Les médias canadiens et les pays en développement Étude critique des enjeux, des événements et des acteurs clés
Bibliographic record
Abstract
Cette étude a identifié un certain nombre de caractéristiques de la couverture des pays en \ndéveloppement par les médias canadiens. \n• Premièrement, comme le montre l'examen des travaux antérieurs sur la question, même \nsi les événements internationaux attirent fortement l'attention des médias canadiens, il \nn'existe qu'une très faible proportion de textes journalistiques à dimension internationale \nabordant des questions relatives au développement. Par ailleurs, la fermeture de certains \nbureaux à l'étranger et la réduction des ressources éditoriales au cours des dernières \ndécennies ont abouti à une dépendance plus forte vis-à-vis des agences de presse et à un \ndéclin de ce que Paul Salopek, du National Geographic, a qualifié de « journalisme en \nprofondeur ». Pour M. Salopek, le journalisme en profondeur « est façonné par une \nimmersion en profondeur dans le sujet sur le terrain [...] pour révéler la texture des vies \ndes personnes [...] qui sont au cœur des histoires faisant la une mais qui ne sont \ngénéralement pas mentionnées à titre personnel » (Bishop, 2015). \n• Dans l'échantillon étudié ici, par comparaison avec les médias numériques et audiovisuels, \nles journaux ont davantage couvert les enjeux et les événements liés aux pays en \ndéveloppement (et, de manière générale, ont diffusé plus de nouvelles). Parmi les médias \nde langue anglaise, c'est le Toronto Star qui a présenté le volume le plus important de \nnouvelles internationales relatives aux pays en développement, aussi bien sur le thème du \ndéveloppement que sur d'autres thèmes. Parmi les médias de langue française, Le Devoir \na présenté le volume le plus important de couverture dans toutes les catégories. Dans \nl'ensemble, les journaux nationaux ont davantage couvert le thème du développement; le \nCalgary Herald et la Montreal Gazette ont toutefois présenté plus d'articles sans lien avec \nle développement que le Globe and Mail et le National Post. \n• Le terrorisme et la guerre ont été les principaux sujets de couverture des pays en \ndéveloppement, aussi bien en anglais qu'en français. Il n'est pas surprenant de noter que \nles nouvelles sans rapport avec le développement se sont concentrées principalement sur \ndes pays comme l'Irak et le Nigéria, qui ont connu d’importants conflits en 2015. \n• Lorsqu'on examine la couverture relative au développement pour les 18 pays sélectionnés \nsur l'ensemble des plateformes d'information, on ne dénombre que très peu de textes en \ngénéral. Il est donc important de se montrer prudent dans les conclusions tirées (à \nl'exception du fait que les textes journalistiques sur le développement sont pratiquement \ninexistants). De manière générale, les textes portant sur plusieurs pays ont prédominé, \naussi bien en anglais qu'en français, par comparaison avec les textes abordant les enjeux \ndu développement dans un seul pays. \n• Dans les médias de langue anglaise, les pays les plus couverts individuellement ont été \nHaïti, le Kenya et le Nigéria, et là encore, les médias imprimés traditionnels ont fourni une \ncouverture supérieure à celle des médias numériques ou audiovisuels. Dans les médias de \nlangue française, Haïti, l'Irak et le Congo ont fait l'objet du plus grand volume de \ncouverture. \n• De manière générale, les journaux nationaux anglophones ont davantage couvert le \nthème du développement que les journaux régionaux; toutefois, l'Ottawa Citizen et le \nCalgary Herald ont atteint respectivement la troisième et la quatrième places du \nclassement pour ce type de couverture. Comme indiqué précédemment, le Toronto Star \na publié la plus grande proportion de textes portant de façon générale sur les pays en \ndéveloppement, mais également la plus grande proportion de textes sur le thème du \ndéveloppement. Bien qu'il ait publié moins de textes portant de façon générale sur les \npays en développement, le Globe and Mail a atteint la deuxième place du classement \npour les textes sur le thème du développement. \n• En français, Le Devoir a produit la couverture la plus volumineuse sur le thème du \ndéveloppement, suivi par La Presse. Étant donné le nombre de médias inclus dans l'étude, \nla proportion de textes sur le thème du développement dans les journaux francophones \nsemble comparativement supérieure à celle de l'échantillon anglophone. Le nombre de \ntextes est toutefois similaire pour Radio-Canada et la CBC. \n• Les textes sur le thème du développement étaient constitués en majorité de nouvelles \nbrutes plutôt que de textes d'opinion; la couverture par les médias francophones a \ntoutefois été plus importante que celle par les médias anglophones. En anglais, les \nthèmes les plus courants en lien avec le développement dans ces textes ont été les \ninfrastructures, l'éducation et le genre, tandis qu'en français, les thèmes abordés le plus \nfréquemment ont été le développement économique, les droits de l'homme et la \ngouvernance. \n• La majorité des textes dont l'auteur a pu être identifié ont été écrits par des membres du \npersonnel des entreprises de presse; les médias en français étaient cependant plus \nsusceptibles que les médias en anglais d'avoir eu recours à des agences de presse (l'AFP \ndans presque tous les cas). \n• En anglais, près de la moitié des articles occupaient une place bien en vue sur les quatre \npremières pages de la publication, tandis qu'en français, les articles étaient très souvent \npubliés après la page 4. \n• Les textes en anglaise étaient généralement plus courts que les textes en français. Environ \n20 pour cent de tous les textes dans les deux langues comptaient 1 000 mots ou plus. \nSeulement 47 pour cent des textes en anglais et 54 pour cent des textes en français \ncomptaient plus de 750 mots. \n• Les ONG ont été la source la plus citée, avec plus de 40 ONG différentes identifiées en \nanglais et en français.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.010 | 0.026 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.007 | 0.010 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.010 |
| Scholarly communication | 0.024 | 0.010 |
| Open science | 0.001 | 0.004 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.020 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".