Bibliographic record
Abstract
En Amérique du Nord, ce qui inclut le Canada et le Québec, le financement des universités implique de multiples sources : frais de scolarité, ressources des Églises, philanthropie privée et fonds publics. Au Québec, McGill a bénéficié, à compter en particulier du mandat du principal William Dawson (1855-1893), de somptueux dons venant de dirigeants d’affaires et d’entreprises (par exemple, Donald A. Smith, William MacDonald, etc.). Le capitalisme canadien-français a aussi contribué à l’essor des universités Laval et de Montréal, mais à la mesure de ses moyens plus modestes et dans un contexte où l’Église catholique joue un rôle de soutien financier. Avec la Révolution tranquille, le gouvernement du Québec entreprend de financer de façon statutaire et plus substantielle les universités, emboîtant ainsi le pas au gouvernement fédéral qui accorde depuis 1951 des subventions aux établissements. Le mode de financement évolue et désormais l’État sera la principale source de financement des universités. En 1968, l’Association des diplômés de l’Université de Montréal organise un colloque sur le thème des investissements universitaires et de leur planification. Parmi les intervenants se trouve Jean de Grandpré, qui sera un grand dirigeant d’affaires de Montréal. Né en 1921, diplômé en droit de McGill et avocat, il devient en 1966 chef du contentieux de Bell Canada dont il sera président-directeur général de 1973 à 1976, président du conseil de 1976 à 1983, président-directeur général puis président du conseil de BCE Inc. de 1983 à 1989. De Grandpré sera aussi chancelier de McGill (1984-1991). Dans son intervention au colloque de 1968, il développe avec clarté et concision le discours du monde des affaires sur le financement des universités. D’une part, les entreprises ont contribué et continuent à contribuer au financement des universités parce qu’elles ont de bonnes raisons de le faire : assurer la formation d’une relève qualifiée pour l’entreprise, créer un « milieu de haut savoir », promouvoir la recherche scientifique, « créer un climat favorable à l’entreprise privée auprès du milieu universitaire », « raffermir les relations d’affaires ». Aussi, « cette attitude de l’industrie n’est pas désintéressée ». D’autre part, l’aide de l’entreprise au financement des universités est aussi motivée par le souci d’« aider à maintenir l’autonomie et l’indépendance des institutions ». Pour De Grandpré, il serait malsain que l’université ne dépende financièrement que de l’État ; ce serait mettre en péril l’autonomie et la liberté universitaires. Cette nécessité d’une diversité des sources de financement milite contre la gratuité scolaire à l’université ; les étudiants doivent fournir environ 25 % du coût de leur formation. Par ailleurs, De Grandpré s’irrite de l’attitude de certains universitaires dont l’hostilité envers l’entreprise ruine l’un des appuis essentiels à l’autonomie de l’institution. S’il n’est pas original, le propos de De Grandpré est un énoncé quasi classique du discours de l’entreprise privée sur le monde universitaire.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.005 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.002 |
| Open science | 0.000 | 0.001 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.025 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".