Les codes d’éthique des entreprises manufacturières et leurs mécanismes de renforcement interne
Bibliographic record
Abstract
IntroductionLes codes d'éthique d'entreprises sont apparus peu après le scandale du Watergate aux États-Unis, même si quelques entreprises s'étaient déjà dotées de documents similaires dans le passé.Le scandale en question, bien que politique, avait créé tout un émoi dans la société américaine et avait suscité, en peu de temps, une perte de confiance de la population envers ses grands leaders, qu'ils soient issus des milieux économiques comme des milieux d'affaires.Quelques grands scandales dans le monde des affaires ont aussi attisé la flamme de cette perte de confiance envers les dirigeants de grandes entreprises.Les cas de la Ford Pinto (sécurité des produits), de Lockheed au Japon (pots-de-vin) et de Goodrich et l'avion militaire A&D (falsification des tests de laboratoire), tous survenus au début des années 1970, ont été très marquants et ont peu à peu « creusé la tombe » de la confiance du public envers les dirigeants de grandes entreprises.D ' a u t res scandales tout aussi retentissants sont survenus à la fin des années 1970 et au début des années 1980, tel Union Carbide et le désastre de Bhopal.Ces scandales et bien d'autres ont tôt fait, aux États-Unis, de miner la confiance des consommateurs envers les grandes entr eprises américaines (« seconde grande vague des codes d'éthique » : milieu des a n n é e s 1980).Il faut dire que la Commission Treadway avait, en 1987, invité les compagnies américaines à se doter de codes d'éthique pour éviter les fraudes 3 .Les entreprises ont donc progressivement réagi, en voulant sauver cette confiance si précieuse par laquelle l'entreprise s'assure la fidélité de ses consommateurs, sa part de marché et donc sa viabilité à long terme, en essayant de démontrer comment elles pouvaient s'auto-réglementer de façon à prévenir de telles crises, et si par contre elles devaient survenir, à les gérer de manière socialement re s p o n s abl e. Les grandes entreprises américaines, qui ont initié les deux premières grandes vagues de codes d'éthique, étaient poussées en cela par l'opinion publique américaine scandalisée qui demandait à l'État d'intervenir en réglementant davantage le milieu des affaires.Réaction vive des entrep rises à cette menace de réglementation additionnelle : les entreprises voyaient cette réglementation comme un fardeau additionnel qui ne pourrait que réduire leur compétitivité.D'où l'idée du code d'éthique d'entreprise, qui permet d'éviter la réglementation go u ve rn e m e n t a l e, de satisfaire les attentes du public et ainsi de s'assurer d'une bonne image corporative et de la fidélité de ses clients.La « troisième vague des codes d'éthique » a été l'effet de scandales d'entrep rises améri c a i n e s ayant une image de bon citoyen corp o ratif dans l'opinion publique.Ce fut le cas de Levi Strauss qui, en 1992, a dû se doter de normes de protection de l'environnement, de santé et sécurité au travail et de normes de travail (salaires et avantages sociaux, travail des enfa n t s , t ravail fo rc é , n o n -d i s c ri m i n ation).La même année, Sears s'est aussi dotée de normes de conduite afin d'interdire le travail forcé ou l'embauche de détenus pour la fabrication de produits destinés à la Chine.Reebok a fait de même par la suite.Dans bien des cas malheureusement, ces codes ne furent pas appliqués à la lettre 4 .Quelques études existent déjà sur les codes d'éthique d'entreprises au Canada, mais bien peu par rapport à la masse de documentation disponible dans le cas des c o m p agnies américaines.Dans cet art i cl e, nous partirons ainsi d'une analyse de contenu de codes d'éthique d'entreprises manufacturières, ce qui a été 89 Revue organisations et territoires -Automne 2001Les codes d'éthique des entreprises manufacturières et leurs mécanismes de renforcement interne
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.041 | 0.137 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.008 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.004 |
| Open science | 0.002 | 0.003 |
| Research integrity | 0.007 | 0.007 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.011 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".