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Record W2901811350 · doi:10.4000/books.pum.13316

21. Une gestion décentralisée de l’éducation

2002· book-chapter· fr· W2901811350 on OpenAlexaboutno aff

Bibliographic record

VenuePresses de l’Université de Montréal eBooks · 2002
Typebook-chapter
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicEducation, sociology, and vocational training
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsPolitical scienceHumanitiesCentralisationArtLaw

Abstract

fetched live from OpenAlex

La création du ministère de l’Éducation comme maître d’œuvre de l’organisation, du financement, de la direction et de la planification du système d’éducation, aussi indispensable soit-elle, n’implique pas, pour la Commission Parent, une centralisation totale de la gestion. Au contraire, il faut assurer une gestion très décentralisée. Les universités doivent conserver l’autonomie qui les caractérise. Les instituts seront administrés par un conseil d’administration disposant de compétences de gestion confirmées. Quant aux commissions scolaires, qui existent depuis le milieu des années 1840, leur existence doit être préservée, selon la Commission, et ce, pour plusieurs raisons. Outre la longue tradition qui les soutient et le risque de choquer la population dans ses habitudes qu’entraînerait la suppression des commissions scolaires, celles-ci rendent des services importants. Elles assurent l’intégration de l’activité éducative au milieu. Par leur caractère électif, elles sont une « heureuse extension des institutions démocratiques au domaine scolaire ». Elles servent de lien et facilitent les relations entre la population et un pouvoir central qui « peut paraître lointain, distant, inaccessible ». Elles permettent au milieu de s’impliquer dans l’éducation et de contribuer à sa qualité. Tous ces arguments plaident en faveur des commissions scolaires. Cependant, ici aussi, des réformes sont indispensables si l’on veut que ces instances jouent bien leur rôle d’intermédiaires et d’agents locaux d’éducation. Les commissions scolaires doivent être en mesure de concourir efficacement aux exigences de la nouvelle éducation : assurer la polyvalence de l’école, la qualité et l’efficacité du travail d’éducation, l’égalité des services éducatifs dans toutes les régions et aussi l’égalité de l’effort fiscal attendu des contribuables aux fins de la qualité de l’enseignement. Dans cette perspective, la priorité la plus urgente est de rationaliser le nombre des commissions scolaires. En 1964, il y en a plus de 1600 ; certaines sont très pauvres et incapables de fournir les services éducatifs requis ; cet émiettement ne favorise ni l’optimisation des ressources, ni l’organisation efficace de la grande variété de services requis des écoles contemporaines, dont il a été établi qu’elles doivent compter sur une population scolaire suffisante et sur des bassins de recrutement adéquats. La Commission Parent recommande donc une organisation scolaire à trois niveaux. À la base, dans chaque école, un comité scolaire composé de parents élus, du directeur et d’un enseignant, veillera à la qualité de l’éducation, au bien-être des élèves et à l’implication des parents. Le niveau critique est la commission scolaire régionale, corps public sans caractère confessionnel, responsable de tout l’enseignement dans une région, tant élémentaire que secondaire, en français et en anglais, catholique, protestant et non confessionnel. Seule une structure de taille régionale permet, par le nombre des élèves, les économies d’échelle et la mobilisation optimale des ressources, d’assurer à la fois la qualité et la polyvalence de l’enseignement. De telles commissions scolaires régionales requièrent un bassin de population d’environ 50 000 habitants. La taille de ces organismes n’empêche pas la participation des parents (amorcée à la base dans les comités d’école) et elle favorise, au sein des commissaires élus, la représentation des différentes communautés du territoire couvert. Faute d’un tel socle administratif élargi à l’échelle d’une région, les réformes pédagogiques essentielles et la modernisation d’ensemble du système proposées par la Commission Parent ne pourront se réaliser. À un troisième niveau, celui des grandes régions économiques du Québec, un conseil de développement scolaire, composé de deux représentants par commission scolaire régionale et de deux du gouvernement, coordonnera le développement scolaire de la région, assurera l’égalité des services, négociera les conventions collectives de travail, uniformisera les impôts, procédera aux achats de terrains et aux constructions des immeubles, formulera des plans d’équipement. Ainsi, pour la Commission Parent, seul le maintien des commissions scolaires permettra aux milieux locaux de participer à l’effort d’éducation et aux régions et aux groupes socio-économiques qui les constituent de s’y associer ; cependant, seule une réforme en profondeur des structures locales de gestion de l’éducation leur permettra de jouer pleinement leur rôle et, surtout, de réaliser l’instauration du nouveau système d’éducation dont le Québec a un urgent besoin.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.003
metaresearch head score (Gemma)0.005
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: Other
Teacher disagreement score0.069
Threshold uncertainty score0.137

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0030.005
Meta-epidemiology (narrow)0.0010.001
Meta-epidemiology (broad)0.0010.001
Bibliometrics0.0010.001
Science and technology studies0.0080.007
Scholarly communication0.0110.005
Open science0.0010.005
Research integrity0.0080.008
Insufficient payload (model declined to judge)0.0230.009

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.121
GPT teacher head0.313
Teacher spread0.192 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Citations0
Published2002
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