Bibliographic record
Abstract
Comparativement aux autres modalités sensorielles, la recherche au sein du domaine des sens chimiques (système trigéminal et olfactif) a été beaucoup moins développée que celle dans le domaine de la vision ou même de l’audition. Bien que ce champ de recherche soit présentement en émergence, plusieurs questionnements demeurent. Ainsi, le but principal de la présente thèse était d’étudier la façon dont divers facteurs internes parviennent à moduler la perception olfactive, et surtout pour ceux dont la littérature demeure particulièrement peu concluante dans le but de contribuer à l’avancement des connaissances dans le domaine. Pour y répondre, quatre études ont été développées et conduites. L’objectif premier (Étude 1) était de déterminer l’influence d’une attente sur la perception olfactive. Le deuxième objectif (Étude 2) visait à explorer la présence de la supériorité d’une narine et son rapport possible avec la préférence manuelle. Étant donné l’importance de l’apport visuel dans la perception olfactive, l’investigation plus particulière de l’influence de la cécité sur les sens chimiques a également été adressée. Le troisième objectif était d’évaluer la catégorisation des odeurs de vins chez les personnes aveugles précoces, une tâche particulièrement complexe et écologique (Étude 3). Le quatrième et dernier objectif était d’examiner la localisation d’odeurs chez une population non-voyante (Étude 4). À la lumière des résultats de ces études, cela nous a permis de discuter de leurs divers impacts dans notre compréhension actuelle dans le domaine de la littérature des sens chimiques. Les résultats de l’Étude 1 ont permis de démontrer que l’étiquetage positif d’odeurs engendrait systématiquement une évaluation favorable de la comestibilité de celles-ci, et ce en dépit du fait que certaines sources d’odeurs étaient jugées comme étant incomestibles. De plus, il a été relevé que l’étiquetage d’odeurs modulait à la fois l’évaluation de l’intensité ainsi que le temps de réaction vis-à-vis celles-ci. Ces résultats démontrent donc que l’interprétation accordée préalablement à certaines odeurs permet de moduler la perception de celles-ci, soulignant ainsi la présence de mécanismes cérébraux ascendants influençant la perception olfactive. Dans l’Étude 2, bien que nous sommes parvenus à retrouver partiellement un support concernant la supériorité de la narine droite chez les droitiers, aucune latéralisation de ce type n’a été observée parmi les individus gauchers. L’hétérogénéité des résultats retrouvés au sein de notre étude reflète l’état actuel de la littérature scientifique sur le sujet. À cet égard, plusieurs facteurs ont précédemment été soulevés afin d’expliquer la discordance scientifique existante dont la variabilité des méthodologies employées pour évaluer le phénomène ainsi que l’influence du cycle nasal. Les résultats de l’Étude 3 ont démontré que les personnes aveugles précoces catégorisaient moins bien les odeurs de vins que les participants voyants. En raison de leur privation visuelle, il aurait pu être attendu que les associations visuo-olfactives normalement retrouvées au sein de la population voyante sont compensées par un niveau plus élevé d’associations verbo-olfactives chez les individus atteints de cécité. Toutefois, nos résultats démontrent que la compensation verbo-olfactive ayant pris place suite à la privation visuelle ne semble pas être aussi fonctionnelle que l’association visuo-olfactive retrouvée chez les voyants. Lors de l’Étude 4, nos résultats ont permis de mettre en lumière que les personnes aveugles ayant perdu leurs vues à la naissance présentent de meilleures performances de localisation d’odeurs que les individus voyants, de même que les individus aveugles ayant perdu la vision tardivement. Ainsi, l’absence de vision en bas âge semble supporter l’idée que la cécité congénitale occasionne un recours plus important au sens chimiosensoriels afin d’extraire, des odeurs environnantes,des informations spatiales facilitant possiblement la navigation dans l’environnement.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.001 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".