15. L'enseignement universitaire
Bibliographic record
Abstract
La création du nouvel ordre autonome de formation post-secondaire qu’est l’institut permet à la Commission Parent de préciser la nature et le rôle de l’enseignement universitaire, d’autant plus que l’institut devient la voie d’accès unique aux études universitaires. L’université a une triple fonction : transmission du savoir de pointe, formation de spécialistes et recherche. La création de l’institut comporte deux effets majeurs pour l’université : d’une part, elle admet des candidats qui ont tous 13 années de scolarisation et la même formation générale ; d’autre part, elle se trouve délestée de la responsabilité d’œuvrer à la formation générale de ses étudiants. L’université se consacre désormais à la formation spécialisée. La Commission, sur ces bases, peut envisager la normalisation des études et des grades universitaires : le premier cycle universitaire requiert trois années d’études complètes après l’institut et conduit à la licence ou baccalauréat, le deuxième, une ou deux années avec recherche et confère la maîtrise et le troisième, consistant essentiellement en un apport personnel au savoir, est couronné par le doctorat. Comme le suggérait déjà le Sous-comité de coordination de l’enseignement dans son rapport de 1953, des études de même nature doivent être de même durée et conduire aux mêmes diplômes sous une même nomenclature. La Commission Parent s’intéresse aussi au développement des services universitaires au Québec. La forte croissance prévisible des effectifs étudiants universitaires réclame une politique d’accessibilité qui doit préserver la qualité de la formation universitaire. L’approche préconisée consiste à la fois à consolider les établissements existants (Université McGill, Université Laval et Université de Montréal) et à créer de nouveaux établissements. Deux modèles sont imaginés. En premier lieu, ce que les commissaires appellent l’« université à charte limitée ». Il s’agit d’universités publiques autonomes, financées par l’État pour l’essentiel, réparties sur le territoire pour faciliter l’accessibilité, offrant une formation de premier cycle dans une large gamme de disciplines (l’essentiel des études supérieures demeurant la responsabilité des anciennes universités), dont le corps professoral compterait au moins un tiers de titulaires de doctorat, et disposant d’équipements adéquats. Ces universités à charte limitée doivent être gérées par des conseils d’administration dont la majorité des membres seraient nommés par l’État ; ainsi, la Commission rejette le projet d’« Université Sainte-Marie » proposée par les Jésuites de Montréal. Cependant, elle insiste fortement pour qu’une autre université de langue française soit rapidement fondée à Montréal. En deuxième lieu, il faut aussi créer des « centres d’études universitaires » : ce sont des embryons d’universités à charte limitée, répondant à des besoins régionaux, offrant la première et la deuxième année du premier cycle dans des disciplines de base à un corps étudiant d’un à deux milliers de membres grâce à une centaine de professeurs (dont au moins un tiers seraient titulaires d’un doctorat). Un tel centre est aussi un organisme à caractère public, créé et financé par l’État. Il est à noter que les centres d’études universitaires seraient rattachés à une « université-mère » qui les encadrerait et les soutiendrait et qui décernerait les diplômes aux étudiants. Des pôles urbains régionaux comme Trois-Rivières, Rimouski et Chicoutimi justifient l’implantation de tels centres universitaires. La Commission recommande aussi de développer vigoureusement la recherche, de repenser la pédagogie, de recruter de nouveaux professeurs, d’accroître les équipements des universités, d’impliquer les professeurs et les étudiants dans la gouverne des établissements et de refondre les chartes existantes. Enfin, tout en respectant l’autonomie traditionnelle des universités, la Commission est soucieuse de mettre en place des mécanismes de coordination et de planification du développement de l’enseignement universitaire.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.012 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.006 |
| Research integrity | 0.006 | 0.005 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.072 | 0.044 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".