernant l'emission de ces microparticules. Elles militent egalement contre la tendance trop frequente a focaliser l'attention sur les pics de pollution : une exposition prolongee a des quantites moderees de polluants est, elle aussi, susceptible d'alterer gravement la sante. * Pope CA, Burnett RT, Thun MJ, et al. Lung cancer, cardiopulmonary mortality, and long-term exposure to fine particulate air pollution. JAMA 2002 ; 287 : 1132-41. Mots cles : polluants atmospheriques environnement ; pollution air ; dimention particule ; tumeur poumon ; causes deces.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.074 | 0.010 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".