Le marqueur LA en français actuel dans l’espace francophone : quelle description lexicographique pour quels usages ?
Bibliographic record
Abstract
Situé dans le domaine de la linguistique variationnelle, cet article analyse le marqueur LÀ à valeur déictique et pragmatique. Il part du constat qu’un emploi de LÀ comme dans Le gars, là, qui avait une tuque rouge, là, ben il a sauté du troisième étage, relevé par le dictionnaire Antidote comme un emploi québécois, se retrouve dans une aire aussi éloignée que la Nouvelle-Calédonie (cf. BDLP). Il s’interroge sur la répartition des usages du marqueur LÀ dans la francophonie en ce début du XXIe siècle pour éclairer s’ils constituent des évolutions partagées ou indépendantes, en émettant l’hypothèse selon laquelle ils ne relèvent pas nécessairement de la variation diatopique. Il recourt à la méthode comparative à visée panfrancophone en y associant les outils de la théorie Sens-Texte en lexicologie explicative et combinatoire pour l’analyse sémantico- pragmatique. Après une synthèse de la représentation du vocable LÀ dans des ressources dictionnairiques et des articles spécialisés, il présente les résultats d’une enquête menée par test de reconnaissance auprès de locuteurs-témoins, avant de considérer la place de ses lexies dans des dictionnaires informatisés récents. L’étude confirme l’hypothèse de départ tout en apportant des précisions : le marqueur LÀ relève du français général, mais se caractérise pour certaines de ses lexies par une restriction diamésique (surtout oral), un marquage fréquentiel (fréquent surtout outremer, où viennent s’ajouter de nouveaux emplois), et - en Europe - une restriction diaphasique. L’approche panfrancophone attire ainsi l’attention sur des différences principalement fréquentielles entre l’Europe et l’outremer mais aussi sur des constantes à travers l’espace francophone, que les récents dictionnaires analysés gagneraient à mettre davantage en lumière.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.005 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.003 |
| Open science | 0.000 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.009 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".