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Record W2585796482

Aspects politiques et diplomatiques de "l'exil" des religieux français en Belgique (1901-1914)

2016· article· fr· W2585796482 on OpenAlexaboutno aff
Jean-Baptiste Murez

Bibliographic record

VenueOpen Repository and Bibliography (University of Liège) · 2016
Typearticle
Languagefr
FieldArts and Humanities
TopicHistorical Studies and Socio-cultural Analysis
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsPolitical scienceHistory
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

Introduction :D'abord aux mains de ses ennemis et marquée par l'Ordre Moral, la IIIe République est peu à peu conquise par les républicains, ce qui est accompli de 1871 à 1879, date d'élections sénatoriales qui leur sont favorables.C'est à partir de ce moment qu'une nouvelle phase d'anticléricalisme marque la France, qui en avait déjà connu par le passé.Les congrégations sont particulièrement visées, car leur influence culturelle sur la jeunesse, notamment par le biais de l'enseignement, est crainte.Les gouvernements les voient comme des foyers d'antirépublicanisme 1 et jugent leur mode de vie contraignant contraire aux libertés issues de 1789.De plus, argument plus terre à terre, leurs biens matériels, largement surestimés 2 , sont convoités.Si une première vague les inquiète dans les années 1880-86, notamment avec Jules Ferry, c'est vraiment à partir de 1901 que les choses se précisent 3 .Sans trop détailler un processus qui est long et complexe, qui ne fait pas l'unanimité en France, je rappellerai quelques étapes importantes :-En 1901, le titre III de la fameuse loi sur les associations s'avère très sévère et restrictif à l'encontre des congrégations religieuses qui ne sont pas encore officiellement autorisées 4 .Elles doivent demander une autorisation à l'Etat pour continuer d'exister, autorisations qui vont être refusées en bloc.-En 1902 le fameux Emile Combes, ancien séminariste devenu farouche anticlérical, applique quasiment à la lettre le texte de l'année précédente. 1 Une certaine partie est d'ailleurs effectivement liée aux cercles antidreyfusards.L'Affaire divise profondément la France de 1894 à 1906. 2 On espère en tirer un milliard et financer des avancées sociales avec… En fait, en 1906 le produit des ventes n'a encore rapporté que 32 millions, moins 17 engloutis dans les frais.DANSETTE (ADRIEN), Histoire religieuse de la France contemporaine : l'Église catholique dans la mêlée politique et sociale, édition revue et corrigée, Paris, Flammarion, 1965, p. 583. 3 CABANEL (Patrick) et DURAND (Jean-Dominique), dir., Le grand exil des congrégations religieuses françaises , 1901-1914, Paris, Cerf, 2005, 489 p. 4 En 1792 elles ont été toutes interdites, des autorisations ont par la suite été accordées par les régimes ayant suivi la Révolution.Mais il n'existe toujours pas, en 1901, de loi d'ensemble les concernant.DANSETTE (Adrien), op.cit., CABANEL (Patrick) et DURAND (Jean-Dominique), op.cit.-Enfin, en 1904 une loi interdit aux congrégations d'enseigner et, en 1905, Eglise et Etat sont séparés, sauf dans certains territoires précis comme la Guyane 5 et bien sûr l'Alsace-Moselle, aux mains des Allemands.Bien sûr, cela résume à gros traits et laisse sous silence le cas des congrégations autorisées, un temps tolérées etc… Ainsi, des dizaines de milliers de congréganistes, femmes comme hommes, mères supérieures comme simples novices, refusent de renoncer à leur choix de vie ou de l'exercer dans la clandestinité en France, ce que firent certains.Alors que les couvents et autres bâtiments sont inventoriés et vendus, parfois avec violence 6 , ils décident, et certains dès avant d'être officiellement interdits, donc de partir à l'étranger, et ce dès 1901.Certains vont très loin, comme le Canada ou même le Japon, et d'autres plus près : certains Jésuites dans les Anglo-Normandes, d'autres maisons en Italie et un grand nombre en Belgique.Plusieurs raisons à cela : le pays est dirigé par un gouvernement catholique depuis 1884, et jusqu'à la Première Guerre mondiale, il est proche de la France géographiquement parlant et pour partie culturellement.Il est majoritairement catholique et le français est la langue de la Wallonie, il est aussi très utilisé dans la région de Bruxelles mais également plus en usage dans les grandes villes flamandes qu'aujourd'hui 7 .Du fait de tout ceci, on parle là d'environ 13.000 religieux venus se réfugier en Belgique, dont environ 10.000 femmes 8 Ce départ soulève de nombreuses interrogations.Par exemple : que pensèrent les milieux parlementaires belges de cette arrivée, comparée par les anticléricaux à une « invasion » ?Quelle était la position de leurs homologues français ?Quelles décisions furent prises par les deux gouvernements ?Le propos s'articulera donc en trois temps.Le premier veut revenir sur l'attitude des parlementaires français et de leur électorat face à cette question, entre hostilité envers la Belgique et soutien parfois concret de certains aux religieux réfugiés dans ce pays (comités d'aide, visites…).Le second veut étudier celle de leurs homologues belges : certains, comme 5 Qui reste régie jusqu'à nos jours par l'ordonnance royale de Charles X de 1828.http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/etat-cultes-laicite/droit-local-cultes/6 DANSETTE (ADRIEN), op.cit.,p.574 et suivantes.Les régions catholiques comme la Bretagne s'opposent à plusieurs reprises aux forces de l'ordre.7 Une partie des élites flamandes voit le français comme un symbole d'ascension sociale et d'insertion et en vient même à mépriser le néerlandais.DENECKERE (Gita), Nouvelle histoire de Belgique.1878-1905.Les turbulences de la Belle Epoque, Bruxelles, Le Cri, 2010, p. 154.8 LEPLAE (Sofie), « La Belgique envahie.L'immigration des religieux français en Belgique.1901-1914 », dans CABANEL (Patrick) et DURAND (Jean-Dominique), op.cit., p. 244-256.le député Crombez, étaient loin de partager les vues du gouvernement catholique au pouvoir.Enfin, une troisième partie souhaite justement s'intéresser aux deux gouvernements et leurs actions.I) Le milieu politique français et « l'exil » des religieux A) Une opinion divisée Avant tout, il sera donc rappelé brièvement, comme cadre, que tout le milieu politique français n'est pas un ferme soutien de la politique menée à l'encontre des congrégations.Même si la République est aux mains des républicains, tous ne sont pas forcément d'accord, sans compter les élus plus proches du royalisme, les catholiques et même des bonapartistes restant 9 .Bref, une partie de la droite de l'époque, souvent antidreyfusarde.Toutefois, ils sont en perte de vitesse par rapport aux premières années du régime et ne peuvent s'opposer aux décisions, même si certains purent afficher leur soutien personnel aux futurs exilés.D'autres personnages plus importants, comme Albert de Mun, ne se privent pas non plus de dénoncer ce qu'ils considèrent comme étant une atteinte à la liberté 10 , et la crainte de voir partir des milliers de personnes de France est réelle chez cette droite dont les enfants fréquentent bien souvent les écoles tenues par les religieux.Enfin, Combes, Président du Conseil de 1902 à 1905, ce qui est une durée assez conséquente pour la III e République, finit par agacer une partie de ceux qui l'ont soutenu, par son intransigeance.Ainsi, certains socialistes lui reprochent de négliger les réformes sociales au profit de la persécution des religieux, et des élus modérés tentent d'empêcher le refus en bloc des autorisations 11 .Clemenceau lui-même, qui ne porte pourtant pas le clergé dans son cœur, proteste en juin 1903 contre un projet visant à interdire aux religieux ayant quitté leur habit d'enseigner dans la même commune 12 .Toutefois, ses quelques années à la présidence du conseil, auront vu la plupart des départs pour l'étranger des congrégations.Par la suite, Combes ne se prive pas de critiquer la reprise de son « œuvre » par ses successeurs.Adrien Dansette cite ainsi cette anecdote assez révélatrice du personnage : « Et, en 1914, au milieu 9 Il existe encore des élus issus de vieilles familles royalistes et bonapartistes dans les chambres, comme les Granier de Cassagnac.Le Sénat est jugé moins sûr. 10 BOYER (Alain) dans CABANEL (Patrick) et DURAND (Jean-Dominique), dir., op.cit., p. 51.11 DANSETTE, op.cit., p. 579.12 Une partie des religieux, comme dit en introduction, se sécularise avec plus ou moins de conviction.Certains parmi les plus jeunes, ou n'étant pas encore liés par des vœux, finit même par se marier et renoncer à la vie religieuse.CABANEL (Patrick) et DURAND (Jean-Dominique), dir., op.cit., p. 9

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How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.001
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: Empirical
Teacher disagreement score0.650
Threshold uncertainty score0.704

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.001
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0010.002
Science and technology studies0.0030.001
Scholarly communication0.0020.000
Open science0.0000.001
Research integrity0.0000.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0090.000

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.027
GPT teacher head0.246
Teacher spread0.219 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2016
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